‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 102 sur 142 · Le 28 octobre · texte numérisé non relu

Le 28 octobre

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Depuis, à la mort de son père, il fit tomber les sceaux, de concert avec le marquis de Seignelay, entre les mains de Louis Boucherat ', grand parleur, mais le plus pauvre chancelier de France qui fut jamais. En ajoutant le de à son nom, on y trouve cette heureuse anagramme :

Louis de Boucherat La bouche du Roi.

Rien de plus heureux, mais de moins vrai. La chanson a mieux rencontré quand elle l'a nommé :

Le babillard Chancelier, etc.

Ces deux ministres donc, toujours concurrents et rivaux de gloire et d'autorité, s'accordèrent pour faire M. Boucherat chancelier, plutôt queM. Pussort qui en étoit digne et Tautre non. Mais il les incommoderoit moins, se dirent-ils, et ils ont deviné et trouvé un Chancelier comme il leur falloil. Le marquis de Seignelay est mort de trop de débauches de ratafia et de femmes, et le marquis de Louvois l'a suivi de près, et pour celui-ci la mort l'a surpris quand il s'y attendoit le moins ^ .

Villacerf ^, qui le vit mourir, en porta la nouvelle

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