‹ MémoiresChapitre 16 sur 113 · VI. Bbaitvisagb^ Jean · texte numérisé non relu

VI. Bbaitvisagb^ Jean

VII. Lefrangois, Laurent. 1662-1672. vin. GossBLiif , Jean. 1663.

On sait qu'autrefois les notaires ne conservaient pas de minute de leurs actes.

(1) Ces dates sont celles d^actes que nous avons vus.

ÏAaMB un mot de diverses monoaies trouvées à 6âmâches depuis quelques années. Au mois de févier 1851, en rémuant les terres de son jardin dans la rue dite de Beauchamp et autrefois de Tompoirée , un cultivateur rencontra un petit vase en poterie commune vernissée, probablement de celle fabriquée dans le bourg , et contenant 35 pièces d'or et 45 pièces d'argent. Les plus remarquables , quoiqu'elles ne soient peut-être pas très-rares , sont : une pièce d'or du poids de 4 grammes 9 déci«* grammes, de Jaccmes V\ roi d'Ecosse ; une autre de grand module , pesant 9 grammes 9 décigrammes , du même roi ; les autres pièces d'or sont encore des monnaies anglaises, espagnoles ou de la confédération belge. — Celles en argent sont de Henri II (des Testons) , de Charles X de la Ligue (le cardinal de Bourbon), de Henri H de|Navarre, devenu Henri lY de France , de Louis XIU , aux armes de France, de Navarre et de Pau.

Le 28 juillet 1856 , un autre habitant du bourg , faisant quelques travaux dans un caveau sous sa maison , à l'angle de la rue des Galletoires et de celle de Glicourt , trouva aussi un trésor consistant en plus de 2,000 pièces en argent, toutes au même type. Ce sont des gros tournois frappés sous Philippe-le-Bel. Leur poids est de 2 gram. environ. Quelques-unes de ces pièces avaient été données à des témoins de la trouvaille. Nous en avons recueilli deux , les seules qui diffèrent des autres. Elles sont aussi d'argent , du même poids ; leur face est la même , si] ce n'est que le nom du souverain est changé d'ans la légende. Au revers, l'une porte l'aigle à deux têtes, et autour: MONETA : ARNOLDI : COMITIS : f. Elle peut être at-

tribuée à Ârnould VI, comte deLoos (128M323); Taulre à Jean de Luxembourg dit Y Aveugle (1309-1346), roi de Bohème , tué à la bataille de Crécy. Elle porte 4 lions , dont 2 , au 1 /' et au 4.% ont la queue fourchue, et pour légende : MONETA : lOHANNlS: DVCIS : f (Ij.Toutes ces monnaies se trouvaient dans un vase en terre vernissée, enfoui à environ un mètre de profondeur du sol actuel, c'est-*à-dire à peu près à la hauteur de la naissance de la voûte et sur le côté du caveau. A 30 centimètres sous le sol on rencontre un pavé en briques moderi^s, au-dessous duquel tout est remplissage, à rexceptiond*une z6ne épaisse de 8 à 10 centimètres de terrain gras qui paraît avoir été Tancien sol habité ; il est tout parsemé de charbons. Cette cave semble ancienne ; elle faisait autrefois partie d'un souterrain qui communiquait, dit-on, à Textérieur de la ville, sous les fortirications. Quelle origine donner à ce trésor? A-t-il appartenu à un simple particulier qui Taurait caché là au moment de troubles civils ou d'invasion étrangère? Mais comment alors ne serait-il pas composé de pièces mélangées de divers règnes et de divers modules ? Ne serait-ce pas plutôt le trésor d'un corps d'armée réfugié ou enfermé dans Gamaches? Dans quelle circonstance? Ces questions resteront probablement incertaines , car aucun fait de Thistoire locale ne peut renseigner à cet égard. Peut-être faut-il rapporter ce dépôt à l'incursion anglaise de 1340 dans la vallée de la Bresle par Tréport ; ce qui concorde assez bien avec la date des monnaies. Nous avons trouvé , il y a un certain nombre d'années,

(1) Voy. M. Lelewel , Allas numismatique, pi. ^0 , fig. 54.

dans les mines du château deGamaches, une petite agate, sur laquelle est gravée une belle tète, coiffée à l'antique. Nous en donnons le dessin sur Tune des planches jointes à notre Iravail. (Voy. pl.ii).

Il existe sur le versant de Tun des cAteaux de la vallée de vastes carrières d*où ont été extraites probablement les pierres employées à la construction des églises et à celle des fortifications de la ville et du château. On a retrouvé, dans leurs profondeurs, de fort blocs de moellons à demitaillés. Ces carrières se nomment les cahuttes.

Le cimetière de la paroisse entourait une chapelle maintenant détruite , dédiée à saint Michel , en dedans des murailles de la ville. Sa disposition en amphithéâtre et son exposition au sud-ouest lui donnent un bel aspect. Il est regrettable qu'il soit si mal soigné et en beaucoup d'endroits dépourvu de clôture pour mettre les tombes à Tabri des profanations des bestiaux qui paissent dans les pâturages voisins. Nous n*y avons renconiré aucun monument remarquable : quelques pierres couchées ou debout, des croix en fer et en bois ; pas d'inscriptions qui méritent d'être citées. Cependant celle-ci nous a paru assez bien sentie :

« Hélas 1 en ravissant mon fils à ma tendresse, » Le ciel a pour toujours attristé ma vieillesse*.. » Vous dont le cœur de mère a compris mes douleurs , » Sur sa tombe priez et versez quelques pleurs. »

Dans l'église paroissiale, en faisant disparaître, en 1855, les boiseries d'un autel, on a découvert, sur le mur latéral droit du choeur, un reste de peinture à fresque antique, parfaitement conservé. Peut-être sous les couches

de badigeon des murs de la nef et du chœur trouYerait-on d'autres restes de peintures.

Gamaclies était l*un des huit et plus tard des douze doyennés de Tarchidiaconé de Ponlhieu. 0& nommait doyen rural ou de chrétienté le curé chargé d'une sorte d'autorité, de surveillance, dans l'étendue du doyenné (1 ). Ce titre n'était pas attaché à la cure , mais à la personne. Voici les noms des doyens (2) que nous avons reconnus :

r. Perdu y Nicolas, caré de Gamaches, mort en 1671.

11 était aussi chanoine de la chapelle du ch&teau. n. Bonnet , Charles , curé de Franleu, en 1690. m. Fournie! , curé de Ghepy , 1717.

IV. Le Garon, Jean , curé de Ghepy , 17Î7-1736. ' V. BiiET , curé de Friville, 1741.

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