‹ MémoiresChapitre 59 sur 113 · VII. M. Pbuvost, Pierre-Daniel. En exercice depuis · texte numérisé non relu

VII. M. Pbuvost, Pierre-Daniel. En exercice depuis

Les prlDcipaux lieux-dits sont: le Paradis» TEcce homo (ainsi nommé d*une statue de Jésus-Christ flagellé qu'on remarque à rentrée du chemin qui y conduit) , la Vallée Marotte, le fief , le Rouâtre » les petits et les grands arrachis (ce sont sans doute des parties deboisdéfricbées), la Bouilière , les Garbonnières , te chemin des chassemarées et le sentier du RouL On remarque dans la partie du bois de Bouillancourt,dileIe bois de la croix, une ruine connue sous le nom de château Byron , située sur une éminence qui domine la vallée de la Bresle en regard do marais de Bouttencourt. Dans une autre partie, dite le bois de la Malmaison, se trouve une vaste enceinte avec levées de terre , contre une friche communale.

Les registres aux baptêmes et décès remontent à Vannée 1639.

Ce village avait une coutume locale commune avec Frettenieule (1). Il ressortissait en entier à la prévôté de Yimeu, selon Ricart. Délegorgue le dit partie en Yimeu et partie en Ponthieu.

(1) Voy. Caattmes locales du BaiUiage d'Amiienê , publiées par M. Boutbors , tome i«% p. 887.

BouTTEHGOuaT. (Ansetine, Monthières, Serj.)

La commune de Bouttencourt a Irois annexes. Elle s'étend tout enlière sur la Bresle , sur une longueur de 5 kilomètres. Le chef-lieu de la commune, Bouttencourt (Bottencort) , n'est séparé de la petite ville de Blangy (Seine- Inférieure) que par Tun des bras de la rivière qui forme la limite des deux départements. Il est en regard de Blangy fergà BlangiacumJ, comme s'exprimaient les anciens titres: Cest ce voisinage, cette relation de ctiaque jour,de chaque instant , qui a suggéré à Blangy la pensée d'une union, queBouttencourla toujours repousséeavec énergie et quele Ministre vientderefuserdéfinilivement, parce qu'elle serait vraiment mal assortie. Nous devons constater ici que cette prétention n'est pas nouvelle. Nous l'avons retrouvée en un travail manuscrit attribué à M. Eslancelin, où, en désignantce village comme un véritable faubourg, l'auteur dit que c'est ce qui donne plus encore à Blangy le caractère de ville (1).

La seigneurie de Bouttencourt (2) appartint à la maison de Gayeu jusqu'au xV siècle. En 1493 et en 1499 Jean de Mailly , chevalier, seigneur baron dudit lieu , de Bours , de Gayeu , de Frettemeule et de Bouillancourt , était aussi seigneur de Bouttencourt.

L'église paroissiale de Bouttencourt a été bâtie primiti-

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(1] Mém. 8W le comté et duché-mairie d'Eu , tome m , p. 20.

(2) Dans la liste des conquérants normands publiée par Leland , on voit nn Buttencourt. Voy. Histoire de la conquête de V Angleterre, tome 1«% p. 456 , par kugM Thierry.

vernent par saint Leu, évèque de Sens, qui la dédia à sainl Etienne, patron de sa cathédrale. Elle est située à cent pas de Tabbaye de Sery , près de la route d'Eu. Elle était la lâère-églisedeMonthières et servait anciennement, comme aujourd'hui , de paroisse à Ânsenne aussi bien qu'à Bouttencourt. Celte église a deux collatéraux séparés de la nef centrale par des colonnes cylindriques dont les chapilaux sont décorés ou d'une guirlande ou d'une torsade. L'arc qui sépare le chœur de la nef est une belle ogive , dont les retombées reposent sur un faisceau de colonnettes. On y remarque une poutre transversale où sont sculptés les instrumenis de la passion , auprès de l'agneau armé d'un étendard. Les extrémités de cette poutre sont tenues entre les dents de deux requins , qui semblent vouloir la dévorer. La nef et le chœur sont ornés d'une corniche en bois sculpté, dont se détachent 26 statuettes de saints ; six de celles du chœur ont disparu. De la voûte descendent de jolis pendentifs aussi en bois. L'époque dite de transition a laissé son souvenir , tant dans les très-petites fenêtres de la nef, oii sont quelques restes de vitraux peints, que dans la crédence , dont l'ogive garnie de tores repose sur des colonnettes à chapitaux ornés de feuilles recourbées en volute. Dans le vitrail de la nef, au-dessus du portail, on voit le Sauveur des hommes et un écu d'azur à 3 fleurs de lis d'or , à la bordure de gueules; l'une des fleurs de lis est renversée : nous supposons que c'est par erreur de Touvrier. — Il existait autrefois , à droite du sanctuaire , un tableau peint sur la muraille , représentant l'institution du saint Sacrement. Au-dessous un écriteau rappelait une fondation de messes et le don à l'égUse d'une chasuble *

d'nne aube de lin et d'ua calice d'argent avec sa patène. — Dans la basse-nef à gauche s'ouvre un puits , objet de la dévotion populaire. Le jour de la fête de Saint Etienne, plus de 1 ySOO pèlerins y viennent puiser de Teau qu'ils boivent ou qu'ils emportent comme préservatif contre les fièvres d'accès. — La cloche fut refondue en 1732,

L'église de Saint-Etienne était l'un des bénéfices de l'abbaye de Sery. On ne sait par qui elle lui fut donnée. Une charte de Thibaut, évèque d'Amiens, de l'an 1185, «D fait mention. La cure fut d'abord à la présentation de l'abbé de Sery, ensuite à celle du prieur claustral, depuis la cession qu'en fit l'abbé commendataire , Alphonse de Haiwin^ en 1648. Elle produisait 10 liv. au XIII* siècle et SOO en 1736. Le registre-pouillé de 1692 ne le constate point, le curé vivant en communauté dans l'abbaye. La dîme appartenait à celle-ci. Le revenu de la fabrique était de 120 liv. environ à la fin du xvit* siècle.

Les archives de la fabrique , qui remontent à Tannée 1580, nous ont fourni la nomenclature des curés.

En 1743, les habitants des villages de Bouttencourt et d'Ânsenne firent citer les religieux, prieur et couvent de Sery, en qualité de gros décimateurs delà paroisse, pardevant le lieutenant au bailliage d'Amiens, pour les faire condamner à reconstruire le chœur, *la chapelle et le clocher de l'église Saînt-Elienne-en-Sery , qui se trouyait alors interdite par suite de leur mauvais état. La nef compromise avait elle-même besoin de réparations, que les paroissiens se plaignaient de ne pouvoir faire sans une levée par provision sur les habitants

et les propriétaires de la paroisse. Les religieux é^o* quèrent l'affaire au grand Conseil (1). Gomment futreile terminée? Nous ne savons; mais les réparations furent faites d'une manière plus ou moins heureuse.

Liste des prieurs-K^urés :

I. De Fauquembert, Firmin. Ses lettres de provision fareot visées par Jean de Cberchemont, évèque d'Amiens, le 25 février 1362. II est fait mention de lui au nécrologe de Tabbaye, sons la date du 29 octobre ; on y rappelle quMl fit don au couvent de deux calices d'argent et d'un encensoir de même métal.

n. GoLLiNARD, Pierre» 1582.

in. Amsselin, Nicole. 1607.

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