DE NOTRE-DAME DU PUY, D'AMIENS
llfitMOIRS POSTHUME DE M. LE D.' RIGOLLOT,
RBTO BT TBAHXirtf
Pab m. a. BREUIL,
Membre résidant.
Les ManuscriU de Pages, appartenant à la Bibliotbèqae communale d^Amiens, renferment rindieation désœuvrés d'art exécutées pour la Confrérie de Noire-Dame du Puy, et la description de la plupart de ces œuvres. Le Recueil àe miniatures et de chants royaux, offert, en 1517, par la ville d* Amiens, à la mère de François P', et actuellement conservé parmi les manuscrits de la Bibliothèque impériale, sous le n"" 6811 , fournit de précieux renseignements à regard de 47 tableaux reproduits, ou plutôt imités par les miniatures. Enfin les notices de M. François Machart, qui font partie des manuscrits de M. Achille Machart (1), ajoutent au travail laissé par M. Pages quelques utiles observations.
M. Rigollot, notre regretté collègue, a conçu Theureuse
~ (l)'KbliôHkèqae d'Amiens.
pensée de mettre à profit ces divers documettts, et d'en extraire, sous forme de catalogue chronologique, une histoire des œuvres d*art de la Confrérie du Puy. Il pouvait abréger sa tâche en se bornant à cilér les textes mêmes du chroniqueur Amiénois : il a jugé plus convenable de leur faire subir un certain remaniement, dans Tintérèt du lecteur. Pages, sauB doute, est trës-savant et très-jtidicieox, mais sa prose ne se distingue ni par la oorrectioa ni par l'élégance; souvent, d'ailleurs, ses notes directement relatives aux œuvres d'art du Puy,se trouvant mêlées à des réflexions ou à des dissertations étrangères à ce sujet , ont besoin, pour se produire avec clarté, d'être dégagées de leur alliage. On doit donc Je le pense, savoir gré à M.Rigollot d'avoir rectifié la forme des textes de Pages, sans en avoir altéré la substance.
Lorsque la mort vint le surprendre au milieu de ses chères études, notre collègue n'avait pas encore terminé son mémoire sur les œuvres d*art du Puy. L'introduction était complète, mais des lacunes assez nombreuses existaient dans le catalogue descriptif. La Société des Antiquaires de Picardie, dans les mémoires de laquelle j'ai publié YHih toire de la Confrérie, m'a chargé de revoir et d'achever Tœuvre de M. RigoUot. Après avoir confronté son travail avec les textes de Pages, j'ai pensé qu'il était l^pn de faciliter au lecteur la même confrontation, au moyen de notes de renvoi. Cette révision aride ne demandait que de la patience ; le plus difficile pour moi, c'était de suppléer les appréciations personnelles que H. Rigollot se proposait de joindre à la description des œuvres d'art encore existantes. Comme les papiers de notre collée ne^ fcHpmis-
saient wninef note qui pût me guider dan cette partie de ma tâche, ]*ai dû, pour Taccomplir, avoir recours au bon jttgemoit éa çoelques artistee; ! ^^ " •
Ataiit M. BigoHot/ M. Auguste lanvler avait songé if extraire des manusorife de Pages une histoire des (tmirélf d*art du Puy ; les matériaux qa'll a rastiembïés, et qu'il tr complaisamment mis à ma disposition, m'ont été soutenf fort utiles. i
rai profité anssi des connaissances spéciales de H. Gozéf en matière héraldique. Il m*a aidé à compléter quelque^ armoiries imparfaitement données par Pages, et m^en a fourni d'autres, que Pages A'avail pas indiquées.
Le Cata%t^ est sut vî de sept appendices. Les trois premiers ont un rapport direct avec Thistoire des œuvres d'art de Ta Confrérie du Puy ; Tes quatre autres se rattachent à Ililstoire générale de cette association, et rentreiit dans la série de pièces justificatives qui formentle complémentde Touvràgè publié par moi dans le tome xni des Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie.
L'appendice n"" 4 renferme une pièce dont ForiginaU conservé aux archives du déparlement, est d'une lecture trës-difficile. Notre collègue, M. Boca, est parvenu à déchiffrer ce curieux document et à nous en donner une copie compIètOiGetTest pas, du reste, le seul service que cet excellent paléographe ait rendu aux auteurs du présent mémoire, et je me plais ici à lui adresser de sincères remerciments.
Je remercie également M. l'abbé Martin, notre collègue, qui a bien,voulu,.eopîer. dans, lift In^p^iipé» devenu très-,
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