IX. H. GuiLLOT , Louis-François. En exercice depuis
Les lieux-dits du territoire sont presque tous indicatifs de leur situation , ou de la direction des chemins ; nous citerons seulement la fontaine Binet;
Les registres aux baptêmes et décès remontent à Tannée 1657.
On cite à Biencourt un exemple de longévité remar» quable : Marie-Catherine Hillon, veuve de Nicolas Later» laboureur , mourut le 29 juin 1776 ; à Tâge de, 102 ans , sans infirmités. Elle avait encore travaillé à sa vigne sept jours auparavant et fait son pain jusqu*à la veille de sa
mort. Noos avons en vain cherdié son acte de décès : ce qni noQS fait supposer qu'il y a eu erreur de lieu sur le fait rapporté par les Afichade Picardie (1 ).
Biencourt était tout en Vimeu.
Le Biencourt où l'abbé de St.-Riquier , Anschaire , fonda un prieuré en 1090, n'est pas le nôtre» comme l'avait pensé M. Louandre (S) , mais Biencourtrcn- Artois. Une note de D. Grenier le reconnaît ainsi.
Sur les registres aux baptêmes » le curé de Biencourt a constaté qu'en 1766 et les deux années suivantes le blé valut 2 liv. 8 sols le boisseau de Blangy, et en 1774,2 liv. 16 sols. Plus loin il plaisante ceux qui prenaient en 1775 des terres à 25 liv. de location par journal , plus 3 liv. de pot de vin , lorsque 5 à 6 ans auparavant ils regardaient comme fous ceux qui les louaient 16 et 17 livres.
Taamsult. (Busmenard.)
Le Translay (Eslranlaus , Tranleel , Translez, Trasnel) à 10 kilomètres de Gamaches , est coupé en croix par les deux routes de Rouen à St.-Omer et d'Amiens k Eu. Selon D. Grenier (3), Translay viendrait de Translata via . lieu placé au-delà du chemin , à cause de la situation de l'antique voie d'Amiens à la mer, au regard de ce village.
(1) N» 3Î , p. 1Î8 de 1776. — D. Grenier , MSS. paq. M«.
(2) Yoy. Beeherches swr la topographie d» Ponthie», dans les Mém. de la Société d'Émulation d'AbbeviUe , ISSS , p. SOO.
(3) Itaroduaiûn à VkUêoire ic Fiearéie , p. 426. — Ce qpm se retrouve aUlenrs , ainsi auprès du village de Port. Pnd. p. 4S5;
a Cest» du M. de Cayrol (1) au passage des cheauos indigèof s transformés en voies romaines qu'il faut atlribuer la dénomination de certains lienx i» » parmi lesquels il cile précisément Translay. On trouve ce village désigné sous le nom d'Ëstranlaus en Yimeu , dans une charte de Simon , comte d'Abbeville , de Tan 1239 (2).
Il a existé au Translay un château-fort garni de tourelles , environné de fossés profonds. Ses ruines forment un tertre élevé et d'une certaine étendue, de forme carrée, près duquel passe la route départementale d'Amiens à Eu par Gamaches ; il est peut-être un de ceux qui furent abattus par suite des ordres de Richelieu en 1627 (3).
La seigneurie du Translay était tenue noblement du roi par un seul hommage de bouche et de main , avec haute justice et châtellenie , à cause de son comté dePonthieu. Elle consistait en 1378 , outre le chaskl , en un jardin de S journaux , 134 journaux de terre en quatre pièces , des cens sur les masures dont plusieurs étaient démolies , des censives sur un grand nombre de terres aux champs , et enfin divers fiefs et mouvances à Willameville, Maîgneville et ailleurs. — Cette terre et seigneurie avait été vendue en 1273 par Alphonse , écuyer , fils de Jean de Rouvroy , seigneur de Tricot , à Phîlîppotte , comtesse de Gueldre , laquelle quatre ans après, c'est-à-dire au mois d'août 1277, y fonda une chapelle en l'honneur deNotre-
(1) Géographie de la Gode , dans le Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie , t. m, p. %44.
(î) MSS. D. Grenier , paquet 24% lettre T , f^ «50. (3) Yoy. Aug. Thierry , BsitÀ 9wr U Tiers-État , p. 170.
Dame, et ranmôna de 11 livres de rente. Bile en pourvoi Jean / son chapelain , et voulut qu'après elle la collation en appartint au chapitre de S'-Vulfran d'Abbeville (1). En 1 304 le comte de Gueldre (sonfils sans doute) vendit la ville, château et seigneurie du Translay au comte de St.-Pdl , pour 8,000 livres. Mais le 9 mars de la même année Edward, roi d'Angleterre, comme mari et bail (tuteur, administrateur) d*EiéonoredeCasliHe, comlessede Ponthieu, retint par puissance féodale cette seigneurie pour le même prii (2). On ne voit pas comment elle sortit de ses mains. Cependant le 10 octobre 1378 Jean de Waliquîer ville, chevalier , sieur dudit lieu et du Transleel , à cause d*AIips de Biauvais , son épouse , dame du Trai^eel , rendait aveu pour ladite seigneurie et érigeait la commune (3).
On voit figurer au prooèa*veiiml de révision des coutumes de 1567 , par son procureur , Jeanne de Ganteville, veuve de Robert de Hallencourt , pour les terres et seigneuries de Beltembos et de Tranlez, à elle appartenant de son chef , ou comme tutrice et ayant la garde-noble de Louis de Hallencourt , son fils.
Le château du Translay percevait un droit de travers (4) sur le chemin royal de Paris à la mer , qui passait devant la porte de Busmenard, dit D. Grenier. N'est-ce pas plutôt
(1) MSS. D. Grenier , paq. 24*. — Extrait du cartuîaire noir de St-Vulfran,p. 180.
(2) MSS. D. Grenier , loo. cit.; — Chronique ée Ponihktt, p. 1S9. — Jâémoire topogra^ifHe sur le Ponthieu,
(3) Registre du bureau des finances d'Amiens , selon D. Grenier.
(4) Sorte d'impôt perçu sur les marchandises qui traversaient une seigneurie, une ville. Ce droit appartenait ordinairement au châtelain haut-justicier.
b ¥oie d' Amieiis , oa le itenin Yert dont nous avons inrié(l).
L*égli8e du Traaslay est soos l'io Yocalioa de sainl Jean- Baptiste. Elle D*a rien qui attire Fatlenlion. Le portail est ogrral à reilérieir; ooe aeooode ogive beaucoup plus grande est marquée sur le plein dn mur. A. l'inlérieur ronvertnre est un arc Irèsrsoriiaisaé. (kUe disposition se renoootre dans Tune des fenêtres. Notre pouillé des paroisses de 1 (98 dit qu*à cette époque Téglise était couverte en chaume. Cet état de choses a duré longtemps encore » car die n*est couverte en ardoises que depuis 85 ans.
La paroisse dépendait dn doyenné d'Oisemont.
Liste de ses curés :