‹ MémoiresChapitre 11 sur 17 · ARCHITECTURE, MATHÉMATIQUES · texte numérisé non relu

ARCHITECTURE, MATHÉMATIQUES

M.Mengin , ingénieur en chef du département^ a présenté sur les Anses de panier un Mémoire importait dont la Société s^est fait rendre compte et dont nous essayerons de donner une analyse ^ d'après le rapport de M&L Vautrin et Jacquiné.

Dans les travaux publics et même dans un grand nombre de constructions particulières , la nécessité ou la convenance, plus encore que Télégance des formes, ne permet pas toujours de donner aux voûtes la figure demi-circulaire appelée plein-ceintre. Obligé souvent de res-* treindre la montée d'une voûte & une hauteur moindre que la moitié de son ouverture , on a imaginé de substituer au demi-cercle, soit une moindre portion d'un cercle qui aurait un plus grand rayon, soit une demi -ellipse, soit enfin, et plus ordinairement , une courbe décrite par plusieurs arcs de cercle de différens rayons, et à laquelle on a donné le nom diAnse de panier.

Les voûtes décrites par un seul arc de cercle le trouveraient quelquefois trop surbaissées) et

A demi - ellipse , doDt la courbure gracieuse décroît uniformément depuis les naissances, Tinconvënient d'offrir moins de capacité que les Anses de panier, et celui bien plus grave dans la pratique, d'exiger autant de panneaux différens qu'il y a de voussoirs dans la voûte. Les Anses de panier n'ont point ces inconvéniens , et , en déterminant convenablement les longueurs et les raydns des arcs qui les composent, on est maître de donner à ces courbes la forme et l'amplitude la plus propre au but qu'on se propose* Tels sont les motifs de la préférence accordée eu général aux Anses de panier, et particulièrement en France, pour la construction des ponts.

Toutefois , le tracé de ces courbes , étudié par des géomètres et des constructeurs , ne se trouve encore exprimé par aucune formule générale satisfaisante sous tous les rapports. Dans la première partie de son mémoire , M. M engin expose les principales méthodes en usage jusqu'à présent ^ et il en fait voir ou l'insuflisance , ou l'inexactitude | ou du moins les difficultés de leur ap|)Iication dans la pratique, pour ceux qui n'ont pas la connaissance ou l'habitude des calculs géométriques.

C'est dans l'indétermination , qui fait le caractère de cette question et qui croit avec le nombre des arcs , que gU la difficulté de la solution, U fallait donc , indépendamment des conditions ordinaires it communes à toutes les Anses de panier , s'im^

pàstT dès éonditioiiâ hduvéllès (|tii fûSMnt eà f sr|){)ort avec les propriétés plus {)articalièf es que Vcm veut donner à ceâ courbés. J^ans alloms inâl<}tier tomtfient, en-s'emparant d'une ârnailogié béuréuse et la conduisant avec dextérité à tratérs des calculs longs et arides , M. Mengin parvient^ dstfi^ ia deu5cièmë partie de son mémoire, à niié faiéthodc générale qui paraît ofiVil* toute la per-» fection dont le tracé des Anses dé paniek* est slisceptiblë.

Les conditions ordinaires auxquelles ces courbes èo'nt assujélies sont, i.® d'avoir des tangentes vet'ticales aux naissances fet liorizOïltàtes au sommet ^ d où il résulte que les angles formés par les différens rayons valent ensemble 1 80 degrés ; a.* d'avoir d'aiitànt plus d'arcs que la courbe est ^lus surbaissée , afiii d'éviter des différences dé courbure trop marquées j 3.^ et enfin de ne point excéder , dans la longueur du plus grand rayon bu de l'arc du sommet , le double de l'ouverture de la courbe.

Quand les rapports entre les rayons consécudft' sont au minimum, la courbure des arcs correspondans décroît graduellement et uniformément, et par conséquent, d'une manière qui est à la fois agréable à l'œil et favorable à la solidité. M.' Mengin ayant remarqué que dans les Anses dé panier à trois centres celte condition était remplie lorsqile lé rayon qui sépare les deux arcs se trouvait

«ii

C ^5 ) perpcncEiculaire suf la ligne qui joint les extré^ tnhés de ces arcs^introduit comme tme suppositioa atialogue que, quelque soit le nombre d'arcs ou dé centres d^an Atise de panier , les rayons intcr* mëdiaires entre le plus petit, qui est horizontal ^ et le plus grand, qui est vertical, seront respect livement perpendiculaires aux lignes qui , partant toutes de Fextrëmité du plus grand diamètre, viendront couper la montée en autant de parties qu'il y aura d'arcs d'un même côté de la courbe» Quant a la condition d'un plus grand dëboucU que les ellipses construites sur même diamètre, comme elles ne pourraient être exprimées à priori par l'analyse , à moins de suppositions qui com^ pliqueraient la question, c'est dans la discussion des formules générales auxquelles il devait par-^ Venir , que M. Mengin s'est proposé de rechercher celle qui y satisferait le plus convenablement.

Dans ces formules générales , les divisions du petit axe par les lignes qui partent de l'extrémité du grand , et de celuÎHîi par les rayons perpén-* diculaires sur ces ligues , restant encore indé^ terminées , M» Mengin les suppose successivement Wk égales entr'elles ou en progression , d'après ht éuite naturelle des nombres; puis combinant ces suppositions diverses et discutant les équations «fui en tésultent , il trouve tjne les divisions sur la montée étant égaies enlr'eltes et celles sur le -diamètre .formant tine progression décroissante

dans Tordre des nombres i , 3^ 3, 4^ ^•••••* '^ partir du centre, Téquation particulière à ce cas présente Texpression la plus simple pour la seule inconnue qui reste, et qui est la distance de ce centre au dernier point de division du demi-axe , centre de Tare extrême j que le reste du tracé de la courbe est purement graphique et peut se faire de plusieurs manières plus ou moins faciles^ qu/s ses rayons intermédiaires sont à-peu-près moyens proportionnels arithmétiques : avantages que ne présentent point les autres combinaisons, et d'où il résuite que les degrés de courbure de ses arcs sont sensiblement progressifs ^ qu'enfin , si sa capacité est moindre d'un 5o.^ que celle de' la courbe résultante de la division croissante sur la montée et décroissante sur le diamètre^ et qui pourrait convenir dans certains cas ] elle n'en doit pas moins obtenir la préférence sur celle-ci , dont les formules ne sont pas générales , de même que sur toutes les autres.

Le mémoire de M. Mengin forme une théorie complète des Anses de panier. La méthode que l'on doit à ses savantes recherches, plaira aux géomètres par son exactitude, et aux constructeurs par la facilité de son application dans la pratique. Sous ce rapport , et parce qu'elle concilie le mieux ' possible la solidité des voûtes avec la rectitude et beauté de leur profil, elle doit concourir aux progrès de Fart | et il serait à désirer que Tusng^

( ^7 ) s^en répandit. Nous allons donner ici la formulé et détailler les procédés graphiques qui en corn* plètent Tapplication.

Soient a le demi-diamètre ou la demi-ou-*

verture.

h La montée.

c Une division de la montée.

m La somme des termes de la progression sur le demi-diamètre.

n Le nombre des divisions de la

montée.

h La somme des hypothénuses des triangles ayant la demi-ouverture pour base et successivement pour sommet chacun des points de division de la montée.

X La distance du centre ou intersection de deux axes au centre de Parc extrême.

Et enfin j la distance du même centre à celui

de Tare du sommet.

h {a — h) xa

On a a?=' ' , ^^ — 3^jety=— •

Divisez maintenant la montée en autant de parties égales qu'ail doit y avoir de centres d^un côté de la courbe ^ de l'extrémité du grand axe menez des hypothénuses à chaque point de division, et calculez-en la valeur par la connaissance de leurs bases et de leurs hauteurs.

Prenez la valeur de j: sur la demUouyéirtwe^^ à partir du centre , et divisez-^la en autant de^. parties qu il y en a sur la montée , mais de, manière qu'elles suivent la progression décroiss^te des nombres naturels, dontle dernier sera Funité.

Par les points de division menez d^ perpendiculaires sur les hypothénuses ^ elles déterminent par leur mutuelle intersection l^s centres des arcs qui doivent composer la courbe.

Mais comme il est diiBcile d'assigner, dans un tracé graphique , la place exacte du point de rencontre de deur lignes, qui se coupeixt i angles aigus, partagez-y le prolongement, inférieur delà montée jusqu'au centre de l'arc du sommet , en autant de parties égales que ce^e montée , et par les points de division mçne^ 4!^$ lignes horizontales, dont celle extrên^ç $oit égale à ^; divisez cette dernière ligne en alitant départies qu'il y en a entre le centre de la demi-QUverture et le centre de Tare extrême, mais de mapière qu^à partir du centre de l'arc du sommet , ces parties suivent entr'elles la progression croissante des nombres naturels \ et enfin par ces poiqts de division élevez des verticales , elles détermineront sur les lignes horizontales les centres des arca intermédiaires*

On voit que Fusage de cette méthode n'exige que la connaissance des quatre premières règles de l'arithmétique et de TextracUon d(3S racinça carrées.

'te .>i'

M/ Mengin termime son mëmoire par la com- {>àTai9on dés calculs d'une courbe à i i centres suivant s^ mëthode et suivant celle que M.' De Clierjr a employée au tracé des voûtes du pont dé Neuîlly. 'Cette dernière méthode a , comme celle de M. Mengin , l'avantage d'âne formule générale , mais ses calculs sont plus longs et plus difUciles, et elle ne donne pas i la courbe mi déboudié aussi considérable.

Physique , Chimie ^ Histoire naturelle.

M. BR^dONif OT , qui poursuit , avec un ^zèle infatigable ^t des succès constans , ses r^echerchea chimiques ^ur le règne organique , a présenté depuis 'i*8ï5dix mémoires dont nous allons donner une âdée succincte.

(*) 1 .® Obsen^aiions sur les avantages du iDatisca-Gamcabina dans t art de la teinture.

^Gette pbnte dioique qui a le port du chan\Te , 'cf^trecomriiandée parM. Braconnot^ commefoiurnîssant'unetcouleur jaune , plus éclatante et aussi lolide que toutes celles qu^on a rencontrées jusqu^a présent dans les végétaux. iLa couleur se fixe solidemedt au lin, «tu coton , à la soie et

•a^^^i^ xKii >iÉ

(^) Ces Mémoires iddut nous n^offi*ons que de légers extraits, inlt-éié'pâblâ^tudàiis.its Ammhadeehaaie etiie.piij5iqiie.

jur-tout k la laine j on peut lui appliquer les prcH cédés de teinture que Ton suit pour la gaude« La décoction des feuilles de Datisca bouillie avec la laine, lui communique une. jolie couleur serin qui résiste assez bien aux injures de Tair et de laluo^ière^ mais si la laine a été préalablement alunée, alors on obtient un jaune vif et éclatant*

La culture en grand du Datisca offrira des avantages plus considérables que ceux de la gaude qui parait très-profitable ^ cette dernière est annuelle et ne s'élève qu'à un pied ou à unpiedetdenii^Le Datisca au contraire est une des plantes Herbacées les plus grandes ) les plus rustiques et les plus vivaces que Ton connaisse ; elle croit dans tous les sols^à toutes les expositions, n'exige aucun engrais y une fois plantée, elle ne réclame plus aucun soin. Comme ses jeunes pousses contiennent plus de matière colorante que les anciennes , que sa culture est prompte et précoce^ il est a présumer qu'on pourra la faucber trois ou quatre fois dans le cours de Tannée. On peut propager cette plante par ses grains semés en automne \ mais il faut avoir la précaution de les récolter sur les individus qui se trouvent dans le voisinage des mâles ^ autrement elles restent stériles. Nous éprouvons la satisfaction d'apprendre que déjà cette culture commence à s'introduire dans notre département} un agronome très-distingué, M/

Mathieu de Dombasie , après avoir répété les expériences de M/ Braconnot , s^est déterminé à cultiver en grand le Datisca afin de mettre en œuvre cette nouvelle branche d^industrie»

- 2.^ De la Datiscine. Ce nom a été suggéré k M/ Braconnot par M/ Ampère, pour désigner la substance nouvelle quHl a découverte dans le Datbca et dont voici les principales propriétés. Elle cristallise en une multitude de petits groupes , d'un blanc jaunâtre , formés de cristaux demi - transparens , fusibles à une température un peu supérieure à celle del'eau bouillante. Ils ne se dissolvent pas sensiblement i froid dans Teau ni dans Talcohol^ mais lorsque ces liquides sont bouillans, la dissolution s^opère promptement et dépose des cristaux par le refroidissement. La potasse et la batite les dissolvent aisément ^ mais si on ajoute un acide à cette dissolution , au bout de quelque temps ils se précipitent avec toutes leurs propriétés. L'acide sulfurique concentré, aidé de la chaleur, les dissout aussi sans les altérer, etTeau ainsi quefammoniaque précipite abondamment cette dissolution. L'iode forme avec eux une combinaison jaune soluble dans Teau froide.

Enfin la Datiscine se distingue de Tinuline par les propriétés suivantes»

i.^La dissolution d'inuline est précipitée abon-

damment par ÏJtùu de bafite ^ ceUe 4iS h HOU-*

«velle sub^ance ne l'est pas.

a.^ La dissolutioa d'imiioie daw Tapîd^ »i^^

rique conceatrc , n'est pias pr^cifiUéis p^ J'çai^ ^

tandis que la dissolution de la nouvelle substance

ïdansie même aôde e&t préoipiÊée XTès-abondamment.

3.^ La nouvelle substance en ji^olpti^Mgi con^ centrée dans Teau chaude n'^st pomt précipitée par rinfnsion de noix de |[alle '^ celle-ci au cç»traire précipite TinuUne à Tétat d^Wie naûèi^ ^lutineuse et élastigue.

D après ces divers caractères, et surtout d'apr^ 3a tendance à la cristallisation, M*'BRACOM<pTla considère comme un nouveau principe impi&* diat des végétaux*

3.^ analyse du JRM. Le cia^i Fun^ des sub^ stances du règne végétal les plus importants ji bien connaître, comme fournissant la ma^ûèr^ de la nourriture d'une partie des hommes , ^ été robjet d'un travail étendu .exécuté par M. B R i. Ç'O UN o.T* Ne pouvant entrer dans les détails de cette analj^se , npus nous con-rtenlerons d'en présenter le résultat dans le tableau suivaqt qui offre la composition du riz de la Caroline, comparée à celle durizduPiémont*

Ris de la G«ro|io«. BU da PicmoDt 1^ Eau. 5, OO 7) oo

a"^. Amidon 85, 70 83, 80

3*. 'Par«iid\yiBt.* • • • 4)*^ 4) ^

4** HatiireTégélo-tmiiiale.., 3,6o. 3, 60

5*« Sucre incristallîsable o^^g..... o, oS

6*. Matière gommeose, voisine

de ramidon*.... 0,71 •••• o^io

7*« Huile. ••• ••• o, i3. o,a5

8** Phosphate dé chaux. <s4® <S4^

9% Muriate de-polasse » »> / \ > »» *

lo^Phosphate de potasse » 9»V y > »»

ii\Adde acétique * ** < .indkes-V * »»

i2*.SeIy^taiàbasedechaiuu 9 »\ f » »

1 3". Sel végétal à^Mse de potasse. » »/ \ > >»

i4"«Soufre • » »»\^ ) > >9

Total* 160,00. 100,00

4^ Examen chimique du Piment^ de son principe acre et de celui des plantes de la fa* mille des Renonculacées.

M.' Braconh OT a fait aussi Fanalyse do PimeoC, Capsicum annuum^ ëpice doni on ùil beaucoup d'usage, sur-tout en Espagne et en Portugal II résulte de cette analyse <]ue 1 00 parties de Piment sont composées de

1*. Matière féculente ••.• g,o

a*. Huile tcès-4cre • 1, g

3^ Matière ciiense unie â uo priodpe colorant

rouge o, 9

4*- llatière gommense d'aune natgie particoliffe. 6^ •

S*. Matière auimalisée. . • • • •••• 5, o

6% Gtrate dépotasse 6i •

7*. Mare épuisé 671 S

8*. Muriaie de potasse...) ^^ ^ ,

9% Phosphate de pelasse. S ^^'^ '* ^ * ^

' Total 100, a

Le Piment doit toutes les propriété qu^on lui connaît à une huile d'un rouge-brim ^ etcessivement Acre , qui a le principarl caraeière des huiles fiies ^ et se rapproche des huiles volatiles ' par sa solobiiitë dansfeau etsur-tôtitdafnsralcohol froid. Cette hîiile brûle en répandant une vapecu* qui affecte la poitrine et cause la toux» Exposée à Tair et à la lumière^, elle s'ëpaissil peu-à- .peu 9 et se convertit en une substance qui a k consistance et quelques-unes des prftpriétës de la' cîre.

Le principe acre qui communique aux plantes, cle la famille des renonculacées les quafitës vé- B^neuses qu^on leur connaît , était regardé comme très-singulier, parce qu'on a supposé gratuitement [qu'il était détruit par Peau. M- BaicomoT a reconnu que ce prindpe est de la nature deâ huiles volatiles, quHI passe i la distillation avec Teau, et communique i celle^^ci une odeur forte et pénétrante de raifort, une saveur caustique et la propriété de rubéfier la peau. L'âd*eté de la dissolution de ce principe n'est ni augmentée niaJSaiblie par le miel, le sucre, le vin , Talcohol , comme on Ta cru. Il peut se conserver indéfiniment en dissolution dans l'eau, sans éprouver la moindre altération dans ses propriétés ; Ha paru identique ^ soit qu'il ait été obtenu dès clématites , des anémones ou des renoncules , qui , privées de 99 principe par la simple dessicatipni sont

légèrement sucras ^ ^^ont aucune action mal^ frisante sur IVconomie animale ^ et fournissent •mépie un excellent fourrage pour le bétail ; tandis qu^ellei Fempoisonnent in&itliblement ^ •lorsque n^ayant pas le choix des herbes propres à faire sa nourriture , il en broute les jeunes pousses fraîches* Cette disparition facile du principe acre dans les plantes de la famille des renonculacées peut flaire apprécier à leur juste •valeur les vertus attribuées à ^extrait de plusieurs d^entr^elles, données à très-petites doses* Le principe Acre de Paconit a parii d^une nature diffé-^ rente de celui des autres renonculacées ^ émi* nemment destructible à une douce chaleur ^ ou par la dessication de h plante ; il ne passe nullenient k la distillatioiïp. Cette grande destruetibilité du principe Acre de Taconit rend aussi fort dput^uses les merveillçuses propriétés que Storck attribuait à l'extrait de Napel, sur-tout à la 4qm de TTô de grain* Au surplus^ les feuilles de cette pkinte ^ après tivoir subi la coctien , sont si peu dangereuses , qu'on les mange en Suède couin^^ berbe3 potagèrçs^ et, suivant l|i juste observation du docteur Xbouin, il jr a bçgucpiip i rab^ture de9 qoalibî» délétères qu'oa Uw a attribttéest

5.* Mémoire sur tJlcide sorbique ei sur ses diverses combinaisons. M. Beacoxijiot a

trouve cet acide presque en même tempi que M. Donovan, et a indique pour Tobtenir un proeëdë plus simple et beaucoup plus exact que celui proposé par le chimiste anglais. Ce procédé consiste à saturer le suc des sorbet ou du Yerju9 avec du carbonate de chaux ^ à ëvaporer la liqueur jusqu'en consistance de sirop. Il se forme alors un précipité assez abondant de sorbate de chaux, qui décomposé avec tm poid5 égal au sien de sous-carbonate de soude , donne un sorbate de soude sali par une ma* lière colorante rouge qu'on lui enlève avec un peu de lait de chaux. La liqueur filtrée et dépouillée de Texcès de chaux par un courant de gaz acide carbonique, est incolore.

Eu y versant du sous-acétate de plomb, on obtient un précipité très-blanc de sorbate de plomb, dont on dégage Tacide sorbique par IV cide sulfurique.

M. Braconivot ajant combiné cet acide aux bases salifiables, a obtenu des sels plus ou mobs «olubles.

Avec Talumine, un sel incristallisable , qui ^par révaporatioit se prend en une masse transparente , gotnmeuse ^ inaltérable à Tair , et d'où Talumine n'est précipitée ni par la potasse ni par l'ammoniaque.

Avec la magnésie ^ un sel neutre en crisuux

(3?) r^ulîers , soluble dans 28 parties d^eau à 1 5 degcéé^ ' et un sel acide très-solable*

Avec la soude , la potasse et Tammoniaque de^ sels qui ^ à Tétat neutre , sont trés-solubles ^ incrisr ttllisables , et qui, à l'état acide 9 sont susceptibles de cristalliser*

Avec la cbaux, 1 .^ un sel neutre soluble dans 1 47 parties d'eau à 12 degrés^ et dans 65 d'eau bouillante, dont la saveur ressemble beaucoup à celle du . «alpêtre ^ 2^. un sel acide , qui se dissout dans 5o parties d'eau à la degrés, produit avec Tammoniaque un sel double , et cristallise en prismes à six faces, dont deux plus larges sont opposées^ et terminées par un sommet en biseau^ 3.^ ux| sous-sel insoluble et pulvérulent

Avec la strontiane, un sel neutre très-soluble dans Teau, et dans la dissolution duquel Tacidesor* bique détermine tout de suite un précipité cristal» lin de sur-sorbate, lorsqu'elle est conyënablemeni cppcentrée»

Avec la barite , un sel neutre incristallisable , soluble dans Teau , inaltérable à Tair , ressemblant à la gomme , et un sur-sorbate également incris* tallisable et inaltérable à Tair, mais plus trans* parent et plus soluble que le sorbate neutre.

Avec le proto}(ide de fer, un sel neutre et nu sel acide qui se prennent par l'évaporation en masses brunes, gommeuses, inaltérables à Tair^

et iqui peuvent étk*e faits en versant de Tadde sor^ bique sur le fer métallique ou protoxidé.

Avec le protoxide de manganèse , un sel neutre soluble 9 incristallisable , et un sel acide moins soluble ) formant des cristaux transparens réunis en groupes arrondis et d^une légère teinte rosée.

Avec les oxides d'étain , des sels très-solubles ^ iiicrtstallisables, déliquescenst

Avec le protoxide de mercure , un sel neutre ttès-peu soluble dans Peau,

Avec le deutoxide de mercure, un sel neutre incristallisable ) d*un aspect gommeux, se par* tageant par Taction de Teau en sous^sel insoluble et sel acide en soluble.

Avec hé deuloxide de cuivre, un sel très-so-p luble^ incristallisable, inaltérable à Pair, et un sftr-sorl;>ate également sôtublè et ittcrist^Ilisable, Bfèté avec une dissolution Ae potasse, celui-ci nVibandonne qu uqe partie de isôn t)xide,et forme 116 sel double^

Avec le protoxide de plomb , un ^1 neutre peu solùble' dans Feau froide, très-^sokible dans Teau chaude , susceptible de cristallber e^ aiguilles )>rillantès et nacrées*

«Suivant M. BitAcoiniOT, qui a analysé plusieurs sorb^tes, les seb neutres sont composés de telle manière, que la quantité d'oixigène d^ Tacide est à la quantité d acide comme i à 9, 09; et ^ f uivant Je mênae chimiste ^ les sur-sorbat^s qon-«

(39) tfeiiiMBl, pour la même qaantitë de base^ dent feu antant diacide ^e les sorbaDes neutres»

6^ Expériences sur la nature de t acide mor- Ugue. Les redierches de ringénrenx chimiste suédois Schëele, qiii place Tacide maiique aa nombre des produits immédiats des végétaux^ parce quMl y est en effet très-répandu , ont inspiré a M. Bràcohvot le désir de le soumettre à un examen rigoureux. Il a étudié celui des pommes et sur-tout celui de la joubarbe , parce que ce dernier passait pour être d^une extrême pureté. Après beaucoup d^'essab infructueux pour j découvrir Tacide sorbique, il satura cet acide en partie avec de la chaux ^ et obtint par Té va-^ poraâon un sur- sel ^ qui purifié, était d'un blanc édatant en beaux cristaux. -Ce sel redissous dans Feau chaude, et décomposé par lucide sulfii* rique pour en précipiter la chaux, a donné un acide qui a cristallisé en pedts groupes globuleux applatis, et a offsrt toutes les propriétés de fadde sorbique. M. BxAcoimoT a conclu de plusieurs autres expériences que nous ne pouvons rapporter iô , que Tacide maiique de Sdiéele est composé au moins de deux substances : diacide sorbique et d'une matière muqueuse abondante ^ dont une très-pefile quantité Kulfit pour en masquer lies combinaisons.

S'il est inooBtestabte que Tadde maiique et Facide sorbique sont identiques, f un des deux

doit être définitivement rayé de la liste de^ acides végétaux. La justice réclame que Ton conserve le nom d'acide malique donné par Til-* }ustre Schéele à Tacide qu^il avait découvert danf les pommes , quoiqu'il ne Tait pas obtenu dans son état de pureté.

7®. Examen chimique des racines de la gesse tubéreuse. Ces tubéreuses connues sous les nom$ de macjon^ méguson , gland de terre, etc., croissent assez abondamment parmi nos moissons , où 11$ sont souvent recueillis et portés au marché pour l'usage de la table.

Selon Miller, ils sontTobjet d'une culture parr ticulière dans la Hollande; mais il ne paraît pa$ que cette culture ait été tentée en France , malgré la recommandation de Parmentier. C'est surtout dans ces derniers temps que l'utilité de ce% tubercules s'est plus fait sentir: c'e^t ce qui a dé-^ terminé M. BRAcoNNorà les soumettre à l'analyse* Sans entrer danç les détails que ces recherche^ put exigés, il nous suffira d'en présenter le ré* f^ultat ainsi qu'il suiL 5oo grammes de macjon récent contiennent les matières suivantes :

Gnnunes.

l^Ea^ *.., 327,98

a". Amidon • 8{, 00

3°. Sacre cristallisé identique avec celui de la

canne. • • 3o. 00

ï|(^ Fibre ligneuse • • a5, ao

5% Matière aniuiaUsée .••.,..«••• |5, 00

6*. Albumine ••••••• ••••• •••• i^o^i

7*". Oxalate de chtux , I,8q

8** Huile rance. . • . s . . • . . ^ . • . • • i

g", liatière analogue à Padipocire . ) * ' '^

lo". Phosphate de chaux. •••••••• o, 5q

11*. Sulfate de potasse o, aa

11*. Malate de potasse • o^ 20

i3«*. Phosphate de potasse ••••.••••••• o^io

l4*** Muriate de potasse •*••• 0|lo

|S^ Principe odorant • •..••••

Total. .•• 5oo,oo

3.^ Ob^frçations sur la préparation de tacide^ gallUjuet F^rmi les procédés imaginés pour b prépamtioQ de Tacide gallique ^ celui de Schcelq étaÎLpréféré ; cependant comme la lenteur de Topé^tion diétruisait une p^tie du produit et 1q

^ndait très-incommode , M. Beaconnot s^étanl livrél quelques recherches , a obtenu un résulta^ beaucoup plus avantageux, en opérant ainsi quHl suit* On expose pendant deux mois à une temperatiure de 18 à a5 degrés une forte infusion faite avec une partie de noix de galle et quatre d^eaiu Il se forme peu de moisissure et im dépôt assez abondant) presque entièrement composé d'acide gallique cristallisé \ la liqueur acide séparée di^ dépôt et évaporée en consistance de sirop four* nit une nouvelle quantité de cristaux , que Voti sépare du liquide sirupeux à Taide d'une fo^tt çxpressiqn d[ans un nouçt de toile,

Cette quantité diacide gallique )*éunie k h première a offert un total de S2 grains d'adde gallicjue desséche, sur 25o grains de noix de galle mis en expérience \ mais il était mélangé de 1 o grammes d'une poudre insoluble dans Teau bouillante ) formée en grande partie d'un acide nouveau, dont nous ferons connaître plus })as les principales propriétés. Ainsi , suivant M. BraconyoT, la noix de galle du commerce peut fournir au moins 7 de son poids d'acide gallique plus pur que celui obtenu suivant le procédé de Schéele ; ce qui a lieu de surprendre , sur-tout si Ton conmdère Fanalyse que M. Davy a donnée des noix de galle d'Alep, qui ne contiennent , suivant lui , sur 5oo parties, que 3i parties dTadde gallique mii Si de Textrait , tandis qu*on n*en obtient que 16 par Palcohol très - concentré , selon ilichter.

. Pour amener Facide gallique à un grand état de pureté, M. Bkàconivot a tenté plusieurs moyens. Celui proposé par M. Berlbollet , avec Toxide d^'étain , comme un des meilleurs , ne lui a pas donné do résultat satisfaisant ^ mais ayant essayé le trbarbon animal, il lui a pariai tement réussi ^ Facide gallique ainsi purifié était en fines aiguilles soyeuses, aussi blanches que de la neige.

9** Examen et un acide nouveau ( acide eUa-gigue). M. BRicôNKOt a nommé ainsi un acide

^ft. .:

pftrticulier) qo'il a découvert tktts la poudrt insoluble et qui se d<épose en m^e temps que l'acide gallique , lofS di sa préparation ^ par le procéda ci-d^ssus^ Pour obtenir le nouvel acide dans son ëtat de pttretë , il délaye la poudre insoluble aTec une légère dissolution de potasse ; k liqoeur filtrée et abandonnée à Tair dépose un • sel nacré que Ton décompose par Facide hydroi cbloriqae sfibibli , ou IWde acétique , qui s>m« pare de la potasse et met le nouvel acide en liberté» Cet acide est un des moins soluUes dt| règne organique; il est insipide, pulvérisent, d'un blanc un peu fauve; il rougit à peine la papier teint par le tournesol. Il ne décompose point les sons-carbonates alcalins, même i Faide de la chaleur ; mais il se combine énei|;iquement avec la soude ou la potasse , et sature entièrement leurs propr^és. Ces combinaisons neutres sont insolubles dans r<eau froide et dans r^ubouinante, mais non dans une très4égèf e dissolution de po^ tasse oude toude qu^ilscolorent en jaune très*(bnce. Avec Taninyoniaque , cet acide forme aussi une eombinMon neutre insoluble, même dans nn excès de cet alcali. Délayé avec tie l'eau de chaux, il s'èm^am de la terre akaltne , «t la liqueur ne contient plus que de Teau* Traité par Tadide nitrique aidée la chaleur de la main , il acquiert une teinte rouge&treqni devient de plus en plus foncée, «t finit p^ pass^ & nne nuance rouge foncée

très-vive , semblable i celle du sang. En conti* nuant Faction de Tacide nitrique sur le nouvel adde, on obtient beaucoup d'acide oxalique, mais point ou presque point de jaune amer.

Expose k la flamme d'une bougie , il ne fond point , et. brûle sans flamme avec une sorte de . scintillation. Ce nouvel acide distillé se décom--' pose en partie ^ laisse du diarbon, et produit une vapeur jaune qui se condense en cristaux tciculaires, transparens, d^une belle couleur jaune. D'après ses principales propriétés , sur-tout celle de saturer entièrement les alcalis, IUL^raconhot a pensé qu'on ne pouvait contester a ce corps un rang parmi les acides végétaux, et a cru devoir Tappeler e/£ag'<<7M,du mot galle renversé. lo.^ Analyse du/oie. Ce viscère, qui joue un rôle important dans Téconomie animale , puisqu'il existe chez presque toutes les classes d'animaux, et que son existence parait aussi ^variable que celle du cœur , a &xé l'attention de IML Bràcotoot , qui Ta soumis à un examen chimique, dans Tespérance d'en tirer quelques connaissances utiles à la physiologie. Sans^ nous arrêter aux détails de cette analyse, nous nous bornerons i préseqter le tableau luivantf

Cent parties de foie de bœuf ont fourni:

Tisau visculaire et membranes ••.. 18,94; .

f^eadiyine....r..«..t.«^ ..••,• ••,.,•••• 81,06;

ido parties de parenchyme ( subsjLaricé proprii da foie ) contiennent les matières suivantes :

r. Eau ^ 68,64

a*4 Albuminé desséchée ••••••..«•• ^O) 19

3°. Matière peu azotée , solubie dans Teau et peu so-

luble dans Palcohol 6, 07

4*» Huile phosphorée solubie dans Falcobol , ana^

logue à celle du cenreau. • ••;••.•••••.. 3, 8g &*• Murlate de potasse sans aucun indice de muriate

de soude • • 0,64

6^. Phosphate de chaux ferrugineux o, 4?

7**. Sel acidulé insoluble dans Talcohol , formé â^un

acide combustible uni à la potasse • o, 10

S*". Sang, quantité indéterminée mab peu considérable.

Le foie humain a présenté à peu près les mêmes résultats. L^auteur a trouvé le foie acide, et a dû être surpris de ne pas rencontrer au moins quelques traces de bile dans sa substance^ puisque les physiologistes admettent généralement que ce liquide y est sécrété j k moins qu'on ne suppose , contre Topinion reçue , que la bile hépatique ait des propriétés opposées à la bile cyistique.

Il n'est aucun organe dans Féconomie animale qui soit aussi essentiellement albuminenx que le foie^ et si on considère les muscles comme des organes secrétoires de la matière fibreuse du sang on pourrait pareillement regarder le foie comme fecrétautla matière albmniaéuse. Ce viscère pourr

Irait mime raoïpUc^rsauveniralbutxûiiecUi» ^p/àr ques arif.

Le foie offre d'ailleors dam sa composition chimiqae beaucoup d'analogie avec celle du ceiv veau.

Les reins sont aussi des organes albumineux ^ mais Talbumine y est en moins grande proportion que dans le foie } ils rougissent à peine le tQurP^ sol) contiennent une matière animale analogue i l'osmasome et plus de matière saline que le foie^ notamment un sel à base de potasse ^ uni à Taclde combustible»

M. de Haldat a fait connaître le résultat des observations qu'il a faites en commun aveo M. Mengin , ingénieur en cbef ^ sur un 'mouyement de terre qui a eu lieu le 1 2 Mars 1 8 1 8 , à Norroy y commune située près de Pont-à-*Mousson. E*n^ vojrés par M. le Préfet du département de la Meurthe, pour apprécier des dégâts sur lesquels la rumeur publique avait débité toutes sortes de fables , et dont Fexistence cependant était bien constatée par les plaintes des autorités locales et des babitaus dont les propriétés* avaieqt souffert ^ ils ont trouvé en effet quW espace de 1300 mètres de long sur aoo de large, au flanc 4'un coteau de vignes situé à Test et au nord du village , avait éprouvé dans sa forme et sa sîtoa-^ tion des altérations singulières et propres & fixer l'atteptioa des physiciens. Deê pla&u 4% vignes

( 47 ) ëtaient d^plac^s, des arbres avaient été trans^ portes^ des enfoncemens assez considérables se montraient en quelques lieux, et des éiévations^ se présentaient en d*autres« Le roc était à décou*- Tert en divers endroits où il avait été auparavant recouvert de terre végétale et de plantations. Mais ce qui fixa sur- tout Fattention des observa-* leurs ) ce fut un arracbement évident de la coucbe de terre régnant dans toute la longueur de Fespace bouleversé , et un renfoncement de cette même couche , vers le bas du coteau dans la même étendue. L^arracbement était caractérise par la séparation des parties auparavant réunies , par des écartemens , des fentes , des fissures de profon^ deur variée ) par le déplacement des plantations dont le mouvement s^était fait généralement vers le bas du coteau ^ mais en proportions variables et relatives à la pente du terrein. Les renfoncemens étaient annoncés par le soulèvement des parties, Faccumulation de Fhumus vers certains points, enfin par des replis , qui réunis aux phénomènes de séparation , dévoilent la cause générale des changemens observés.

MM. Mengin et Haldat n^ont pu douter que toutes ces altéradons dans la forme et la position des terreins , ne soient dues k un déplacement de la couche végétale , qui soutenue sur un fond argilleux amolli, fluidifié pour ainsi dire à la suite 4es ploies ooaûmi^ des années précédentes , a

ilé «ntrainéê vers le bas par Factîon dé la pesàû' leur, dès que Tadhërence qui la retenait sur ce plan incliné a été rompue ou fortement diminuée par ramollissement des argiles. Cette théorie si simple et si opposée aUx merveilleuses suppositions de quelques personnes ^ a pour preuve Texaciitude avec laquelle elle se prête à réxplication de tous les phénomènes , même les plus bisarres et sur lesquels la crédulité publique s^est le plus complaisamment arrêtée; Ce ne sont donc ni des feux souterrains , pi dés tremblemens de terre y heureusement étrangers k notre pays^ qui ont donné lieu aux phénomènes observés. Mais c^est nn simple glissement qui, dans les mêmes circonstances aurait lieu dans tous lès pays où la terre végétale , reposant sur un fond d'argile, forme des couches inclinées à Thorizon et par-là même sollicitées à descendre par Faction constante delà pesanteur. Des observations faites en différens pays, et particulièrement dans les environs de Pont-à- Mousson , où se voit une telle disposition du sol , ont déjà donné de semblables résultats.

M. M. le docteur Mougeot, associé, et Nestler, professeur à Técole de médecine de Strasbourg, dont les recherches botaniques sur les cryptogames des Yosges et duRhin, se continuent avec un zèle et des succès constans, ont publié le 6.^ vol. de lebr intéressante collection. Il renferme une belle suite de Jungermannes et quelques nouveau]^

genres ) non encore mentionnés dans les flores françaises , tels que le Phacidium , le Corynéura. On y voit aussi figurer plusieurs espèces curieuses de la famille des conferves ^ notamment des oscitlaires, non moins remarquabks par leur structure que par les oscillations presque continues des filamens qui les composent; productions singu-« lièreS) qui, dans Fétat actuel de la science, sont considérées comme le premier genre de la série des végétaux ; et qui ont avec les polypes, dernière famille des animaux /des rapports d'organisation qui les placent sur la limite commune aux deux grandes famflles d^êtres organisés.

Quoique M. M. Mougeot et Nesfler aient indiqué d'avance à M. DécandoUe plusieurs espèces nouvelles pour b flore française , néanmoins ce 6.^ voL en renferme quelques-unes qui jusqu^alors n^ont pas été décrites ^ ou qui n'avaient pas encore été observées en France. Flous donnerons la liste des espèces qu'il comprend: celles marquées d^un^ne sont point mentionnées dans Touvrage de M. DécapdoUe, ni dans le supplément; et celles marquées de deux ** n'ont pas été rapportées dans la flore de Lorraine.

Liste des Plantes contenues dans le, 6.* vol. des Cryptogames f^ogéso-Rhénanes.

*•* 58o. Agaricus8t)rpticus.BuLL.

^ * 538. Anthoccros punciaïa. Luor.

* * 5o4« Aftpidium haUeri. Willd.

** 5ia. Biyum crudum. Hvds.

^ * 544* Cetraria cucollata. AcniE.

* * 593, Chantrausîa glomerata. De Càm,

* 594* • • nana.

Page 1