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CHAPITRE VIII

J'annonçai alors au général qu'un piquet de cent hommes était commandé pour un service de sûreté à l'ouverture de l'Assemblée.

Le général Courtais me répondit que la garde nationale ayant revendiqué l'honneur de garder seule l'Assemblée, le Gouvernement provisoire avait donné Tordre que ce service lui fut exclusivement réservé.

Je témoignai mon mécontentement d'une mesure qui semblait mettre en suspicion la garde républicaine , dont on n'avait eu qu'à se louer.

On m'enlevait ainsi un moyen de sécurité , indispensable dans un temps révolutionnaire. Sans anticiper sur les événements , je puis affirmer que si , plus tard , on avait eu un poste de garde repubhcaine à l'Assemblée, nul n'eût osé en franchir le seuil. Le patriotisme de cette garde, bien connu, eût suffi pour maintenir le Peuple, auquel elle eût fait comprendre la culpabilité de cette démarche.

Je vis encore dans ces défiances singulières la continuation d'un système arrêté pour amoindrir l'importance de mes fonctions.

Je suis convaincu , d'ailleurs , que la garde nationale n'eût point été formalisée de voir un poste

Si MÉMOIRES DE CAUSSIDIERE.

(le sûreté, occupé par une garde qui avait tant d'intérêt au maintien de la République. C'eût été une garantie morale et matérielle de plus contre toute tentative de désordre.

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