DE LA SOCIÉTÉ
Août 1819.
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Les Ouvrages lus aux séances publiques seront marqués d^une * ^ ceux qui auront été publiés porteront Tindicatioii du lieu où ils Pont été ^ c'a du recueil où ils se trouvent.
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PRÉCIS
DES TRAVAUX
LA SOCIÉTÉ ROYALE
DÉS
SCIENCES, LETTRES, AKTS et AGRICULTimE;
DE NANCY
FIVDANT LES ANNÉES 1816, 1817 ET l8l8.
Jr iDÈLE aux vues dç Stanislas , la Société royale de Nancy (*) a toujours compté au nombre de ses devoirs les plus chers , celui de concourir à exciter parmi nos compatriotes une noble émulation ^ objet des vœux de son auguste fondateur* Constante dans le plan qu'elle s'est tracé , elle appelait depuis plusieurs années Tattention des littérateurs sur les talens et les vertus de plusieurs Lorrains illustres dont elle veut célébrer la mémoire. £11^ offrait une juste récompense aux athlètes vic^ torieux dans cette lutte glorieuse. Mais que pouvait-elle espérer en ces jours de trouble ^ oji
(6) les cœurs brisés par les malheurs publics ne laissaient aucua e^sor ^u t9leat, et presqu^aucune liberté aux esprits entraînés vers des objets aussi étrangers aux lettres qu^opposés au bonheur du peupIeP Maintenant que nos départeo^ns , rendus au repos sous l'égide du pouvoir légitime, sourient à l'espoir d^un plus heureux avenir, la So* ciélé a vu avec la plus vive satisfaction Tissue du concours ouvert pour F Éloge de Gilbert^ dont les talens poétiques, les mplheurs, les vertus et le courage réclamaient depuis long-temps un ingénieux panrgyiiste. f^e morceau de littérature qi|i a fixé Tatteution deTAcaclémie , a été soumis à Texamen d'une Commission dont le rapport, par M.*" Haldat, fait connaître à la fois les motifs qui ont déterminé ses suffrages, et |e mérite d^ la pièce qui les a obtenus*
L'auteur de t Éloge de Gilbert entre en matière par des considérations générales sur la poésie. Après avoir rappelé la puissance de cet art divin , exprimé ses regrets sur Tabandon dans lequel il languit parmi nous depuis long-temps , il jette un coup-d'œil sur le vaste champ livré à Timagination des poètes, indique les genres qui lui semblent les plus propres au génie de la Muse française , çt forme ainsi des vœux pour la restauration du plus beau des arts, c Quand Virgile donna st% » Bucoliques , il fit renaître dans Rome corrom- > pue le goût des mœurs champêtres et des tra^
> Vaux amis de la paix. Puisse aujourd'hui Tart
» des vers , relevé dans ropinion publique , rame- » ner les hommes aux impressions agréables , aux » vertus pacifiques , et substituer quelquefois à la
» froide raison les choses de sentiment Si
» donc ouvrant les annales de notre littérature ^
> nous y trouvons un poëte qui , rempli d'une » heureuse audace, et riche de cette précision » nerveuse et de cette abondance sonore que la » prose n'^égalera jamais, ait laissé de côté les » fables usées et rebattues , pour s^occuper de » rhomme et de ses devoirs ^ qui ait su égayer » un tel sujet par le sel d'une plaisanterie dé- » cente ^ porter le flambeau d'un discernement » délicat sur le^^ questions importantes de la mo-* » raie ou des beaux-arts ^ tonner enfin contre » tous les vices et faire respecter la vertu , nous » environnerons d'un juste hommage ce chantre » divin qui aura rendu service au monde, en » sWorçant de ramener le culte des Muses à y son institution primitive. A ce tableau , qui n'a » pas reconnu Gilbert f Défenseur éclairé des » mœurs et du bon goût, il sut mieux que per«- » sonne revêtir la poésie des armes d'une dialec- » tique puissante , sans lui rien ôter de sa pompe, » de ses brillantes couleurs et du charme qui lui > est propre, »
Après cet exorde, l'auteur donne un précis de la vie de Gilbert \ il le peint doué , dès son enfance ^
âe cet enthousiasme poétique , mens dis^îor ^ qai rratralnaît , malgré les cooseik de ses parens , dam uDe carrière où Fattendaient des succès et des malheurs également écktans, et caraclàise ftins» le temps où il débuta sur le théâtre dt^ Kionde littéraire: « c^était alors Fépo^e où la 3^ secte philosophique ^ si timide à son berceau | » mais rapidement élevée à Tapogée de sa gloire ^ t captivait les regards de la Ft&nce et de » TEurope. Ennemie adroite et terrible, elle » attaquait à la fois des préjugés funestes et les » principes sacrés de la morale , les abus du » pouvoir et la majesté des trônes , l'intolérance » barbare et la bienfaisante religion , les pri- » viléges injustes et les institutions utiles. S} ' a ses nombreux champions étaient d'accord pour a déprécier indistinctement Tordre de choses a alors existant , ils étaient divisés sur le choix a de celui qu'on y pouvait substituer, et dans a leur xèle imprudent, ils ne s'apercevaient pas a qu'ils détruisaient sans reconstruire, a
L'auteur expose les obstacles que Gilbert éprouva de la part des coryphées de la secte dominante et le refus décourageant que lui fit essuyer un géomètre célèbre ,qui réunissant, pour l'accabler , la dureté 4 la perfidie , lui mit en main le fouet de la satire et détermina sa vocation poédque ; EdcU indignât io versum. En entrant daps la iicç ou il se présentait comme défendeur
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(9) des institutions attaquées par les novateurs , il ne se montra pas d'abord comme un adversaire bien edoutable^ « mais sa première satire révéla le secret de ses forces { elle remplit ses partisans d'espérance et de joie , et ses ennemis d'inquiétude» Les philosophes apprirent trop tard à connaître TatMète dont ils avaient à redouter les coups. Nul d'entre eux n'avait échappé à sa
mordante épigramme ils y étaient tous
critiqués avec une vigueur de plaisanterie et une justesse désespérante. .... La Satire du 18»^ siècle causa donc une sorte de révolution dans la république des lettres. Les membres de la secte ) accoutumés à se voir combattus par une méthode lourde et froide , avaient toujours dérouté leurs adversaires par les ressources d'une ironie spirituelle. Personne ne s'était encore élevé avec succès pour les repousser avec leurs propres armes ; et depuis 5o ans il était presque inoui qu^un homme , en attaquant Voltaire ) eût réussi k mettra les rieurs de son côté. »
La pièce intitulée Mon Apologie ^ qui parut ensuite ) où le poëte déploya . toutes les ressources de son génie ^ prouva qu'il ne voulait plus garder de ménagemens avec ses ennemis.
4 Je taijuré^je veux mourir en les sifflant^ » disait-il dans cette pièce à jamais célèbre , que l'autetir caractérise ainsi ; « a la beauté des vers
k ik> ■>.*
> de cet ouvrage immortel, k leur vigueur cn- • traiuante, on reconnaît Fempreinte de
» • Ces haiâet vigoureuses
> Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.
. » Boileau lui-même, malgré le mérite et le » rang qu'il serait absurde de lui contester, n'bf-
> fre dans aucune de ses satires une pareille » hauteur de pensées ni une telle magnificence y de style. Aux saillies ordinaires de Tesprit de
> Gilbert se joint ici un feu plus égal et plus » soutenu ; une teinte de grandiose et le rythme » majestueux de la poésie n y semblent que le » développement naturel des belles idées qu'elle » exprime. Aussi peut -on dire avec une admî- » ration réfléchie , que ce morceau, chef-d'œuvre
> du poëte, est aussi Tun des chefs-d'œuvre de la » satire française.
Après avoir ainsi montré son héros à l'apogée de sa gloire. Fauteur le présente près de Tépoque déplorable qui l'enleva à la république des lettres. « Hélas ! ses triomphes furent bien courts ; une » malheureuse destinée ne lui permit pas d'en •p jouir. Les rebuts qu'il avait éprouvés , la guerre t continuelle qu'il était obligé de soutenir ^ l'ho^
> norable fierté de son caractère sans cesse aux » prises avec l'humiliation d'une fortune dépen-
> dante ^ le tableau des vices du siècle et de l'iu^
. » justice des hommes : tout concourt à le jeter
» dans une sombre misanthropie. Les causes dont
» rinfluence avait allumé en lui cette verve caus-
» tique, si terrible pour ses antagonistes, ne
» contribuèrent pas peu à aigrir son esprit et à
» le rendre profondément atrabilaire. Ainsi les
» mêmes causes préparèrent sa gloire et sa perte.
Ed ai voli troppo alti e repeotini Soglioao i preclpizj esser vicim.
. » Une chute qu'il fit, acheta de troubler » .son cerveau déjà malade ^ des symptômes d'à- > liénation se manifestèrent, et bientôt la fièvre » vint le saisir. Le malheureux jeune homme » sans appui, sans fortune, n'eut d'autre res- » source que l'asile ouvert par la charité à la » misère publique. C'est là qu'abandonné du » inonde , dont il s'était attiré la haine , mais con- » sole par une conscience pure , il composa sur son » lit de douleur , dans un de ses momens lucides , » sa dernière ode qu'on peut nommer le chant » du cygne j chef-d'œuvre d'une belle ame , ini- » mitable modèle du vrai pathétique et de ta » poésie du cœur. Deux Muses sévères lui die- » tèrent cet- hymne funèbre,' la Hdigion et la » Mort.
» Telle fut la fin d'un jeune auteur aussi favo-* » risé de la nature que disgracié de la fortune) » et dont le nom sera toujours honoré de ceux
qai aiment les beaux vers et qoi plaignent It malheur. Considère comme écrivain, il tient une place distinguée dans la littérature fran-* çaise. » L^auteur de Tcloge le comparé ain^ vec les deux satiriques dont elle s'honore* Régnier, le plus ancien des trois , avait, dans » son style vieilli, mais quelquefois piquant., » retracé Timage du romain Lucilius , inventeur » de ce genre de poëme. Boileau qui vient en- * » suite, toujours élégant et correct, parut s'atta- » cher à l'exemple d'Horace ^ il se jou^ de ses » adversaires sans les terrasser , fut mordant et » non pas foudroyant ; enfin , s'arrêtant ordinai- » rement à la superficie , dans la crainte d'oter » quelque chose à l'agrément de ses ouvrages, il » épargna plus souvent les vices que les ridicules* » Fier nourrisson de Perse et de Juvénal , serré » comme le premier , véhément comme le se* > cond , Gilbert se fraya parmi les modernes » une route infréquentée. Mais plus réservé que » ses modèles , dont les phrases cyniques contrasr- » tent souvent avec leurs maximes , il ne se per^* » mit pas une expression dont la pudeur ait à » rougir,
» Malgré cette rigidité stdique , ce feu sombre » et terrible qui semblent uniquement le caractéri* !^ ser^ doué «sous ce rapport, d'une organisation » plus heureuse que Despréaux , il avait une ame t éminemment sensible, dont on trouve des preu^
» Tes dans Tode citëe et dans les stances sur le 1^ charme des bois. »
Après avoir ainsi apprécié le talent poétique de Gilbert ^ Fanleur examine les causes qui Font û long-temps ëk)igné dti rang quHl avait droit d'oc->cuper parmi ses contemporains : il les trouve datift le pedt nombre d^oûvfages quHl a laisses , et dân§ la puissance de la sede <fdW combattait^ s^cte dont les chefs étant afors les arbitres du goût et de Topinion , devaient lui tefuser ntie justice qu^ib ne pouvaient lui accorder cfa ^aù détriment de lêui* réputation*. Se livrai^t enstiice à des réflexions Igénéfaleis, il examine quielle influence un tel homtaè aurait pn exercer sur le bonheqr de sa patrie^ a^il eût été mieux secondé ; et parlant de la secte novatrice , il ajoute : « pour balancer «mè » telle influence ^ la résistance d'un seul était itn^ » puisante. Mais si plusieurs écrivains, dooésdeft ^ rares talens de Gilbert i^ avaient su , comàie kii ^ ^ lutter contre le torrent ^ opposer sans relâcbè h k le^rs iadversàir^ Idûté^ lès ressources de Pes^ » prit ^ t^ombsrttre les patadotes par des principes^, l» et les lièùx communs endphatiqnes par le ridi- » culè ^ s'ib avaient , co'tetne lui , montré la ]^ul
> noble fierté de caractère et liefs mœurs les pluà » irréprochables; de tels feotnmfes auraient pa ^ sans doute enlever les suflArâgés , triottiphèr de » Fexaigératiioii des idées , et diriger à leur tour
> Tempire ié ro][Hfiioïi. »
V Éloge de Gilbert est terminé par une apostrophe à ce poëte, dans laquelle Fauteur lui ddioiitre le triomphe de la cause qu'il a si courageusement défendue } le retour de la religion ^ des mœurs et de la vraie liberté tempérée par la sagesse^ sous le gouvernement d'un Prince dont il a lui-même célébré les vertus. Il se livre aux espérances flatteuses que doivent concevoir tous « les Français éprouvés à Técole du malheur, » désabusés de leurs égaremens , et désormais » dociles à la voix du Monarque, qui, après les
t » avoir sauvés d'un double naufrage, veille sans
» cesse pour réparer les maux causés par les doc-
* » trines de l'anarchie et de rirréligion. »
I L'Académie qui a entendu le rapport de la
Commission et la lecture de Touvrage, Ta jugé
! digne d'être proclamé. Elle a applaudi aux sen-
timens, à l'érudition et au goût qui Font dicté) qui annoncent un bon Français et un littérateur formé à une bonne école \ elle admet au nombre de ses Associés correspondans l'auteur, dont le nom, ignoré avant le jugement, est M/ Dumast .fils. Adjoint au Commissaire des guerres, élève du Collège royal de cette Ville , distingué par des talensprccoces, souvent applaudis du public. Satisfaite d'avoir utilement excité l'émulation parmi les jeunes littérateurs , TAcadémie leur indique encore les noms illustres de Dom Calmet , de Claude Gelée , de Charles Lepqis, de Jeapoe^ d'Arc , de Palissot.
( «5 ) ' veux prix ont été proposes pour les années
1820 et 1821 : le premier, dont le concours est déjà ouvert depuis le 1 .^^ Juin 1 8 1 8 et qui expirera au 1 é*' Avril 1 820 , a pour objet la Topographie médicale du département de la Meurt he. La Société attend des concurrens une description précise, mais exacte des maladies endémiques qui régnent le plus communément dans certains cantons de ce Département, Tindication des moyens préservatifs, du mode de traitement le plus efficace , et enfin des observations sur les cas les plus remarquables et les plus propres à faire apprécier ces influences locales universellement connues , mais déterminées avec trop peu d^exactitude. Cette question , à la solution de laquelle elle attache beaucoup d'^importance , a été proposée par un memJbre qui a généreusement offert une somme de deux cents francs , et a gardé Tanonjme 3 mais sonzèle pour les progrès de la médecine Tout suffisamment indiqué à la reconnaissance de ses collègues. Une somme pareille e$t ajoutée par FÂcadémie^ le prix sera donc de la valeur da quatre cents francs. Les Membres résidens sont les seuls qui ne puissent concourir.
Le second prix, pour lequel le concours est ouvert jusqu'au 1.*' Juin 1821 , a pour sujet le Siège de Nancy par Charles le Téméraire , Duc de Bourgogne , et ^a délivrance par René 11^ Duc de Lorraine. Cet événement, fameux dauift
rhiscotre de tt<Hre pays et célèbre dans toute TEunope au 1 5/ sîèdfe , également propf e à tenter rémulation et k échàuiSfèr le génie de tous les IKtérateun français , à été dhoî^i par l'Atiadétnie j parmi plusieurs stijèm qui lui avaient été préseti^ tés , comme plu^ convenable au butt)e sestravaulc dirigés vers le bonheur et nilustralion tin Déparlement. Ses vues patriotit^es le lui avaient depais longtemps fait consMéter eotnmift Tuti des ptus dignes d'être céiébt*és par lesaccetts de la poésie* Avant de Tadôptér comme sujet d^tm rt)ntours , elle favait déi^né aux jeuttes poètes dans le Ttèds de ses travaux eu i-SoG, ou se trouve une notîte sur le poëme de la NancéiAe 4e Pierre de Blam, par fèii M/ Goster, laquelle contient une atralyse de cet ouvrage , un précis des évenemefds qui s'y rapportent ) et une indication des beautés poétiques quHl renfermée
L'ambiiion effrénée éa téaréraire Charles , qui se croit assuré de la conquête de la Lorraine , et forme pour la ruine de la France les plus audacieux projeîts , anéafntie pafr la tnodération et la sagesse d'uâPriïice jeune, satis expérience, qui n'a de ressources que dams Tamour de ses sujets^ la valeur héroïque , la constatice et la fidélité de nos pères qui supportent les horreurs d'un siège dont la mort est le moindre des fléaux ; l'assistance des braves Helvétiens, que le danger cornmuA et la valeur de René atmeiit en notre
( »7 ) /^srauf) offrant un suj^t où le ulent ppetiqi^ trouvera \es ^ble^ux les plu^ ^^i^es /et ffia |4us vanës ^ }fi$ sej^meus leç pluy pohIé3 ^ I^^ j)a«S40iis les ^s^ propres à mériter bs si^ffragci 4es gen^ de goOit et les ^ppjlaucUssemens des cir fojew au^chés à lll^onne^r 4e <la p9<LriQ.
Afin 4^ n% pas .ejOTr^yAT ^es concurreqs ps^ Vér ^l^da^ 4u s^jet (xaiié parPîejrre de Bl^jru ^ r^caj^4p^ W a resserre bs Huâtes en Je Tes(r€iigu9Qf ft^^ge et à l^ AéUvrance de Manfif ,• ows elle jMtwd. wpçiëine çUgne d Ao si grand éyéneœeQt ^ ^n j>oëD]^ pu les exploits de Aéné et les souvenirs ^lorieuXide sas pcires épient retracés avec les cour <|eurs qui leur conviennent ; et pour donner afij: ijeuues poëies toute la latitude convenable , eUe jle.ur laisse la liberté de le traiter d^une maniocs •épique ou lyrique.
J.j^ pièces.euvoyées au. concours pour Vuu on Tanire prix^ doivent êtne anonymes^ avec un JbiUei. cache té qui contiendra je nom de J auteur •QU wke épigraphe adoptée par lui / et être pressées ) avant l'expiration du délai ûxé^ à AL' le Docteur .de jHaldat, Secrétaire de la Sor-
ciete.
La .ville de Nancy, que Ton ne put jamaia accuser .de méconnaître ou de négliger les talena jDaisAans, lorsqu'ils sont accompagnes.de la mor ^estie qui leur convient, a fourni à la Société l'occasioQ. d'encourager. les ^ucqjès. de ]M[. JaqûoC
( i8) Jeune , artiste ne dans nos murs , qui ayant obtenu Tun des grands prix au jugement de rAcadëmic royale de sculpture , a excité Tintérêt du corps municipal, des magistrats et des principaux habitans de notre ville. La Sociëtë s^est empressée d'ajouter son tribut à celui de ses concitoyens et de réunir ses applaudissemens aux leurs.
D'bouorables encouragemens ont été accordés à des travaux entrepris pour le perfectionnement d^un art moins brillant , mais dont les succès ont une influence si directe sur leboubeur du peuple^ quMI fixera toujours les premiers regards de la Société. Le sieur Masson , charron à Domêvre ^ ayant soumis à son examen le modèle d'une cbarrue de son invention, elle a été remise à i;ne commission et soumise à des essais qui lui ont fourni des observations propres à donnçr à cet instrument les perfeciionnemens dont il paraît encore susceptible. Le rapport dont nous publierons un extrait en fera connaître la construction,
M. Berlier, propriétaire à Roville, connu par ses travaux agricoles, son zèle pour le perfectionnement de réconomie rurale et ses succès dans cet art important , a mérité les éloges de rAcadémie pour une entreprise également consacrée au bien public. M. Bertier ayant établi et doté à ses frais une école d'enseignement mutuel destinée à propager l'instruction parmi les enfans die la campagne ) la Société, sur le rapport d'ua
i^omtnissaire témoin de ses efforts généreux , lui a adresse de justes félicitationsé
Les correspondances n^ont été ni moins nom^ breuses m moins actives que dans les années précédentes. Celles du docteur Louis Yalentin nous ont procuré d^utiles connaissances sur divers sujets traités par des savans étrangers*
La Société a admis au nombre de ses membres résidans : M/ De Lassaux , recteur de TAcadémie de Nancy, auteur de savans commentaires sur le Gode civil des Français , non moins recomman^ dable par ses talens administratifs et son carac-*tère que par ses connaissances très -étendues} M*' le comte Drouot , aussi connu par ses talens militaires que par la loyauté de son caractère ; M.' Séguier , Préfet du département de la Meurthe, auteur d^un ouvrage grammatical sur la langue grecque , et de plusieurs disser^ tations philologiques, cher à la société *par ses lumières et ses vertus^ M.' Labroisse, statuaire de cette ville, élève de Julien, auteur de plusieurs ouvrages de sculpture répandus dans le dé-
partement*
Les nouveaux membres auxquels TAcadémie a accordé le titre de Correspondans , sont : M/ le comte de Foucault, Chambellan de S. M* TEmpereurd^ Autriche, résidant à Vienne, auteur d'une histoire de Léopold, Duc de Lorraine et de Bar, et de plusieurs écrits sur la maison de
iiOrraine; M«' Botcin, ancien sécrélaire'gëiiiërftldt préfecture , auteur de :plusîeurs mémoires sur réconomie rurarle et domesli<iue f M/ Géraràin jeune ^ mëdecin'disti ngué /par des sticcèd .précoces i^ maintenant secrétaire d'uilie sddété de médecine a la Nouvelle-Orléans ; M. Ottfepratte, professeur de mathématiques à Fobservatoire dé la -marine i Brest, autetir d^un ouvrage sur PÀHronotni^ nairtlque ;M. Dorion , auteur du podiiie de Palmire cotiquise-, et de /plusieurs écrits estibyâi} M. Warden, ancien consul des Etais-Unis , docteur en médecirie, auteur de plusieurs *ouvi>a!gët sur Ja statistique de ce grand et nouvel empire jj AL Moreau de Jones , chef d^escadron , associé de riustitut, auteur de «plusieurs écrits sur l'histoire naturelle et la .géographie du uottveau monde ^ etc^ M. 'Romap, colonel du cbcps royal du Génie, au service d'Espagne^ M. de Mercy , docteur en médecine , auteur de la tra^dnclion française d'un grand nombre d'écrite d'Hippocrate; M. Guibal , ancien ingénieur, élève de récole polytiechnique , auteur du poëme de Rutli^ M. Gaillardot , docteur en médecine , miné^ ralogiste distingué , auteur d'un mémoire sur la Côte d'Essay.
' La Société regretteparmi ses membres résidana^ M. le baron Henryy premier président delà Cour d'appel de Nancy , jurisconsulte savant, magistrat intègre, dont les vertus , le courage et les lumîèrea
fe conserveront longtemps dans la mëmoire des gens de l^içn^ M. de I^^ss^i^n^ ^ q\i^ellô i\^ possédé que quelques instans, enlevé par une mort prématurée à renseignement public, aux lettres et k ses amis^ M. Schmits, ancien conservftteul: des eaux et forets.
Parmi ses nombreux associés, elle regrette ft^, (}^ la ppf tç^çlu-Theil ^ paeinhre de ^institut , Tmp des; cons.erYateurs ^e (a ^jbljotl^èque 4n lipi; M. l^e T^oàfle 9 aqcî^ chef 4^ taureau k l^ pé-^. feçtufc; , CQurpi^qé p^r T Ac^^Ç wie^ M- 4ç h Vallçç^ ancien ç]ief ^ç bureau ^e l^ çbc^pceUerie 4c If Légion d'honneur^ M. de Sokoluicki, général de division de Tarmée polo^iaise, le mç^rr\e qui, W iëii4, obtint les suflfrage^ de la Sociélé pPHf^ llifiminage public qu'il rendit i U mémqire df) BQtrç aMgus|e fondateur, i la famille duquel i| •vait rhonopuF d'être uni par les lien3 du s^ngj M* le comte de Choiseuil-GrOufEer, ps()r d<| France, auteur du Voyage en (Jrècp, çp¥qp^rr trinte vénéré qui lai^s^ de longs regrets aux ainj^ des lettres et des beaux-arts^KI* î^s^ier, savf^n( gstronomt^ né à Qadonviller, département 4p If iMeurtbe , et piort après ^e Ipngue c^rière coprr sacrée à d'utiles travaus^f