‹ MémoiresChapitre 4 sur 17 · POIDS · texte numérisé non relu

POIDS

du

Itilog. bectog.

Potasse d^An^érique, essayée pour terme de comparaison

Salin provenant des cendres de chêae. .

Cendres gravelées de la" lie de vin

Cendres entières de betterave.»

Dbg&és

dVlcalinité.

D^après'quoi, répinard, la betterave, Tarroche et la rhubarbe, £^uxquelles il ajoute Therbe à la laqae observée par M. Braconnot, se présentent cemm^ les plus alcalines. N^est-il pas remarquable, en efiet, comme le dit Fauteur, que ces plantes dont les familles sont voisines dans Pordre naturel , se rapprochent également par leur composition f On trouvera sans doute dans ce rapprochement un nouvel exemple des ressources que présente l'analogie botanique pour la recherche des propriétés chimiques des végétaux.

La potasse est saturée par Tacide nitrique dani la betterave, et cette quantité est si considérable , que le nitre cristallise à la surface des feuilles de cette plante desséchée, et que dans cet état, elle brûle avec une grande vivacité à la flamme de la bougie. Les tiges dWroche et les feuilles de rhubarbe présentent les mêmes phénomènes. M. De Dombasle a consigné aussi dans son Mémoire des observations curieuses sur Tinfluence qu'exerce la culture sur la quantité de potasse contenue dans les végétaux^ Il a observé que les terres fortement fumées , sur-tout avec le fumier de bergerie , sont celles dans lesquelles les plantes produisent la plus grande quantité d'alcali. Xe voisinage des habitations lui a paru même influer sur la quantité de nitrate de potasse contenue dans les végétaux j ce qui semble établir une«

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âes expériences prouvent qu^un hectare de terre cultive en betterave a donne en deux récolles S^^Soo Idlogrammes de feuilles fraîclies , qui produisent 1^022 kilogrammes de. cendres, susceptibles a^ètfe employées dans presque tous les cas où Poti Mi usage des cendi*es gravelées, plus lictiÊs en alcali que plusieurs potasses du cominerce^ et fournissant par la tixiviation 63^ kilog. de potasse d excellente qualité. t>e toutes les pkntes indiquées, latietterayei la rhubarbe, Farroche et 1 herbe a fa laque, sont celles qui semblent promettre im. sbccès plus complet. La seule difficulté consiste dans là dessication des feuilles , qui ne peut se faire , pour la betterave sur-tout , que par les temps les plus chauds et les plus secs ^ et qui manquerait absolument par les temps humides.

Histoire naturelle.

'HTML MÔU6BÔT et Nestler continuent avec le tèle et la sagacité qui les caractérisent leurs recherches sur les Cryptogames des f^osges et du Rhin. Les 4-^ et 5.^ cahiers de cette intéressante

(47) collection ne le cèdent aux trois premiers ni pour le choix ^ ni pour la rareté des espèces , dont plusieurs sont nouvelles dans la flore française» Les auteurs ont eu grand soin de placer à coté Tune de Tautre certaines espèces voisines qvCil est assez diflicile de distinguer , sans en faire une comparaison exacte , afin d'applanir les difficultés èi fréquentes dans cette partie de la science. Ces botanistes distingués ont adopté dans leur 4*^ cahier la nomenclature d^Acarius pour Ie$ lichens, comme plus complète que celle de Décan* doUe. On remarque sur-tout dans le 5/ volume de cette coUèetien dé cryptogames desséchées , une belle suite de jungermannia , genre trèsnombreux en espèces, et dont quelques-unes pouvaient laisser des incertitudes dans leur détermination. Mais la connaissance que M. MoroEOT a fiiite avec M.HooLer, célèbre botaniste anglais, qui a publié une belle monographie sur les jungermannes d'Angleterre, lui a fourni des renseignemens précieux sur tes espèces de cryptogames, dont les Vosges sont abondamment pourvues.

MM. MouGEOT et Nestler se sont aussi occupés des algues d'eau douce, dont plusieurs figurent dans le 5.^ cahier : ces productions singulières qui , à raison de la simplicité de leur organisation , s'offrent comme les premiers chatnons

du règùe végétal j sont en même' temps les plus difficiles à étudier j à raison de la ténuité extrême de leurs organes.

Nous doùnons ici la liste de ces espèces nombreuses , là plupart nouvelles pour la flore française. Celles marquées d^un * ne sont mentionnées ni dans Fouvrage de M. Décandolle , ni dans le supplément publié à la fin de 181 5. Celles marquées dW * et d^un o , sont inscrites dans 1q supplément^ mais elles étaient nouvelles à Fépoque où Fartide nous est parvenu.

Noms des Plantes contenues dans les 4** ef 5/ voU des Cryptogames Vogeso-Bhjènanes^ dont il riapas été fait mention dans la Flore de la Lorraine.

Fisc- IV.

Soi. Equisetom variegatum, Sgheigh. -

3o5. Asplenium viride) Huds.

3oÔ. (>jmnostomam ovatum, Hedw.

Sog. laponicum, Hedw.

3 10. Grimmia lanceolata, Schrad.

3i 1. •••••. • oyala , Hedw.

* 3i2. crinita, Brid.

* 3i3. Plerogonlum striatani) Schwalgr.

3 16. Dicranum poljrsetum, Swartz.

* ^17 schaderi , Web. et Morr.

* 3i8. loDgifolium , Hedw.

Sig. spurium , Hedw.

^ 3aa • squarrosum , Scrrad.

* 322. Orthotrichum pumilum) Swartz* 323 affine , Schrao.

325 diaphanum , Scarad,

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