‹ Mémoires lus devant la Société royale du Canada 1882 & 1883 [microforme]Chapitre 14 sur 16 · LUS · texte numérisé non relu

LUS

Comme preuve de la souplesse de son talent et de l’humour de son esprit nous pourrions rappeler à nos lecteurs que sa comédie “ Le Diable devenu Quisinier,” écrite en langue francaise fut jouée en 1873 par la troupe Maugard, d’abord au “ Music Hall,” et ensuite à la Salle Jacques-Cartier de cette ville, aux grands applaudissements d’un nombreux auditoire.

Du reste, les membres du “ Club des 21,” recrutés parmi les lettrés, les savants et les artistes de Québec, sous la présidence du comte de Prémio-Réal, consul général d’Espagne, n'auront garde d’oublier l'essai que M. Baillairgé lut à une des séances de ce club, en mars 1879 en face d’une table abondamment servie, et dans lequel il traçait un spirituel croquis de chaque membre du club et du comte lui-même, tout en rendant parfaitement justice aux qualités spéciales qui les distinguaient.

M. Baillairgé est un travailleur sérieux et infatigable qui consacre souvent à ses occupations professionnelles quatorze heures par jour et qui dérobe encore au repos de la nuit quelques heures pour se livrer à ses travaux scientifiques et littéraites.

En politique, — si toutefois on peut dire qu’il ait une politique, — ilest porté vers les idées libérales, mais il est trop indépendant de caractère pour s'attacher à aucun parti, et il préfère envisager chaque question au point de vue de son mérite intrinsèque, sans se soucier des

personnalités.

Ilest le frère de M. G. F. Baillairgé, député du ministre des travaux publies du Dominion, et petit-neveu de François Baillairgé, peintre et sculpteur distingué de “ L’Académie royale de Peinture et de Sculpture,” de France, qui a ciselé quelques-unes des statues de la Basilique et dont l'atelier (curieuse et ancienne construction où se trouve maintenant l'écurie de louage de Driscoll, rue St Louis,) a reçu plus d’une fois la visite du prince Edouard, Duc de Kent, père de la reine Victoria, pendant son séjour à Québec.

L'Opinion Publique du 25 avril 1878, contient un portrait de M. Baillairgé, accompagné d’une courte notice biographique. Ce portrait, cependant, pèche sous certains rapports. La Rivisia Universale d'Italie,

7 à, QE

a également publié son portrait avec une notice biographique, dans son numéro de février 1878.

Depuis la publication de cet ouvrage, en 1879, M. Baillairgé a été honoré des nouveaux témoignages qui suivent :

Academie Royale des Arts du Canada.

Rue Grenville, Toronto, 7 janvier 1880.

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