‹ MémoiresChapitre 62 sur 113 · VI. M. GODDE DB MoNTHiÈEEs, Saiot-Léon. En exercice de · texte numérisé non relu

VI. M. GODDE DB MoNTHiÈEEs, Saiot-Léon. En exercice de

pais 1850.

Les lieux-dits principaux sont : la vallée Mazin, la Lirette, la petite Seigneurie, l'Épervier, les Yarennes de Sery et de Monthiëres, la rue Pilvergue, la rue des Fous.

Bouttencourt a une étude de notaire qui a remplacé celle existant jadis à Ansenne.

Bouttencourt et ses annexes ressortissaient à la prévôté

de Yimeu.

Quelques TiUages Umitropheft du Canton.^

Certains villages limitrophes du canton de Gamaches et assis au bord des eaux de la Bresle» sur la rive normande, méritent d'être ici mentionnés , parce que leurs intérêts ont été mêlés à ceux des communes que nous venons de Tisiter^ ou parce qu'ils ont appartenu au même seigneur» ou enfin parce qu'ils ont été , à une époque , soumis à la même juridiction. Nous trouvons d'abord près de nous, au point où nous venons de nous arrêter , Soreng , puis, en descendant la vallée , Bazinval , YEpinoy , Longroy , GousseamUle et Inchemlle.

Soreng (Soren, Sorenc) est un village séparé de celui de MoBtkières-lès-Bouttencourt par la rivfère de Bresle et

une partie de marais. Il dépeDd de la commuDe de Monchaux , contient 53 maisons peuplées de 175 habitants. En 1763 l'abbé Expilly comptait 134 feux tant à Soreng qu'à Bazinval -picard , et 11 en la partie normande de Bazinval. Il plaçait parmi les paroisses du doyenné de Gamaches celle de Bazinval^Soreng. Dafts ce dernier village nous avons remarqué une rue dite de Lombarderie ou Lambardie f et un lieu nommé le Camp Dolent.

On trouve un Sorereng parmiles conquérants normands. Le fief de Soreng dépendait du marquisat de Gamaches. Sous Philippe-Auguste il était tenu du comté d'Âumale par le seigneur de St.-Valery.

L'église et le cimetière du village sont placés sur un rideau très-escarpé. La construction de cette église accuse plusieurs époques. Le portail est à plein-ointre , entouré d'un double tore de forte dimension ; au-dessus , une fenètae longue et étroite aussi à plein cintre. Les autres fenêtres sont ogivales » d'un tiers plus hautes que larges. Au sud , il existe une chapelle latérale voûtée d'arêtes, dans laquelle s'ouvrent trois fenêtres ogivales génunées. Il n'y a plus d'autel , mais à droite on voit une crédenoe dont l'arcature est à trois lobes aigus» Cette chapelle a conservé des vitraux coloriés fort curieux. Nous ne pensens pas qu'ils aient été décrits. Dans l'un des panneaux de la fenêtre du fond » un roi âgé , la couronne en tête , le sceptre fleurdelisé à la main , porte sous un manteau blanc semé de fleurs de lis d'or, un vêtement violet serré aux bras et aux jambes ; à la droite et à ses pieds, un page Uettt un nouveaii*^Désur ses genoux. Ge n'est pas le juge-

ment de Salomon , car on verrait leg deux mères. A gauche on lit l'Inscription suivante :

mettre, logd, gert, a^hont, ce, panean, U.d^s xf tmt.

Dans Tautre panneau on aperçoit un être posé sur un piédestal , vêtu de jaune ombré • ventru , les jambes cambrées , les mains appuyées sur les genoux. Il a aux épaules des ailes semblables à celles de la chauve* souris. Est-ce le diable, est-ce un personnage mystique ? A chacun de ses côtés se dresse un dragon aussi de couleur jaune ombrée. Dans le trèfle au-dessus de ces panneaux» on voit un ange velu d'une tunique blanche , sur laquelle est un manteau bleu. Une sorte de banderole ou de phylactère, peut-être des ailes , de couleur rouge, s'étendent à droite et à gauche. Dans le cintre ogival d'une autre fenêtre un reste de vitrail montre deux tireurs d'arc nus. Peut-être provient-il du don d'une compagnie d'archers ?

L'Épinoy (Espinoy , Espiney , Spinetum , lieu planté d*épines) est un hameau autrefois seigneurie , aujourd*hui dépendance spirituelle et temporelle de Monchaux. On n'y compte que 11 maisons et 36 habitants.

L'église maintenant détruite , était sous le vocable de saint Remy, la cure à la présentation del'abbayede Sery. C'était l'un de ses curés séculiers , maître Thomas Bachelier, natif du lieu, qui avait bâti cette église en 1535. Pour en perpétuer la mémoire, il avait fait graver sur une pierre où il était représenté, contre la muraille du sanctuaire , du c6té de TÉvangile , cette inscription :

« L'an de salut mil trente cinquiesme En septembre cinq cent vingt cinquième^

Pnst ce chancel bien construit en son estre Par un nommé Thomas Bachelier y prestre , Humble curé de ce lieu , ès-arts maistre , Lequel fonda une messe a toujours A célébrer au vendredy , recours Pour la payer au trésor de paroisse Qui est obligez, afin que l'on ne cesse A prier Dieu qu'en paradis l'adresse. »

^ancienne église que celle-ci remplaça est mentionnée, sous ie nom de Spinetum , en une charte du duc Robert de Normandie , qui la donne à l'église de Rouen (1).

La seigneurie de TEpinoy appartenait à la maison de Rouauit. Il parait qu'en 1174 le sire de Domarl en avait fait don , aussi bien que de Bazinval , au sire de Poix , mais que Joachim Rouauit , seigneur de Gamaches , y fit opposition (2) et revendiqua ces seigneuries , utilement sans doute , puisqu'elles devinrent membres du marquisat érigé plus lard et restèrent aux Rouauit.

Bazinval est situéau fond d'un petit vallon , d'une sorte d'anse ouvrant sur la vallée de la Bresle. Ce village a 461 âmes et 130 maisons. Il dépend actuellement do canton de Blangy. Deux hameaux , les Saulx et le Yerl- Pignon , font partie de la même commune. L'église est dédiée à saint Martin. Comme curés séculiers du lieu, nous citerons: en 1477 Geoffroy Gille, en 1482 Jean Le Blond, dont les noms se sont rencontrés dans les titres de l'ab-

(1) \oj» Anciennes àmsions territoriaUs de la Normandie, par H. Leprévost , au tome xi« des Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie , p. 9.

{Ti Yoy. Gamaeikes et ses seigneurs, §. xvn.

baye de Sery , et en 17S0 LffSBNNC, nommé en Tacle dont nous allons parler.

Ces curés avaient , selon une déclaration notariée de 17S1 faite par les habitants du lieu, toute la petite dime» ce qui s'entendait des masures, plants, jardins et noYales(l); plus la tierce gerbe à rencontre des gros-décimateurs.

L'église de Soreng avait été donnée en 11 63 par Hugues, archevêque de Rouen, à Tabbaye de saint Germer de Flay, au diocèse de Beau vais , avec ses dépendances, c^est-àdire les chapelles de Bazinvalet de TEpinoy. En 1177, Hugues , abbé de Sl.-Germer, la céda à Fabbaye de Sery. L'archevêque de Rouen approuva , en présence de Guillaume de Sorenc , qui lit abandon de son droit de patronat. La même année Guillaume de Sorenc , sa femme et son fils, renouvelèrent la cession du patronat (représenta^ tionem eeclemrum de Sorenc, et de Bazmval etEspinay).

Nous avons établi ailleurs (2) que ces trois paroisses étaient autrefois en Picardie , comme conséquence de la délimitation primitive des deux provinces, la ligne extérieure de la forêt , et qu'elles s'y sont maintenues , au moins en partie , jusqu'à la révolution^ malgré les tendances envahissantes de la province normande et de ses ducs. Le P. Ignace (3), qui écrivait dans la première moitié du X vil* siècle , les compte positivement au nombre de celles qui composaient alors le doyenné de Gamaches. Disons toutefois que les registres aux baptêmes et aux dé-

(t) On nomme ainsi les terreins noaveUement défrichés. Yoy. le Glossaire de Du Gange, (î) Gamaekes et 9es mgnetirs, §. iv.

(3) Histoire eeeUmstiqiu d'ÀhbeMe , p. 509.

ces de la paroisse de Bazin val de 1674 à 1136 soDttiBi-

brésde la généralité de Rouen et paraphés parlebailly , vicomte et juge criminel d*Eu, et qu'à partir de 1737 ils sont timbrés de la généralité d'Amiens et paraphés par le président de la prév6té de Vimeu, en exécution, y estnl dit, de la déclaration du roi du 9 avril 1736. D'un autre côté, Duplessis (1) comprend ces paroisses dans le doyenné de Foucarmont. Tout cela indique des tiraillements qu'il serait peut-être curieux d'éclaircir. Elles sont aujourd'hui du canton de Blangy.

Il est bon d'ajouter, en ce qui concerne Bazinval, qu'on y distinguait le fie f normand , membre de la baronie de Longroy , qui fut vendu au comte d'Eu par le marquis de Gamaches , et le fief picard qui resta appartenir à la famille de Rouault.

Longroy (Louroi , Longrei (2) , de Longo-radio , de LmgtHrege (3), village qui n'est séparé de Gamaches que par la rivière de Bresle , quelques prairies et une partie d'un marais communal où gisent de nombreuses

(1) Diseription de la haute Normandie, tome I«^

(2) Yoy. Magni Rotuli, Narm,, édités par MM. Léchaudé d^Anisy et Charma , aux Mémoires Ant. Norm, tome xvi , p. 80 , et Cartvlaire normand , édité par M. Delisle, t^., p. 300^ note. On lit quelquefois Longrei dans les anciennes chartes, comme on écrivait trâé pour toise, lé pour loi, fé pour foi; et c'est probablement 4 cause de la similitude de consonnance de deux mots différents que Ton a traduit par longo radio au lieu de longo rege. On lit aux mêmes recueils Coadrei pour Goudroy : ieUe est d'aiUeurs encore aujourd'hui la prononciation normande.

(3) Voy. Jlfa^t Rottdi passim , et Cmrlmkdre normmd , p. 37 et passim. — ile^. FtMiMfîoii. de Eudes Rif^ut.

raines romaines , à qtièlli]iie8 pas d*ane remarquable tombelle. G'étflll jadte une baronie possédée par tes marquis do RôuanH. Nous allons voir comment elle élitt entrée dans cette maison. Mais disons d*abord qu'un Onfllanme de Longrei transîgiêa en ISlSaveeles mofnesée Mannon* lier , pour des propriétés voisines de Belléme ; et qu'il reçut en t21 1 de Philippe-Auguste la ferre de Robert Au €oudroi. Son sceau porte: une fascè et vme croix mieréê <m canton sénestre. -^ Son fils Jean , chevalier , fit une dènation au prieuré du Yieux-Bellème , en 1 i81 . Son sceau «st tout difiérent; H porte : deux lions passants , regardants y avec un lambet de 5 pendants. — Dans une charte confirmatiye de donations à l'abbaye de St.-MarUn*' au-Bose, par Pfaittppe-le-Hardi , en 1S70, figure» au nombre des donateurs , Bartholomé de Longroy (1]«

Un siècle et demi plus tard , Jean seigneur de Longroy" et Marie de Qoerrieu, dame deMonsures, sa femme, avaient donnfé leur fille unique , Guyotte de Longroy , en mariage à Jean de Graon dit le jeune» seigneur de Domart, Bemaville et autres lieux , qui mourut en IfSO. Leur fils Jacques de Craon mort à 'Rhodes » vers liiO» en allant en terre sainte , avait épousé Bonne de Fosseux en li27. n eut pouf successeur Antoine de Graon » son Rh , né en 111^4, dont les biens furent confisqués, parce qu'il avait suivi leparii dudhc de Bourgogne. Louis ïlle^donnaren f 473 à Jean deSoissons , seigneur dé Moreuil , qui avait*époosé » en 1 iil , Jeanne de Graon, sœurde AntoinedeGraén» lequel mourNlsaps enfants, JLqur fils Jean de Soissons^ denii^me

(1) M. Delisle , opère eiuuo , p. 183 et 300.

du nom, «tut do Marie Bourriel de niembronne^ qu*il avait épousée en secondes nèces, le 13 novembre 15Q9> une fille unique,. Jacqueline, qui épousa, ejil927, AJop^jftou^lt, dont ett!& m\ , entre autres enfants , Nicolaii Rouauit , lequel hérita te terre de Langroy en même temps que celle de Beauchamp , et la transmit à sa postérité. .

Labaroniede Longroy fi|t démembréeà diver^séppqoes. D'abord la seigneurie dlncheville s'en éclipsa , puis le comte de Rouault (Charles-Joachim) vendit au comt^^d'Ea le S5 mai 1762 toute la partie qui en relevait sur la paroisse de Millebosc , sur les fiefis de Bazinval et de (lou»* seauville (1). Aussi , dans un aveu servi par le coopte de RouauU le 20 février 1771 , la seigneurie de Loogroy n'estelle désignée que comme quart de baronie s'étendant aa village dudit lieu et au hameau de la Tuilerie , et dont le bois de Longroy contenant 254 journaux, faisait Tune des plus importantes dépendances.

Il existait à Longroy un ch&teau-fort , dont il r^te quelques ruines dans un herbage contre la rivière de Bresle. — C'est Longroy et non Lenroy qu'il faut lire dans les Mémoires de Fénin (1 ), lorsqu'il éuumère les forteresses du Vimeu qui tenaient le parti du Dauphin, et lorsqu'il <)U que J. de Luxembourg mil celte place en son obéis-i sauce en 1422. Le château de Longroy /ut rasé, comme plusieurs autres petits forts du voisinage, par ordre royal de celte même année , au dire de Monstrelel (2). L'inspection des ruines nous a fait reconnaître une restauration.

(1) Mémoires sur le comté d'En, MS., tome ni , p. 54 etltt.

(2) Pages 172 et 178. Ed.»» D.«»« Dupont.

(3) Chronique, chap. 276 , p. 533.

Le pied da doqoii que Ton voit encore a tout un revélement de briques. Cette restauration eut-elle lieu par saite de la déclaration du Roi du mois de février 1572 , qui ordonna de réparer et de ravitailler tous les châteaux et les places fortes du royaume? Quoiqu'il en soit » il fut abattu de nouveau, ou désormais inutile et abandonné, il s'affaissa de luh-mème.

C'est dans le château de Longroy qu'était logé Warwicic, lorsqu'il traita de la reddition de Gamacbes, le 27 juin 1422(1).

Sur la pente du coteau que couronne la sombre forêt d*Eu s'élève l'église dédiée à saint Clément. Elle domine le village et ferme avec lut un charmant paysage. Le bap* tistère est pareil à celui de Sainl^Pierre de Gamaches. Il porte la date de 15S2. L'un et l'autre sont sans doute un don de leurs seigneurs communs, Aloph Rouault , et son épouse Jacqueline de Soissons. La cure était à la nomination du seigneur de Gamaches, baron de Longroy.

La population de Longroy, selon le dernier recenseoient, est de 387 âmes, le nombre des maisons de 98. En 1763 ii y avait 54 feux.

On trouve sur le terroir de Longroy, non loin de Gamaches, un lieu dit La Côte-Rôtie. Ce paraît être un nouvel indice que la vigne fut cultivée dans nos contrées. Un autre lieu se nomme la Maille-d'Ârgent.

Incheville (Haincheville , Hainseville, Hinseville) et CtouMeaimlle (Gousotille, Go%(mlla) forment, avec Breuilly-4ës-Landes, une seule commune , dans laquelle

(1) Gamaehes et ses Seigneurs, §. xvi.

<m compte 8^ habitaats et 130 maisois , dont 90 i Inckeyille, 98 à Goiineftavilleet 12à BfeuiHy. L'iMié Eifilly 06 ddnae que 1 (Vieux à GnusseanYiHe et 42 4 Incbeville, en 1763. Cependant ud auteur, que nous avoul ptosieors fœs suivi et cité, dit qu'en Tannée 1539 il y avait à Incheville 6S ou 66 maisona. Chacune d'elles reo* dait annuellement au comté d'Eu 9 deniers et lOtmié (1). Las deux villages ont chacun une église; elles sont des succursales de la paroisse de Longroy . L'église de tiousseauville est sous l'invocation de saint Léger, qui, diiron, aurait fini ses jours dans ce lieu. Sur la cloche on RI : et Je fus nommée Jeanne-Gabrielle par très-haut et trèspuissant seigneur Nicolas*Aloph«Félieité Roua'ult, comte d^gi'eYille, guidon de gendarmerie, el très-haute et très* puissante dame M"^ de Lamothe-Houdancourt, marquise de Gamaches, Fan 1751. »

L'église d' Incheville est dédiée à saint Lubin« Le sol qui Tenvironne, est bien exhaussé députe qu'elle fut coBstruUe, car on y descend par plusieurs marches àunef^rofondehr de plus de 56 ceotlmàb'esj Le diœur, en abiMe polygone, est du XII* siècle. On y trouve deux inscriptions tumulairès, mais peu lisibèes.

L'église d'Incheville, avec son patronat et lente la dtme, avaient été donnés à l'abbaye de Saiiit-Martin-au-Bosc , par Hugues d'Inseville, avec des biens et la terre sitaée entre deux bois , depuis la croix de pierre, près d'Inseville, jusqu'à la terre de Saint-Martin» dans le YaMa» Mortaigne^ comme on le voit en la charte de Philippe4e^ Hardi, de l'an 1270.

(1) Mém. sur le cùmté d'Eu, Ms., t. ii, p« $4%.

Le seigneur de Gamache^, baron dlnehevilKMminaH ë la eurew

Nous renvoyons, pour les airtres documents sur eeUe église et sur celle de Gousseauville , à reioeilent trayaU do M. VM)è Cochet sur les Églises rurales de Varrmdiê^ mmenl dd Di&ppe^.

La seigbenrie d'iDchevOleapparteiiatt, au xiii* siècle, à Hugues dlaeeyiiie, oomufte nous venons de le voir, au xffi% aux Bojirnel de Tbiembronne. Elle passa dans la malsoa deRbuault enmème temps et de la même manière ((ve la blurottîe de Longroy, dont elle s^élait. autrefois éclipsée., pourquoi on la désignait comme quart dabaronie* — U Y «sistàit jadis un chftieau trèa^forl , asile des baroi^ de Lofigroy» mais qui étail détruit avant 1&39, commô on le vioilfKnuii aveuëervià^ette épo<|ueà François de Glèv^ comte d*Eu (1).

. RapfirioBa k» les fouilles entreprises par M. TabbéCocMetnéus, Mjuin 1SS6, dans un antique cimetière, à reirtrééd'un vallon nommé La Gorge-Saint-llartln et aûtrefiaJs le VaMe^Hortaigne, nom bien significatif. Elles ne dounèrent pas malfaeureusenient les résultats que' nou^ attendions et dont iM>U6 Avions formulé resfwir à la Société des Antiquaires de Picardie. Toutefois elles m furent potiit totalement infructueuses. Nous avons déposé au musée de la Société les objets trouvés , c'est-à-dire des vases en terre rouge et grise, deux en verre commun, deux petites bassines en bronze, un collier de perles en verroterie, les unes unicolores, les autres émaillées de couleurs diverses

(1) Mém. «w i^tt, MS., t. m, p. 124.

el detottles grosseurs, a?ec Tagrafe en argent, enfin une médaille en argent, petit module, à l'effigie de Tusurpaleor Magnus Mawimus (383-388 de Jésus-Christ). Six tombes seulement nous ont apparu entières : les autres semblent avoir été remuées et bouleversées anciennement , sdt par Faction des eaux pluviales sur une peinte rapide, soit par la culture, soit par des fouilleurs intéressés. Il est à remarquer quêtons les squelettes avaient les pieds au. coa*^ chant, moins un placé en sens tout inverse , c'est-à-dire orienté. Les vases étaient posés à leurs pieds. Il nous a semblé que ce n*était point là un cimetière de goerriers, de conquérants, car l'apparence d'aucune arme n*a frappé nos yeux. Gela nous dit que cette nécropole date d'une ère de paix, au moins locale, probablement des temps qui ont précédé l'invasion franke, c'est-è^ire la fin do nr ou le commencement du v^ siècle.

D'autres tombes ont été aperçues dans notre vallée, sor le penchant de ses coteaux verdoyants et hfÀaés. QÉe n'ont-elles^ explorées dans l'iRlérét de lascience l Car le sol est un livre dont il^faut soulever les feuillets qu'y aoca* mutent la nature et le temps^ pour y Jire Tàge, l'histoir^el les uHBurs de nos pères, que la Providence y oonsenre écrits en caractères hiéroglyphiques.. . .

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