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qui lui comnanda «n grand tableau oi il représaaia aaial Charles Borromée en extase , avec saifil llloliel M pied. L'intendant de h reine Maria de Médieia vit par liaaard ee tableau , il en fut charow , et s'infoniia du nom et de la demeure du peintre. BientAt il alla te tfouv^ dans son galetas et le oondaisitohez la reine. Un dessin » dw^rintendant lui avait suggéré Y'^ée , et qui se distinguait par la netteté jointe à rimaginatlon, Tut admiré à la Cour. On s*y applaudit d*avoir trouvé dans Paris Tartisle que l'on faisait chereherdan» les phys étrangers. Yartn reçut donc la mission de travailler aux peintures de la galerie du nouveau palais du Luxembourg. Malhpureusement il s'était trouvé associé avec un poète nommé Durand, qui travaillai^aux inscriptions. Celui-ci, ayaatdu penchant pour la satire » écrivit contre le gouvernement , fii^ arrêté et condamné à être piendu.VariH, alarmé du supplice de son associé et craignant le même sort^ se cacha si bien , qu*il fut impossible de découvrir le lieu de sa retraite. Que ne pquvait-il savoir , qu'au lieu de menacer sa liberté et sa vie f on le cherchait pour lui faire continuer ses travaux 1 Lorsque sa disparition eut fait échouer les intentions bienveillantes de ses protecteurs , ils furent obligés de le remplacer par le peintre d'Anvers , Rubens.
Varin pourtant revint à Paris quelque» années après sa fuite , eL il peignit pour la reine une Présentation de Jésus au tempie , qui orne présentement le retable d'autel de l'église des Carmes, près du Luxembourg, Il pejgnit encore le Patalytiquf , qui est à Foi^lainebleau , et plusieure ouvrages , soit à 6jam , soii k Beauvais. Il s'attachait à peindre en raccourci* Il est le premier
peintre français qui ait bien réussi dans la perspective. Le frère Bonaventure d'Amiens » capucin , lui avait recommandé cette partie de la science du peintre, et lui en avait enseigné les premiers éléments. »
— Il est regrettable que Pages n'ait pas désigné les tableaux de la cathédrale peints par Varin durant son séjour à Amiens , si toutefois il connaissait ces tableaux.
Florent B8lu)t , contrôleur du grenier à sel.
Vierge allaitant le BELLOT (1) des fidèles.
La sainte Vierge allaitant l'enfant Jésus. — Dans ee tableau , formant le couronnement de la clôture de la chapelle St.-Ghrislophe , donnée par Bellot et sa femme, Antoinette Blondin, on voyait Marie de Médicis , alors veuve de Henri lY , en habits de deuil ; elle tenait par la main son fils Louis XIIL
La clôture de la chapelle St. -Christophe était ornée de quatre grandes colonnes en bois peint, d'ordre corinQûen. Deux niches, placées dans les entrecolonnements, renfermaient les statues en bois doré de saint Florent, patron du donateur, et de saint Christophe (S).
(1) Betlot, gentU , s'applique surtout aux «niants dans le langage picard.
(%) Me. de Pages, t. !•', %« dial.^ p. 3. — La chapeUe a été décorée et fermée d'une grille en fer , en 1763 , aux dépens de M. Cornet de Goupel, chanoine de Noire-Dame. — Gilbert, Ikeetifîium de laCath.yi^,m.
Louis DuFBESNE » bourgeois et marchand.
Don de Vépoux qui Vipouse console.
Son tableau , placé dans le couronnement de la clôture de la chapelle St.-Jean-rÉvangéliste , qu'il avait donnée, représentait le mystère de la Pentecôte.
La clôture de la chapelle St.-Jean-rÉvangéliste ( aujourd'hui Notre-Dame de Bon-Secours] était d'une architecture gothique; quatre grandes statues en bois doré, représentant les quatre Pères de TËglise latine , étaient placées en pied dans les endroits où auraient dû se trouver les grandes colonnes. De petites colonnes , d'ordre composite , embellissaient aussi cette clôture (1).
Dufresne portait : d'or, au frêne arraché de sinople.
Germain Séjourné , marchand drapier.
Jésus pour nous a SÉJOURNÉ en terre.
Son tableau , placé dans le retable d'autel de la chapelle St.-Nicaise (8), représentait la Naissance de Jésus-Christ. ce €e tableau dont le Tond, dit Pages (3), suppose une nuit profonde , ne laisse pas d'être éclairé , mais il ne tire son jour qile d'une certaine clarté imprimée sur le corps
(1) Pages, t, 1«», 1« dial., p. 125. — Dans le !•' dialogue du tome 1^'y p. 8, il parle aussi d'un tableau de Louis Dufresne représentant la Nativité.
(2) Aujourd'hui chapelle de St.-François d'Assise. (3] Ms. de Pages, t. !«% !•' dial., p. 87.
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de l'enfaDl Jésus. La réflexion de cette clarté se répand avec proportion sur toutes les surfaces des figures groupées sur la toile , et chacune en reçoit autant qu'il est nécessaire pour que Ton puisse discerner les mouvements et les attitudes » dans les positions plus ou moins éloignées qu*occupent les personnages.
Un petit tableau où sont peints les portraits de M. Séjourné et de Marie Seveslre , son épouse, a servi de modèle à celui qui vient d*ètre décrit. Attaché primitivement au côté droit de la chapelle Sl.-Nicaise , il sert de retable dans celle de St.-Jean-Baptisto. »
Jean Gonnet , bourgeois et marchand , ancien échevin.
D'tm td trépas fO/ra/nGON N'EST au monde.
Le tableau » représentant la mort de la sainte Vierge , couchée sur son lit et entourée par les apôtres , était placé dans la clôture de la chapelle de FEitrème-Onction donnée par Gonnet. Il y était peint avec les personnes de sa famille et reçu de ses armes ; il portait : d'argent , à trois fasces ondées de gueules (1 ).
David Quignon, bourgeois, marchand et ancien échevin.
GUnre à celui QUI NOM mr tous noms poru.
L'adoration des mages. — Le tableau était placé dans le retable d'autel de la chapelle St.-Paul , donné par D. Quignon (2),
(1) Ms. de Pages, 1. 1.«% %.• dial. p. 63 et 61. Ibid., t. i.w, 1." ëial. p. 98.
Gilbert , en déGrivant la chapelle de St.-Plerre et SL- PbqI , dit qoe le tableau actuel du retable , représentant Y Adoration des mages, a été peint par Parrocel. Ce tableau porte en effet la signature de Parrocel. Il a été restauré en 1846 par Amédée Dupuy. On sait qu'Etienne Parrocel, né à Paris en 1720, exposa au salon de 1765 un tableau représentant Y Adoration des mages. Peut-être ce tableau a-t-il été substitué en 1765 ou 1766 , dans la cathédrale» à celui qu'avait vu Pages en 1709.
Quelle que soit Torigine de cette peinture , elle laisse beaucoup à désirer sons le rapport de Texécution. Le fond offre une architecture assez riche , TEnfant Jésus est gracieux ; mais le sentiment religieux manque à la composition.
Firmin Pestel^ religieux de St.-Martin-aux-Jumeaux , curé du Bosquet (1).
Le feik sacré çut le saint fuits conserve.
Le prophète Élie est enlevé au ciel dans un char de feu, tiré par des chevaux de feu; il laisse tomber son manteau sur Elisée. Le maître du Puy s*est fait peindre à genoux, revêtu d'un surplis, et avec l'écu de ses armes. Il porte d*or , barré de trois pièces de gueules (2).
(1) Le Bosquet, aujourd'hui commune du canton de Conty, arrondissement d'Amiens. Au moment de la Révolution , la cure était desservie par un chanoine régulier de S.te-Geneviève ; eUe était à la nomination de Pévèque d'Amiens, comme abbé de St.-Martinranx- Jumeaux.
(f) Ms. de Pages, t.«^ 2.« dial. p. 21 .
Ce tableau a échappé à la destruclioD : il est conservé dans l'église de Tilloy-lès-Gonty.
Adrien de la MoRuiaE , chanoine de la cathédrale , auteur des Antiquités de la viUe S Amiens.
Vierge qui vnU LA MORT LIER m fiumd».
La sainte Vierge délivre Thomme des suites du péché originel. — Adrien de la Morlière s'est fait peindre, comme le précédent matlre , à genoux et en surplis. Le cadre du tableau est accompagné de deux grandes colonnes torses, à huit circonvolutions, d'ordre corinthien, dont le fût, peint en azur, est orné de feuilles de lierre dorées (1).
— Ce tableau, aujourd'hui dépouillé du cadre décrit par Pages , fait partie de la collection de l'évèché. C'est une peinture assez médiocre ; on peut louer cependant le sentiment religieux dans l'attitude de la Vierge.
De la Morlière portait : d'azur au lierre d'or , au chef d'argent chargé de trois étoiles de sinople, avec la devise : vel fulva virescam. (Blason communiqué par M. Goze).
Pirmin Ducrocquet, marchand.
Heureux CROCQ EST Vamour qui tovt <Utire.
(1) Ms. 4» Pages, 1. 1«^ 1» dial. p. 48. — A la p. 49, Pages ajoute : « la père de delà Morlière s'appelait Raoult de la Morlière , et était Élu en l'élection de Péronne, Montdidier et Boye ; mais sa mère, Aime Delattre , était originaire d'Amiens , et avait pour aïeul Robert Delattre , sieur de Nouveaulieu, et demoiselle Simone Caignet, fille de Nicolas Caignet, autrefois mayeur d'Amiens (en 1514 et 1515). »
Rien sor le sujet du tableau. — 11 avait été donné par Ducrocquet et Chrétienne Muette , son épouse ; il ^t accompagné de deux colonnes d*ordre corinthien , torses en vis , et à douze circonvolutions (1).
Jean Lbglbbg , marchand plombier.
Ce tableau , placé dans le retable d*autel de la chapelle St.-Jacques, représentait Jésus enfant au milieu des Docteurs. Le retable et le tableau étaient un don de Leclerc , qui , quatre ans auparavant , avait déjà donné les vitres placées derrière Tautel de la chapelle où reposait le chef deSt.-Jean-Baptiste. Ce retable , en bois doré , se distinguait par une admirable délicatesse et faisait le plus grand honneur à Blasset, qui l'avait sculpté. Sur les côtés se voyaient les portraits de Jean Leclerc et de Magdeleine Letellier, sa femme (S).
Blasset épousa la veuve de Leclerc : elle était fort riche.
(1) Ms. de Pages, 1. 1.«% 8.« dial. p. 21.
(î) IUd.y i. !.«% l.«' dial. p. 102.—- Pages lyoute : « la cl6tiire de la chapelle St.-Jacqaes lut donnée en 1578 par la commonauté des marchands merciers-épiciers ; et des merders secs de cette ville. Le milieu de cette clôture est surmonté d'un fronton brisé, et, à la place du tympan, est une statue en bois doré représentant St.-Jacqnes , alors le patron de cette grande communauté. — Les vitres de cette chapelle se distinguent par des couleurs d'une vivacité surprenante ; on y voit représentées diverses sortes de marchandises, et différentes occupations des marchands de la communauté des merciers, qui ont fait faire ces belles vitres. »
— B19 — Pierre de Rouverois , marchand.
Mère qui meurt voyant mourir sa vie.
Jésus descenda de la croix par Joseph d'Ârimathie, — Le tableau était placé dans le retable d'autel de la chapelle de St.Jean-Baptiste (1). Ce retable en bois bruni» doré sur les extrémités, est, dit Pages (2), d'une sculpture délicate ; deux grandes colonnes cannelées , d'ordre corinthien , en soutiennent l'entablement. Il a été donné par de Rouverois et sa femme , Marie Damiens, dont les portraits sont peints dans des tableaux placés à côté de l'autel.
Jean Paliart , marchand brasseur.
Rameau de paû; et foudre de justice.
Pans son tableau, qui fait partie du retable d'autel de la chapelle St.-NIcolas (3), on voit une grêle épaisse tomber violemment sur les troupes d'une armée rangée en bataille, tandis qu'elle épargne une autre armée opposée à celle-ci. Entre l'une et l'autre , la sainte Vierge est assise et tient son fils sur ses genoux. Devant l'Enfant-Dieu est agenouillé Louis XIII, vêtu de ses habits royaux, la couronne en tête. L'enfant Jésus semble lancer la foudre d'une main sur l'armée que la grêle accable, tandis que, de l'autre main,
(1) Pages veut sans doute désigner la chapelle du Sauveur, dans le bas-côté gauche de la nef : elle portait originairement le nom de St.-Jean-Baptiste.
(2) Ms. de Pages, 1. 1", l.« dial. p. 119.
(3) Aujourd'hui de Vlneamationy dans le bas-c6té droit de la nef.
il donne au roi une branche d'olivier , comme symbole de paix (1).
Le donateur est représenté avec son épouse et sa fanulle dans un petit tableau, placé contre la muraille» entre le retable et la clôture de la chapelle. Il est Têtu en bourgeois, avec des habits noirs (2).
Adrien Dbgouet , marchand.
Astre en DÉCOVRS après pUme kmiàre.
Le sujet du tableau donné par Deoourt et Marguerite Quignon , son épouse , était emprunté au douzième chapitre de TApocalypse. On y voyaitla Vierge avec des atles d'aigle , placée sur la lune , environnée des rayons du soleil et couronnée d'étoiles. De son sein , le jeune enfant appelé à gouverner le monde prenait son essor vers les cieux, où Dieu lui tendait les bras. Dans le bas du tableau, St.*llich6l combattait un dragon roui, à sept tètes, couvertes de sept diadèmes et de dix cornes. Le fond représentait une ville voisine de la mer. Le cadre était accompagné de deux statues en bois doré et peint , représentant St.-Adrien et S.te-Marguerite , patrons des donateurs (3).
(1) yoïrîaCùnfrérie dêN.-D. duPwy, par M. A. Breuil, t. xui des Mém. des AiUiq. de Fie,, p. 546.
(2) Ms. de Pages, t. !•', 2« dial., p. 15 ; voir aussi le supplément aux matières des trois premiers dialogues, p. 3t.
. (3) Ihid,, tome 1«% %• dial. p. 63.
Mathieu Remnbovb » prèlre ^ chapelain et sous-trésorier de la cathédrale.
Marie à tous porta cette ItmièRB NEUVE.
La Transfiguration. — Les figures des trois apôtres , témoins de ce prodige , expriment bien la surprise et la joie qu*il leur cause.
Ce tableau était placé dans le retable d*autel de la chapelle de Notre-Dame TAnglette ( aujourd'hui chapelle de St.-Gh.-Borromée ou de St.-Joseph), donné par Renneuve.
Dans un autre tableau , attaché à une des colonnes isolées de la chapelle, le donateur était peint vêtu du surplis, les mains jointes; il portait une longue barbe. Mathieu Renneuve, natif de Noyon, avait fait le pèlerinage de la Terre-Sainte. Dans ses armes on voyait la croix de Jérusalem , qui est potencée de gueules , cantonnée de quatre croisettes de même , dans un écu d*or.
Pages décrit ainsi (1) le retable d'autel de la chapelle Notre-Dame TAnglette : « Ce retable , d'un bois bruni , doré sur les ornements , est d'une belle ordonnance. La sculpture en est délicate. Quatre grandes colonnes cannelées , d'ordre corinthien , dont les listels sont dorés , répondent à quatre pilastres de même ordre , qui , placés derrière ces colonnes, soutiennent un bel entablement orné de modillons , de dentieules , d'oves , et d'une belle frise dorée. L'entablement porte un couronnement , dont le milieu est embelli d'un grand cadre ^ dans lequel on
(1) Mb. de Pages, t. l«s 1" dial., p. 113.
voit une statue assise de la sainle Vierge , de grandeur presque naturelle , tenant son fils Jésus. Deux colonnes d'ordre composite accompagnent cette belle statue (1). »
Nicolas Blasset , architecte , et sculpteur du Roi.
Clef ait sal«( fowr k racluspt et Vhtmmt.
Ce mattre donna un ouvrage de sa composition. C'était une grande sculpture en bois doré, d'une exécution trèsdélicate. La sainte Vierge y figurait , considérée comme la clef mystérieuse ouvrant la porte du ciel. Elle offrait une clef à Jésus-Christ , qui montrait le premier homme lié à un arbre. On voyait dans le cadre de cette scène cinq figures de petits anges sculptés en bosse ; chacun portait une lettre du nom de Marie.
Le couronnement de l'ouvrage , dit Pages (2), est orné d'un fronton sphérique sur lequel sont assises trois statues de femmes, délicatement travaillées. Dans deux cartouches qui accompagnent le cadre , on remarque le portrait de Blasset et celui de Madeleine Letellier, sa première femme.
Il parait que ce portrait représentait Blasset à l'âge de vingt-cinq ans. Plus tard, son bel ouvrage ayant été^ par privilège , conservé dans la chapelle St.*Âugustin , on
(1) c Les vitres de cette ohapeUe , ajoute Pages, sont peintes de diverses couleurs d'un édat surprenant. On y voit différents ouvriers travailler sur renclume à diverses sortes d'ouvrages, ce qui fût conjecturer que ces vitres ont été données par des artisans de différentes communautés qui travaillaient en fer. >
(2) M$. de Pages, 1. 1«', 2« dial., p. 8 et suiv.
remplaça la première figure par une autre qui représentail notre sculpteur à Tâge de 58 ans.
Les cAtés du cadre de Vœuvre de Blasset , ajoute Pages , sont ornés de deux grandes statues en bois doré , peintes de couleurs naturelles. L*une représente Esther, dont la beauté, toute charmante dans Tancien Testament, fut effacée dans le Nouveau par celle de la très-sainte Vierge , ainsi que nous rapprennent ces mois écrits audessous de la statue : Estherâ fmlchrior. L'autre statue représente Marie, sœur de Moïse, tenant un tambour de basque à la main. Au-dessous on lit Vinscription : Maria lœtior. Le sens de ces paroles est celui-ci : La sœur de Moïse, dans l'Ancien Testament, a témoigné sa joie, au son des instruments , lorsqu'elle marchait à la tête des femmes pendant et après le passage de la Mer rouge'; elle remplissait alors ttnr61e analogue à celui de son frère, qui conduisit les hommes durant ce passage et dans les stations diverses du désert. Si vive que fut l'allégresse ressentie et communiquée par la sœur de Moïse , elle devait être surpassée par celle de la divine Marie ; car la Vierge nous a donné le Rédempteur de nos âmes ; elle a enfanté le Dieu qui , par sa mort et sa résurrection , a rouvert la porte du ciel , fermée par le péché : Clavis David quœ cœlum aperis.
Louis Roche, prêtre et bachelier en Théologie.
ROCHE écrasam des enfers la puissance.
Roche donna une lampe d'argent, qui fut suspendue de-
vant le grand crucifix du Jubé de la calhédrale , et sur laquelle était gravée la devise (1 ).
Antoine Pingre , seigneur de Genonville (2), conseiller du roi, receveur-général des aides et gabelles de Picardie, alors premier échevfn d'Amiens.
Vierge à PLEIN GRÉ rayonnante de gloire,
La chapelle de N. D. du Puy , dans la cathédrale d'Amiens, fut décorée, en 1627, auxfraisdeM. Antoine Pingre et de Marie Gorreur, sa femme. L'assomplion de la Vierge est représentée dans le tableau d'autel ; les figures sont de grandeur naturelle. Parmi les apAtres, les uns manifestent leur étonnement à la vue d'un cercueil vide, les autres regardent la Vierge s'élevant au ciel.
— Ce tableau, conservé, est d'une bonne exécution. On y remarque de belles tèles d'apôtres, et la sainte femme, couverte d'un manteau rouge, qui se penche sur le cercueil. La composition est pleine de mouvement, et le coloris rappelle l'école flamande^ à laquelle appartenait l'auteur de cette toile, le peintre Franken.
Le donateur, dans son écu, placé en deux endroits delà chapelle, porte d'argent au pin de sinople, chargé de plusieurs pommes de gueules, etsurmonté d'un gré, ou grive, de sable (3). — Pages décrit ainsi la chapelle de la Gonfré-
(1) Ms. de Pages, t. 2, 5* dial., p. 159.
(2) Genonville, autrefois maison seigneuriale dans le Santerre, située sur TAvre, de la paroisse de Moreuil, rdevant de Moreuil.
(3) M$. de Pagée, t. l«s f dial. p. 67.
rie (1 ) : « Cette chapelle fait la symétrie, dans la croiséede la cathédrale, avec celle de saint Sébastien ; elle en diffère en ce que la plus grande partie des ornements sont en bois doré» tandis que ceux de la chapelle saint Sébastien sont en pierre. La chapelle de la Confrérie du Puy est ornée de quatre belles colonnes couplées, isolées, et de deux demi«<M)lonnes placées sur le retour de cette chapelle et engagées dans œuvre, dont les fftts lisses, en marbre noir, supportent des chapiteaux d'ordre Corinthien. Ces chapiteaux, embellis de deux rangs de feuilles, de huit grandes volutes angulaires, et de huit petites hélices ou caulicoles, posées contre leur cloche ou tambour, soutiennent Tarchitrave, avec une belle frise, ornée de branches et de feuilles dorées, sur un fond d'azur. Sous cette architrave, entre les demi-colonnes et les quatre colonnes couplées, on voit deux tètes d*auges dorées , servant de consoles. La corniche est ornée de denticules et de modil- Ions dorés, faits en feuillages et en volutes. Dans le milieu est placée une grande statue en pierre dorée, plus haute que nature, représentant la sainte Vierge, qui soutient du bras gauche son cher fils Jésus, et qui lire de la main droite un enfant tombé dans un puits (2). Deux autres grandes
(1) Payés, t. !•*, f* diid. p. 65.
(V) Au-dessous de la statue, se trouve l'inscription suivante : Orig0 amfratermUUis putet. — Voir sur Torigine de la Confrérie, la Confrérie du Puy, par H. A. Breuil ; Mém. de la Soc. des Antiq. de Picardie, t. xui, p. 489 et suiv. — Il est à remarquer que Pages ne parle pas de l'insoription placée sous la statue de la Vierge, tandis qu'il mentionne soigneusement les légendes latines placées au bas des autres statues de la chapeUe dK Puy.
statues de ronde bosse, en pierre dorée, sont posées sur des piédouches, placés sur la corniche des deux colonues couplées. L'une représente le roi David, tenant dans les mains une harpe, qu'il semble vouloir pincer, pour chanter, à la louange de la divine Marie, ces paroles tirées du psaume 4i : astitit regina a dextris tuis in vestitu deaurato. L'autre statue, de même grandeur, représente le roi Salomon, tenant d'une main une petite table, qu'il montre de l'autre, pour y faire lire ces paroles du chapitre 8 de ses dmtiques^ adaptées à la sainte Vierge : ascenéUt de deserto delUmafflueM. Ce passage de l'écriture et le précédent sont gravés en lettres d'or sur des tables de marbre noir, posées au-dessous des statues.
Sur les côtés du retable d'autel, on voit deux autres belles statues, grandes cooune nature ; l'une est celle de Judith, posée en pied dans une altitude fière et majestueuse, levant les yeux au ciel, comme pour le remercier d'avoir permis qu'elle ôtât la vie au superbe Hoiopheme, dentelle tient la tète» d'une main, et le sabre, de l'autre. Une table de marbre noir, posée à ses pieds, renferme, gravées en lettres d'or, ces paroles que le peuple juif chanta à la louange de cette illustre veuve : tu gloria Jérusalem (Judith, 5, 10). L'autre statue est celle de la reine Esther, également très-bien sculptée , ayant une attitude toute royale, et exprimant une engageante douceur. Les paroles gravées en lettres d'or, au bas de cette statue, sont cellesci : posuit diadema regni m capite ejus. Les deux inscriptions latines conviennent d'ailleurs très-bien à la louange de Marie*
Une balustrade sert de clôture à la chapelle ; elle est
formée par des balustres de cuivre jàiioe, façonnés en pelites colonnes ; le même métal a été employé pour les battants de la porte, qui sont délicatement travaillés à jour. Les appuis de cette balustrade, faits d'un marbre noir^ supportent huit vases en cuivre jaune, ornés de bel* les moulures ; les degrés ou marches, aussi de. marbre noir, forment un demi-K^ercle ; enfin le pavé se compose de compartiments de marbre de diverses couleurs. »
La décoration de la chapelle du Puy, décrite par Pages, existe encore ; elle est lithographiée dans la Picardie de Taylor. — Suivant Gilbert, les statues seraient Touvragede Blasset. — La statue d'Esther, brisée pendant la révolution, a été remplacée par une statue de sainte Geneviève, provenant de l'ancien couvent des Sœurs de la Providence.
Augustin GoRDELOis, prêtre et chapelain :
Vierge es acCORDS DE LOIX d'aimur parfaite.
La Vierge est peinte dans une attitude de défaillance, au moment où elle est séparée de Jésus, après rAscension. Des anges la relèvent et la soutiennent ; Jésus, du haut des cieux, tend les bras à sa mère et semble l'appeler auprès de lui. Ce tableau passait pour n'êlre qu'une copiede celui qui se trouvait derrière le maltre-autel de l'église des religieuses de saint François, appelées sœurs-grises. Il était placé dans le relable d'autel de la chapelle saint Etienne, donné par Gordelois. (1)
(1] Le tableau décrit par Pages parait avoir la plus complète analogie avec celui qui existe encore dans la chapelle saint Etienne, et que Gilbert [Deservplùm de la cathédrale^ p. 158) attribue au frère
« Ce retable, dU Pages (1 ) , est oroe de modillons dorés, taillés en feuillages et en volutes, avec des denticoles. Quatre grandes colonnes de bois blanchi, cannelées, à doubles listels dorés, d*ordre corinthien, en font un des principaux ornements. Deux statues de bois doré, sculptées de grandeur naturelle, dont l'une représente saint Etienne et l'autre saint Augustin, assis sur des roulements
Luc. Cependant si Augustin Gordelois a donné le tableau actuel, il ne peut être Touvrage du frère Luc, car ce peintre est né à Amiens en 1615, et n'avait, par conséquent, que 13 ans au moment de la maîtrise de Gordelois. — On voit d'ailleurs que, suivant Pages, le tableau de la chapelle saint Etienne passait pour n'être qa^une wfm de celui qui se trouvait dans la chapeUe des Sœurs-grises. Noos no» sommes reporté à la description de cette chapelle, faite par Pages, et nous y avons trouvé ce qui suit : « Un grand tableau, placé dans le C4)ntre-retable d'autel, représente la Vierge dans cet excès de langueur où la jeta l'absence de son cher fils, après son ascension dans le ciel. Quelques-uns veulent que ce tableau, peint par M, de Lahire, habile peintre de Paris, soit l'original de celui dont il est parlé an sujet de la chapelle saint Laurent (saint Etienne) dans la cathédrale. »
Si le tableau actuel est le môme que le tableau décrit par Pagés^c'est donc une simple copie de celui qui se trouvait chez les Sœurs-grises, et nullement un ouvrage du frère Luc ; si ce tableau a été substitué à la peinture vue par Pages, nous pensons encore qu'il ne peut-être attribué an frère Luc. En le comparant avec le beau tableau de ee peintre, qui est conservé chez lesdametdu Sacré-Cœur, on partagera notre opinion. Les deux ouvrages n'ont entre eux aucune ressemblance d'exécution.
Le tableau de la chapelle saint Etienne n'est, à vrai dire, qu'une ébauche, ayant quelque mérite. Sous le rapport du dessin et de l'expression, la vierge est assez remarquable.
(1) Ms. de Pages, t. !•% 9« dia). p. 11.
placés contre les piédestaux des coloDoes, embeUissenl encore œ retable d'autel. Il est surmonté d'un fronton angulaire brisé. Dans le milieu du tympan, on voit un ange sculpté de grandeur naturelle, qui tient un cœur d'une main, et de l'autre une flèche, dont la pointe est enflammée.
Ce cœur figure celui de la sainte Vierge, qui demeurait dans l'abattement sur la terre, pendant qu'elle était séparée de son fils, unique objet de ses tendres délices, p
Adrien de la Morlière , pour la seconde fois mattre duPuy(l).
BeUe d'iftt, d'apfarenee brume.
Au lieu d'un tableau, il donna à la Confrérie une croix d^argent pesant sept marcs. (2)
Alexandre Lbglbbc, prêtre» mattre ès-arts, chanoine et préchantre de Notre-Dame.
Phare gmdant iei hwiuàM l^e9péranee.
Il fit flaire le retable d'autel de la chapelle saint Michel, autrement dite des saints Crépin et Grépinien (3) , avec un petit tableau, posé contre la muraille, devant Tau-
(1] Voir l'année 1618.
(2)i>a^s,t.2,5«dial. p. 161.
[3) Aujourd'hui chapelle saint Salve ^ bas-côté gauche de la nef.
tel de cette chapelle. Au bas de la peinture on lisait ie re* fraînrjpAarc, etc. (1)
1632.* Jean Quignon, bourgeois et marchand, ancien édieffo.
Dessus Venfer agréable victoire.
Quignon et Madeleine Boullet, son épouse, donnèrent une grande et belle statue en marbre blanc, qui représentait la Vierge foulant aux pieds un squelette, figure de la Mort, el écrasant un serpent, figure du démon. Cette statue isolée était placée dans un grand cadre de marbre noir, embelli de pilastres, d'ordre composite, en marbre de Rance. Ce marbre du Hainaut est veiné de rouge sale, de blanc et de bleu. Un fronton sphérique formait le couronnement, et, sur la cimaise, on voyait de petites figures d'anges en marbre blanc, délicatement sculptées ; une colonne de marbre noir, d'ordre toscan, soutenait tout Toa-
vrage (2).
Pages donne les plus grands éloges à l'œuvre de seolpture offerte par Quignon.
Cette œuvre de sculpture est attribuée à Biasset ; elle existe encore, presque entière, dans la chapelle de Notre- Dame de Bon-Secours , à la cathédrale. L'attitnde de la Vierge est remplie de mouvement et convient très-bien au sujet ; sa tête est belle ; les draperies sont d'un style large, et parfaitement traitées.
(1) Ms. de Pages, t. S, 5« dial. p. 159. [l) /W., l, !•', «• dial, p. 60.
Qaignoa porte : d'aiigeot, à la baode de gueule», de quatre pièees.
nu el i%U*
1634 : Jean Hémart, bourgeois el marchand.
Jésus mourant dBS MARTyn est la ^me.
1635: François Mourbt, ancien échevin, seigneur de la Mairie de Vers et autres lieux.
Fork est la mort, l'aMOUR EST sa wctoire.
Ces deux maîtres firent exécuter, en 163i et 1635, la décoration de la chapelle de saint Sébastien, dans la cathédrale. Cette décoration existe encore aujourd'hui.
Pages décrit ainsi la chapelle : <c On y voit quatre belles colonnes couplées et quatre demi-colonnes engagées dans CBUvre, dont le fût est en marbre noir lisse, et qui appartiennent à l'ordre corinthien. Deux statues en pierre, de grandeur naturelle, représentant saint Louis et ssunt Hoch, font la décoration des deux côtés du bas. Sur la corniche, ornée de modillons dorés, en feuillages et en volutes, sont assises deux autres statues en pierre. L'une, celle de la Paix, tient une corne d'abondance, l'autre, celle de la Jiffitice, tient une balance. Au milieu de ce corps d'architecture et de sculpture, parait une statue en pied , enUèrement isolée, plus grande que nature, représentant, saint Sébastien, percé de fléchas. (1 )
(1) Gilbert (DeseripL de la cath. p. 210) attribue à Blasset les statues de la chapelle saint Sébastien. — En 1832, MM. Duthoit ont exécute une statue de saint Louis, pour remplacer celle qui avait été brisée en 1793.
Le grand tableau du retable d'autd , dit encore Pages , a pour sujet la Descente de croix. La sainte Vierge est plongée dans la douleur à la vue du corps de sou fik. On y voit les portraits de Mgr Lefebvre de Gaumartin, évèque d*Amiens^ et du roi Louis xiii. MM. Hémard et Mouret,donateurs, sont peints aussi dans le tableau arec leurs devises (1). Un autre vers palinodial, gravé en lettres d'or dans un cartouche en marbre noir, renferme un double jeu de mots sur les noms des deux donateurs ; il est ainsi conçu :
En Jésus ET MMU notre aMOUR EST uni. (t)
Mathieu Guillou , prêtre et chanoine, sous-trésorier de la cathédrale.
Vierge aux élus «n TRÉSOR amassé.
Il fit faire la table d*autel de la petite chapelle où ropo-
(1) Le tableau actuel n'est pas celui qui avait été donné par les deux maîtres du Puy, et que décrit Pages. Il représente Jésus en croix : la Vierge et saint Jean se tiennent debout auprès du Sauveur. — Gilbert prétend que cette peinture a été exécutée en 16S8 par Quentin Yarin. Nous sommes persuadé qu'il se trompe. C'est un ouvrage très-médioere, substitué, l'on ne sait par quelle main, e€ à quelle époque, au tableau de 1631-1695, dont il diffère complètement.
(2) Mouret portait : d'a^ur,^ au bouquet d'amourettes d'or, en cœar, aceoI^p^^;p4 en flanc de deux étoiles de même, et de trois croissants d'^urgpnt, deux en chef et un en poiiUe. (Bla$on communiqué par M, Goze).
sait le cker de saint Jean-Bapl!ste. Sur cette table on lisait sa devise (t).
François Dufresne, sieur d*Omécourt, nmrchand et bourgeois d*Âmiens.
HumUité sur Us eierui ^BotUe, (t)
M. Dofresne et Geneviève Cornet, sa femme, firent exécuter par Blassel un groupe en marbre blanc, qui représente Tassomption de la Vierge. Marie, accompagnée d'anges, s'élève aux cieux, pour y être couronnée parles mains du Père Eternel, a Celouvrage, placé, dit Pages (3), contre une des fabes de ta troisième colonne isolée du côté gauche de la nef, est supporté par une colonne lisse en marbre noir, d'ordre toscan, et entouré d'un cadre également en marbre noir. »
— Cette Assomption, due au ciseau de Blasset, à laquelle Gilbert (Descript. de la Cathédrale, p. 841) paie, comme Pages , un tribut d'éloges , avait été enlevée de la nef « et placée, nous n^ savons à quelle époque, au dessus de Tau** tel de la petite paroim. Ce bel ouvrage , qui , dans les projets de Tarehitecte YioUet-Ledoc , ne pouvait plus faire partie de la décoration de hpetite paroisse, a dfsparu de la
(1) Cétail daas la chapeUe de saint Lambert, aujourd'hui supprir mée, et dont l'emplacement sert de vestibule d'entrée au partail de saint Christophe, que reposait le chef de saint Jean-Baptiste. Il y resta jusqu'en 1759, époque à laquelle il fut transféré dans la chapelle qui porte aujourd'hui son nom.
^2) Respexit humilitatem aneiUœ suœ, et esMÀUimt himks.
(3) JKfi. de. Pages, t. t",1filiaL p. 64.
cathédrale. Un ancien marchand de nouYeautés, M. Leroy- Boulogne , a fait transporter le groupe dans la Maison de charité voisine de Notre-Dame. La Vierge est actuellement placée dans la petite chapelle de cette maison , au-dessos de l'autel. Cette statue, grande comme nature , faite poar être vue à une certaine hauteur, touche au plafond, et sa masse écrase Tautel. Il était impossible de lui choisir une place moins convenable. Quant aux anges et au Pèreétemel , M. Leroy-Boulogne, ne sachant qu'en faire, les a tout simplement relégués dans un coin du grenier de la maison de charité (1).
François Dufresne , prêtre et chanoine.
âa eiiux , des FRANÇOIS méUdre.
Il donna une chasuble et un parement de retable d'autel (2).
(1) Au mois de mars 1857, j'ai informé la Société des Antiquaires de Picardie de ces Isdts déplorables. La Société a chargé son bureau et quelques-uns de ses membres de se rendre auprès de M.'' l'évéque d'Amiens , et de demander que^ dans le cas ot VÂssomplion ne pourrait être replacée convenablement, soit dans la cathédrale, soit dans une antre église d'Amiens., elle fût remise au Musée, conmM objet d'art. M.^ l'évéque a d'abord reçu les délégués de la Société avec une parfaite bienveillance , puis , dans une conférence particulière^ que M. Dufour et moi nous avons eue avec sa Grandeur, eUe nous a promis que V Assomption serait honorablement et eowoenahUment placée. — A. Breuil.
Q.) Ms, de Pages, tome 2.% §.« dialogue, p. 161.
Honoré Quignon, avocat, seigneur de la mairie de Fréchencourt.
FUS de DoMd, à bon droU HONORÉ.
t}uignon et Madelaine d'Araynes , sa femme, donnèrent les sculptures relatives à Tbistoire de la Vierge » qui surmentent les tables en marbre noir où se trouvent gravés les umms et les refrains des mattres de la confrérie. Ces sculptures en marbre blanc , attribuées à Blasset, existent encore dans la cathédrale , ainsi que les tables.
Sur la première table est gravée Tinscription suivante r
a A la gloire de Dieu et à Vhowneur de la sainte Vierge , M.^ Honoré Quignon , advocat, maître de la confrérie de Nostre- Dame du puits en ceste amée, et dame Madelaine éPAraynes, sa femme, ont donné ceste représentation de Nostre-Dame du puits et les afUres apposées au dessus des cinq taUes suivantes, l'an 1648.
£t les mattres de la dicte confrérie érigée en ceste église , esmus de la piété de leurs devanciers, pour exciter la démtim des gens de bien , ont faict fmè ces tables contenantes les noms, qualités et refrains des M"* qui se sont enrôlés en la dicte confrérie depuis l'an 1 iS9 jusqu'à présent. »
Voici les sujets des bas-reliefs placés au dessus des tables :
1 . La Vierge tenant l'enfant Jésus et posant la main sur un puits.