‹ MémoiresChapitre 19 sur 113 · X. Feévillb, Charles , 1779. Mort le 28 juin · texte numérisé non relu

X. Feévillb, Charles , 1779. Mort le 28 juin

XI. GaiSBPOiRÊ , Jean-François. 1790. Le dernier acte de l'état ci^il signé de lui est du 29 juillet 1792. Le 6 septembre suivant il prenait un passeport pour

l^Angleierre et devait s'embarquer à Gayeax : il émigrait. Il était âgé de 51 ans.

Les registres pendant le reste de Tannée furent tenus par Louis-Guillaume Roquelin (1 ] et Philippe Martin» tous deux ci-devant religieux du Lieu-Dieu. On y trouve, à la date du 5 octobre, le serment de fidélité à la Nation et de maintien de la Liberté, signé des mêmes religieux.

En l*an m et en l*an vi, Jean-Bapliste-François Davergne exerçait les fonctions de ministre du culte catholique, en donnant, dit un certificat de civisme qui lui fut délivré le 5 messidor an m, des preuves de sa soumission aux lois.

Les curés depuis la révolution furent :

I Debuee, 180Î. —II. GOGUET, 18%4-1829. — m. Lesueur, 1829-1835. — IV. Delattre, 1835-1853. — M. Turbet, en exercice depuis 1853.

II existait avant la révolution , dans Téglise de Beauchamp, trois cloches qui furent baptisées vers 17S1. La première eut pour parrain très-haut et très-puissant seigneur Mgr Jean-Joachim Rouault, et très-haute et trèspuissante dame madame Constance de Harville de Paloi* seau, marquise dudit lieu, etc., veuve de très-haut et très-puissant seigneur Mgr Nicolas-Simon-Arnaud de Pomponne, marquis de Pomponne, baron de Forêts, seigneur de Bordeaux , la Yilleneuve-aux-Asnes , etc., lieutenant-général et commandant pour le roi des pro- .

(1] Ce religieux avait été prieur de Tabbaye : il devait être âgé, car déjà il figurait dans un bail de 1754. (Voy. Gamaches et ses SeigneurSf § vin, dans les Mém. Soc. Aniiq. Pic, t. xm, p. 146.)

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vinces de risle-de-Fcance et Soissonnais, brigadier des armées de S. M. — La seconde eul pour parrain très-haut et très-puissant seigneur Mgr Gharles-Joacbim Rouault; comté de Gayeu , et pour marraine très-liaute et trè^ puissante dame madame Constance-Simone-Flore-Gabrielle Rouault , épouse de très-haut et très-puissant seigneur Mgr Charles-Yves Le Vicomte, cheyalier, seigneur, comte de Rumain , marquis de Gotenfao, vicomte de Coheniac y seigneur châtelain de Coleodu , Langoelan et autres lieui , maréchal des camps et armées du roi. — La troisième eut pour parrain très-haut et très-puissant seigneur Mgr Nicolas- Aloph-Félicité Rouault , comte d'Ëgreville, guidon de gendarmerie, et damoisolle Marie-Françoise de Saint-Martin de Tourempré (1).

Beauchamp est le but d*un pèlerinage très-suivi , le 1 .'*' mai , en Thonneur de sainte Appoline , qu'on invoque contre le mal de dents.

D'après un bail fait le 17 février 1793, les biens de la fabrique de l'église de Beauchamp consistaient alors en 3 journaux et demi de pré sec ou flotté , 44 journaux un tiers de terre, plus la terre dite des Pauvres et un enclos appelé le Plant-Pierre-François. Un siècle auparavant, en 1692, le revenu de la fabrique était de 200 livres.

Il y avait dans le château une chapelle domestique, dont le chapelain était en 1740 Jacques Lesueur.

Au nombre des faits locaux que rappellent les registres civils, nous avons remarqué ceux-ci : le 15 avril 1658, des soldats , en (Cartier d'hiver à Saînt-Pierre-en-Val ,

(1) Arch. municip. Reg. aux décès 1751.

tuorent par les armes uo cavalier nommé Gabriel Leduc , qui était depuis quinze jours seulement au service du roi. — En 1758, un parrain , faiseur de jeux de mots , fil donner à son filleul Dufour les prénoms de François-Yitte- Ache-Leu , dont Tassemblage forme une phrase picarde assez bizarre. Si le bon curé du lieu ne fut pas scandalisé, les patrons du nouveau-né durent au mofns sourire. — Dans la nuit du 14 au 15 germinal an iv, Tarbre de la liberté .fut scié. Cétait cet arbre planté avec tant d'appareil et dont nous avons donné ailleurs le curieux procès-verbal (1). — A raison du désordre du temps, des procès-verbaux constatent de nombreux vols an château de Beauchamp , dont on arrachait jusqu'aux gouttières en plomb, et dans les bois du seigneur où Ton abattait les plus beaux arbres : le tout en haine de la féodalité, sinon de la propriété.

Une épidémie, désignée dans les écrits du temps sous le nom de flux de sang (dyssenterie), fit pendant quelques années du xv!!!"" siècle de grands ravages dans le village de Beauchamp. Le nombre des décès fut de 43 en 1741, de 55 en 1742, de 53 en 1743, et de 50 en 1750. Il ne fui en moyenne que de 8 à 10 par an, de 1680 à 1700, et aussi de 1780 à 1800. Nous ignorons quelle était au juste la population à ces diverses époques, mais on pourra Tapprécier approximativement , en sachant qu'en 1692 la paroisse , avec son secours , comptait de 5 à 600 communiants , et que la population actuelle de Beauchamp seul,

(1) Gamaches et ses seigneurs, § xxiv.

d*après le dernier recensement officiel (1856), s'élève à ii3 âmes. En 1763, selon Expiliy (1 ), Beauchamp et Embrevllle , son secours , réunissaient 806 feux. On compte aujourd'hui, dans le seul village de Beauchamp, 94 maisons. La contenance du territoire est de 722 hectares, dont 81 hectares de prés et 94 hectares de bois.

L'école primaire est fréquentée ordinairement par 27 garçons et 20 filles.

En 1792, l'impAt foncier s'éleva à 6,815 livres 12 sols, et l'impôt mobilier à 713 livres 16 sols 6 deniers. Aujourd'hui (1857) l'impôt foncier monte à 5,775 fr. et l'impôt mobilier à 680 fr.

On voit en la déclaration du menu du comté d'Eu, faite lorsqu'il fut mis en décret en 1658, que les habitants de Beauchamp tenaient 80 acres (représentés aujourd'hui par 60 hectares] de marais commun, qui relevaient du comté, pourquoi ils devaient à la recette de Guerville 21 mines d'avoine par chaque année et étaient tenus de présenter auseigneurcomte d'Eu, homme vivant, mourant et confiscant. (2).

Les principaux lieux dits sont : le Bois-des-Bruchettes, le Bezonville, les Garlaines, le Ghamp-d'Enfer, le Dosset,

(1) DieUonnaire géogrûphique , histariqye et politique , 1. 1«', p. 197.

(t) Les gens de main-morte (communautés perpétueUes, civiles ou religieuses] qui , par leur nature , étaient immuables , devaient , lorsqu'ils possédaient un fief , avoir une personne sur la tête de laquelle la propriété du fief résidait fictivement et qui s'acquittait des droits de vassal envers le seigneur suzerain. C'est ce qu'on nommait hmnme iUvani , mourant et eonfiscant.

le Fond-dc-rÉpinelte , les Huit^pus» les GoufTraDdes , le Rapelit , le Rideau-MarioUe , le Cornet , le Yal-Hurot. La commune a eu pour maires :

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