N.» II
Cierges placés devant les takleauz. — Toleit des tableaux , et el«-
qaemaas ohargèt de les ouvrir. ' Peintres ehargès de nettoyer les tableaiur«
On a vu, dam lliitirodiiction, qu'une des obligations pnncipales des maîtres était de faire exécuter un tableau , qu} devait rester à perpétuité exposé dans la cathédrale. La plupart ajoutèrent à TofErande du tableau la fondation d'un cierge, qui devait être placé devant, et allumé les jours de fdtes. On trouve dans les papiers de la Confrérie diverses listes des maîtres qui ont fondé des cierges. Le nombre se monte à plus de soixante. La fondation ipour l'entretefèen^ent perpétuel d'un cierge et candélabre^ mis et posé aur4evant du tableau^ exigeait, en 1504, un capital de trente livres tournois. Le chiffre s'éleva successivement , par suite de la dépréciation de l'argent, à 40 , 50 et 75 livres. Plusieurs remplaçaient ce capital par un cens, ou rente annuelle de 50 ou 60 sous, établi sur des maisons ou autres immeubles. L'établissement des cierges prouve bien Timportance que Ton attachait aux tableaux.
Beaucoup de ces tableaux, comme nous l'avons dît, étaient fermés par des volets ou panneaux, qui ne s'ou* vraient qu'aux grands jours et dans les occasions où les cierges étaient allumés (1). Des serviteurs, aux gages de la Confrérie, étaient chargés de cette ouverture , ainsi qu'on
18 '6. An reste , en prenant les chiffreB du Grand-CSomptenr tels qa^ sont , on trouve que , en égard à la valeur de la livre lonmois ea > iSi7 , la somme de 870 Uvres, 18 sons , représente 1,9S0 fr. 60 c. de notre monnaie actaeUe. . A. BiunnL.
(1) Les réglementa déterminaient les jours et les heores.
-r- SJJg —
le Toit dans les comptes. Di^ Cj^lui de 1503-1503 (1), on article porte : « Item à Tàssinot et ses compaignons pour axoir. ouyQ)^ • et cIas laf. t^eqyx et aUm^ lea ehiei:ge8 estant au devant 4'îçe^» epsejDjUd^ pojiyr allumer les
lampes « . . . . umsob.
Le compte de 1544 (2) dit : « Quil a esté payé vi livres à Jehan le Prévost , Riri>ert BQuchier et autres eloquemamàe la dite confrairye, pour par eulx avoir, durant Tan de ce compte, ezfest^ solempneHes, ouvert et clos les manteanli des tableaulx de la dite confrairye , allumé et esteîiil les sierges des candélabres eetans au devant d'iceulx, et ieenh sierges mys en seureté aprez les festes passées ; — ouvot les manteaulx des ji^ands portaulx de la dite é^iaa aux hoimnes de la dite eonfrairye. n
A la suite , on trouve dans le même compte :
« Item a Pierre Duval , peintre , demourant a Amyens, pour par lui avoir nettoyé les tableaulx de la dite confra»lye , a esté payé xzvn sols, vi d.