Journal de Dangeau, tome VI, p. 339, 350, oo6, etc
2. Notre auteur n'a dit que quelques mots (tome IV, p. 63-64) de ce religieux et de ses « bizarres » relations avec Mme Guyon, sur lesquelles il faut voir, soit la Correspondance de Fénelon, tomes VII et XI, soit les mémoires de Languet de Gergy, p. 342 et 347, soit enfin le livre moderne de M. Guerrier, p. 48, 36, 66, etc.
3. Au château de Vincennes, et non à la Bastille ; pareille erreur a déjà été commise en 1696 (tome III, p. 47). Dangeau dit, à la date du 28 avril (p. 339) : « On a mis depuis peu de jours au Bois-de-Vinceuues le P. la Combe, accusé d'être grand quiétiste. On prétend que M. l'archevêque (de Paris) l'a vu depuis qu'il est là, et on dit qu'on découvre tous les jours des choses nouvelles sur cette matière. M. l'évêque de Chartres, qui est un des évoques les plus opposés à cette nouvelle opinion, a reçu ordre du Roi de venir ici incessamment. » — Le Père, qui était détenu depuis plusieurs années dans le château de Lourdes, fut amené à Vincennes pour y être interrogé sur les dépositions que M. de laReynie avait reçues de Mme Guyou (Arch. nat., 0' 42, fol. 93 V", 108, 422 v°, 133 et 201 ; lettre du 23 avril, à M. d'Argenson, reproduite dans les Archives de la Bastille, tome IX, p. 63-64).
4. Voyez le tome IV, p. 71 et 103. Dans les lettres et documents publiés par laBeauraelleet par Lavallée, ainsi que dans les correspondances de Fénelon et de Bossuet, on peut juger quelles avaient été les hésitations de Mme de Maintenon à l'endroit du quiétismo, de Mme Guyon et de l'archevêque de Cambray. Mais, dès 1696 (au commencement de cette année-là, Fénelon lui écrivit pour s'excuser d'avoir donné dans les erreurs de Mme Guyon), elle avait complètement répudié ces er-
. reurs, écrivant le 30 novembre : « Les affaires de Monsieur de Cambray m'affligent toujours; mais elles ne m'inquiètent plus — La liaison qui est entre Monsieur de Cambray et Mme Guyon.... est fondée sur la conformité de la doctrine. On peut en voir le danger étant souteiuie par un homme d'une telle vertu, d'un tel esprit, et dans un tel poste. Nous l'avons caché tant que nous avons espéré d'y apporter du remède.... » (Lavallée, Lettres historiques, tome I, p. 469-470.) Comparez les lettres de M. de Beauvillier reproduites dans le tome VII de la Correspondance de Fénelon, et d'autres pièces venant évidemment des papiers du duc de Chevreuse, p. 224-227, 264-271, 276-277, 396-400, 404, etc., tome IX, p. 159-162, 222, etc. M. Griveau, dans le second volume
Orôgc contre et de Chartres'. Ce dernier'- ne pouvoit pardonner à Mon-
les ducs de • i n i i • , i • / - i i • • i
Giievicuseetde '^'sur de Cambray le projet bien avère de lui avoir voulu Beauviiiier et enlever Mme de Maintenon jusque dans son retranche- MonsieurdJ^ "^^"* ^^ Saint-Cyr^ et les Noailles, si nouvellement unis Cambray. à elle par leur mariage^, avoient auprès d'elle les grâces [Add.S'-S.ii->4] ç[q la nouveauté, auxquelles elle ne résisioit jamais. Son dessein de porter Monsieur de Paris dans la confiance de la distribution des bénéfices, pour énerver^ le P. de la Chaise, qu'elle n'aimoit, ni sa société, et de s'introduire dans ce nouveau crédit à l'appui de celui de l'archevêque, lui faisoit embrasser tout ce qui pouvoit l'y porter, et par conséquent une cause dont il étoit une des parties principales, et la rendoit ennemie de tout ce qui la pouvoit cont?e-balancer auprès du Roi. Les ducs de Chevreuse et de Beauviiiier et leurs femmes tenoient directement à lui par une faveur ancienne qui avoit fait naître la confiance, et qui étoit fondée sur f estime et sur une continuelle expérience de leur vertu. Cette habitude, qui jusqu'alors les avoit rendus les plus florissants et les plus considérés de la cour, avoit contenu l'envie. Il étoit question d'un effort pour déprendre le Roi d'eux. Mme de Maintenon, entraînée par Monsieur de Chartres et piquée*' de la conduite indépendante d'elle des deux
(p. i-38) de sou Étude sur la condamnation du livre des Maximes des saints, établit que le récit de Saint-Simon est confinué, en ses parties essentielles, par celui du chancelier Dai>;uesseau et par les correspondances.
1. « M. l'archevêque de Paris, MM. les évêques de Meaux et de Chartres furent fort longtemps, le matin, chez Mme de Maintenon. » {Journal de Dangeau, tome VI, p. 339, 29 avril.)
2. Ce dernier est écrit en interligne, au-dessus d'il, biffé.