La première lettre de quelquefois corrige un d
5. Fille de la duchesse d'Arpajon : tomes III, p. 178-180, et IV, p. 304.
6. François de Gelas de Voisins, marquis d'Ambres, de Lcberon, de VignoUes, etc., né en 1641, fait colonel du régiment de Champagne en 1637, lieutenant général de la haute Guyenne en 1671, quitta bientôt le service à la suite de disputes d'étiquette avec le maréchal d'Albrct, et ne mourut que le 1*^' mars 1721. Il avait épousé, le 23 février 1671, la veuve de Jean-Louis d'Arpajon, marquis de Sévérac, et c'est ainsi qu'il eut à disputer à la duchesse d'Arpajon et à sa fille la valeur de la licutenance générale de Languedoc, que le duc d'Arpajon avait vendue après l'avoir mise sur la tète de son fils.
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et qu'elle gagna'. L'orage grondoit ; les courtisans s'en aperçurent : les envieux osèrent, pour la première fois, lever la tête. Mme de Roucy, âpre à la vengeance, et plus encore à faire bassement sa cour à Mme de Maintenon", ne perdoit point de moments particuliers et en remportoit toujours quelque chose, et elle en triomphoit assez pour avoir l'imprudence de me le confier, quoiqu'elle n'ignorât pas ma liaison intime : tant la haine a d'aveuglement! Je recueillois tout avec soin; je le conférois en moi-même avec d'autres connoissances ; j'en raisonnois avec Louville, à qui Pomponne, ami intime des deux ducs, se déploroit^ ouvertement et apprenoit tout ce qu'il découvroit. Louville, à ma prière, avoit plus d'une fois parlé à M. de Beauvillier; M. de Pomponne, de son côté, ne s'y étoit pas oublié^; et tout avoit été inutile. Il ignoroit ce dernier et extrême danger : personne n'avoit osé lui en montrer le détail ; il ne le voyoit qu'en gros^. Je me résolus donc à le lui faire toucher, et à- ne lui rien cacher de tout ce que j'avois découvert et que je viens d'écrire. J'allai donc le trouver ; j'exécutai mon dessein dans toute son étendue, et j'ajoutai, comme il étoit vrai, que le
i. Comparez la suite des Mémoires, tome Vlll, p. 429. L'arrêt fut rendu en conseil des dépêches, le 10 août 1686, comme on le verra dans l'appendice I, p. 474 et note 8.
2. Son portrait est dans notre tome 111, p. 192-193. Madame l'accusait d'être moqueuse, médisante, et probablement fausse (recueil Jaeglé, tome I, p. 162). Les Annales de la cour (tome I, p. 217) citent d'elle un trait de lésinerie.