‹ MémoiresChapitre 37 sur 113 · IV. Maclaibb , Louis · texte numérisé non relu

IV. Maclaibb , Louis

V. LtBLoro DO Ploot. 18144827 ▼I. Hocxm, Polycarpe. iat7*18Sl.

vn. Vbblaiit , Lîévin. 1881-1844.

vfii, PeoLTiBB , Pierre-Fraoçois. 1844-1849« IX. M. Lbblond du Plout, Ansbert. En exercice depuis 1849.

Parmi les lieux-dits du territoire , nous avons remarqué les suivants : . le champ Fay , la Hayette , la fosse à Hénons, le Buquet» le Presbytère et la Maladrerie.

Les registres oivSsde Visme remontent à 1ft35. Us coa-^ tenaient, avant la révolution» outre les acttô du village de^ Visme et de ses annexes actaelles , ceux de Gourcelles et

ée lapafftie de Martainevflle; qui dépendàîent de cette pa* roisse. Jnsqu'eD 16(8, les aM«s ne'i^ofit pas signés ; mtàs Hs le sont ensuite, et >e registre de celle année est paraphé par Pappin, lieutenanl-général d*Abbe?iRe an ooniè el à la âênécbaussée de Pràthiéu.

Noud a vons^ remarqué, cdiftmenn^bicarrerie, qsele re* gistre qtii comprend Ièsactèsd&163S à 1668 ^t divisé «i deux parties. Tune pour les actes de ^naissances selilement , l'autre pour 1^ actes de d^s et 4e mariage réunis et confondus. '

Yism« a-t-il donné son. nom à la rivière qui y pr^d sa source, ou lVt*il reçu d'elle? Nous pensons qu'il Fa donné. Si Visme (Visma} viml i^ Via maris; tcQmméVt dit D. Grenier, à cause de la YOië qui passait préside ce village, celui-ci a dû d'abord prendre (^ mm et 4e transmettre ensuite à la rivière. Il e^t ren^arqxJSible que souvent les rivières ont pris le nom du lieu de leur so.urce oujde celui de leur embouchure. Il serait: facile d'appiiyer cette assertion d'un grand nombre de preuves..

Notons qu'il existait : Pk Yisme, un fof Mteeti de Boaberch en arrière-fief, consiàtaiA en un manoir ^^ 46 journaux de terre , domaine et {^luéiëurs teiiarices ^aa rMure; 2* au Plouy, un ààtre 'arrière- flef de Bouberoh, cousis, tàiit en un manoir, uit bois tenant au Plouy, 114 journaux

deierre, etc. (1). - -

XWl. . ,

llAMAtns1r|uu»*i;n»<Bdf (Ervnlciy).

V A lainaisSQlnce de la petite vallée oh coule la Visme se

trouve le village de Martaineville (Mnreàigneville; Ifaff^

(1) D. Grenier, Mes. paq. %4«, Bèûberch.

ckaigiteville ^ MartaigiiovUla , IfartinnevHie, MaitU^mr t7t/ia) que, pour te distkiguer de HartaiDeyiK^siir-Mer, 0» nanine (»rdina(rmiient Martaineville-lefr^Bus, à dusie de deux fiefs doDt nous allons parler, le grand Bus et le pelH Vus.

La seigtieurie dé MatlaiAeTille était tenue direelemèit du chapttte d'Abbevîlle et en arrière-fief du cotnté de Poiïtbiêu, atiquJ il était dû 6 litres IS^oIs « deniers et «n setier d'avoine pour reCotMiaissance de fief. Elle oonsisfisrit en une msiison de 4 journaux d'endos , ¥1 de terte labourable, deâ censives, 10 9ols de cens pour le bois d*Officourt mis en labour, et 18 deniers pour la pfév6lé. Cinq fiefs, dont tféis nobles et deux restreints» en relevaient.

Il y avait dans le vtllage divers fiefs, entre autres ceux du grand Bus, dû petit Bos et de Beauvais. Celui-ci était tenu de Doudelainville et consistait en maison de trofe journaux, ^0 journaux de terre labourable, 88 journaux de pâturage, Smafsons contenante journaux de terre, un moulin à vent , (^ampart et censives. Le fief du grand Bus était ténu de la paiHe de Visme et consistait en im manoir à Bds, des domaines et mouvances que détaillait onâvenlâu 4 novembre 1388. A cette époque il appartenait à Rdbért d'Aigneville, sieur de Bus. Il fut vendu 36,000 liv. en 1665. Il appartenait, en 1703, à N. Gauje, au lieu de Balthazar Marinier, qui fut au lieu d'Arthur de Yaudrey (1). Le fiéf du petit Bus , aussi tenu de Visme,

(1) Mss. D. Grenier, paquet %4^ — BegiMre bureau desânanoes d'Amiens. — Mém. topogr. sur le Pôithievu

MDsisbtft en une mala(Mi de 8 jMirnaM d*«ncloft, 48 |wrnaiix cte terre, domaine et censives. Il appartoiuiU , en 17il3, & N. Gaude, au lieu de Créquy de Hontorgnetè» qui était au lieu de François de Gréquy.

A Bus était assis un autre fief dit du Gardm, tenu du fief d'Bmbreville à Hatleaceurt. Il appartenait, en 1703* au sieur des Groiseliers d*Ervelay.-Un autre fief, entre Bus et Mori val, était tenu du fief de Mérélessart à" Hallenoourt Au bout de Martainevilie se trouvait le fief d'Erveloy, qui relevait de la seigneurie de Bailleul en Vimeu. Il consistait en un enclos d^environ IS journaux, 6f^ de terre labourable à la sole, quelques rotures et des cenaives.

La seigneurie de Martainevilie appartenait; en 1418» à Jean Journe, sieur dudit lieu, mayeur d'Abbeville; en 1444» à son fils Jean le jeune ^ aussi mayeur d'AU)e ville.

En 158S, on trouve Adrien GaudOi écuyeri licracié es lots» sieiir de Saint-Elier et de Martainevilie « marié avec Atloioatte de Buissy, lequel fit relief envers les cbapelains d'Amiens ; en 1624, son fils atné Jean, chevalier, oapitaine au régiment de Soyeeourt, marié en 1636 avec Marguerite de Groze; en 1700 et 1706, Françiois Gaude, seigneurdeMartaineville, qui paraît être iefilsdu précédent et qui était Agé de 46 anslorsqu'il produisît, en 1700, pour lemainiien de ses titres de noblesse; enfin, en 1732^ messire Jean-François de Gaude, cbevalier» seigneur oomte de Martainevilie, mestre de camp de Gavalerie« exempt des gardes de corps du roi, cbevalier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, qui avait épousé Marie-Anne Demalortie de Boudeville, comtesse de Hombourg, baronne d'Ecotigny, laquelle mourut ve«ve et en edesr de sain-

teiét soiirml tas «xpressiMs do re|[ialr6 aui déoèi, le 28 déoembre 1774, à Fàge de 81 ans. A celle époque, me»* sire Pbilippe-Antoiiie, comle d'Hiinelhslein, soii petit*filst étitt fieignevr de Marlaineviile et d*Erveloy. Les Gaade portaient : dur à un amphUtère ou paUefeu, le vol mvert, de wAle, armé et lampam de puules; support, 2 iiom; cimier, une sirène se peignant, tenant un miroir i argent ; et pour devise : C'est mon pkntir (1 )•

D'une note de D, Grenier il semble résulter q[ue le droU de commune aurait été concédé à Martaineville par une charte de 1277.

L'église de Marlaineviile est sous l'invocation de saint Pierre. Le chœur est de la dernière époque ogivale ; son abside est pentagone; presque tous les meneaux des fenêtres flamboyantes ent disparu , faute d'entretien^ eomme dans la plupart des églises rurales. Il y reste quelques débris de vitraux coloriés, où sont figurés des anges, un calice, etc. La construction de cette partie de Féglise paraît due à la munificence des seigneurs de Tépoque, cat on y ▼oit la séduisante sirène de leurs armes supporter les colonnettes en encorbellement qui recevaient jadis la retombée des vQÛtes. Peut-être était-ce la même figure qui soutenait l'arcade de la crédence qui a été brisée. G^te crédenoe a l'ogive relevée en accolade et garnie de crochets. Un arc triomphal, de belle dimension, sépare le chœur de la nef. Celle-ci est d'une époque antérieure^ On y remarque une descente de croix, sculptée en boiSt et quelques tableaux à l'huile, dus pour la plupart à un artiste amateur, feu M. d'Hantecourt.

•' L'éMde délabrement où doos voyons Téglise oiinlait dès 1698, car, dans le registre de sa visite pastorale, i*évéque se plaint que les vitres sont cassées, le chcenr découvert copias d'un endroit et le clocher en très-oiauvaiB état ; ajoutant que le seigneur, quoiqu'il perçût presque toute Isrdlme, n'avait jamais contribué aux réparations, sous prétexte qu'elle était inféodée.

La paroisse de Martaineville fit d'abord partie du ioyenné d'Oisemont, puis de celui de Moos. Une portion du village (Bus) était de la paroisse de Visme ; Erveloy était de la paroisse de Saint-Haxent.

Noms des curés que nous avons trouvés :

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