‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 86 sur 427 · Tome IV, p · texte numérisé non relu

Tome IV, p

4. Le mariage du comte d'Ayen avec Mlle d'Aubigné : ci-dessus, p. i^o. o. Ailleurs {Écrits inédits, tome IH, p. 193), il dit : « Énerver une

dignité. » Énerver un cheval, scion Furetière, c'était lui enlever les tendons placés de chaque côté de la tête, entre les yeux et le nez, de façon à rendre la tête plus étroite et plus sèche. Au figuré : annihiler, enlever tout ou partie de la valeur, de la puissance.

6. Piqué, sans accord, de môme que. plus loin, corrige cl préxcntr.

ducs sur les Maximes des saints, que l'un avoit corrigées chez l'imprimeur, l'autre directement présentées au Roi en particulier', consentoit à leur perte, et le duc de Noailles, qui songeoit à s'assurer la dépouille de M. de Beauvillier, poussoit incessamment à la roue. Il ne vouloit pas moins que la charge de gouverneur des enfants de France, celle de chef du conseil des finances et celle de ministre d'Etats II sentoit que, si le Roi pouvoit se laisser persuader, sous prétexte du danger de la doctrine et de la confiance, d'ôter^ ses petits-fils à Beauvillier, il n'étoit plus possible qu'il pût demeurer à la cour, et que, par nécessité, les deux autres places seroient en même temps vacantes, et que toutes trois ne pouvoient guère que le regarder dans l'heureuse et nouvelle position oii il se trouvoit. Les difficultés qui se rencontroient et qui se multiplioient à Rome sur la condamnation de Monsieur de Cambray, et la conduite qu'y tenoit le cardinal de Bouillon, malgré des ordres si contraires ^ aigrissoit la cabale^ au dernier point, et devint enfin le moyen qu'elle mit en œuvre pour culbuter les ducs de Chevreuse et de Beauvillier. Mme de Maintenon la® proposa au Roi comme un moyen auquel il étoit obligé en conscience pour le succès de la bonne cause, et ôter à la mauvaise les appuis qu'elle faisoit valoir à Rome, oii on ne pouvoit croire que, s'il étoit aussi convaincu qu'il vouloit qu'on le crût des opinions de 3Iessieurs de Paris, Meaux et Chartres contre celle de Monsieur de Cambray, il ne laisseroit pas le plus grand protecteur et le plus déclaré de la dernière dans les places [de] son Conseil', beau-

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