‹ MémoiresChapitre 3 sur 17 · Sulfate et muriate de potasse r t · texte numérisé non relu

Sulfate et muriate de potasse r t

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Le 9 février i8i5, M. Buaconnot a pornr

(29) muniquë à la Société le résultat de ses expériences sur les corps gras. Frappé des différences que présentent^ relativement à leur consistance, les différentes espèces de graisses, dont les unes, comme le suif, sont solides et cassantes , tandis que d'autres, telles que 1 huile, Faxonge, sont fluides ou molles ; il lui a semblé que leur consistance pouvait dépendre de la combinaison, en diverse proportion, de Tespèce la plus fluide avec la plus solide. Mais, pour s'en assurer, il était nécessaire de les séparer. Ayant inutilement cherché dans les agens chimiques quelque moyen propre à opérer cette séparation , il en trouva un aussi simple qu efficace dans l'attraction capillaire que le papier brouillard exerce sur les huiles, et parvint ainsi à isoler les deux substances dont se trouvent composés les corps gras. Il donne le nom de suif à la partie solidifiable, et celle d'huile à la portion qui demeure constamment fluide. Le tableau suivant offre le rapport des proportions de ces deux substances dans un grand nombre d'espèces différentes de substances grasses.

Beurre fondu des Vosges, . k^. ^.

en été, •••••••• 6o.«..4o«

en hiver, ••••*. 35. •••65.

Axonge de porc « • • • • 62 • • • .38.

MoëUe de bœuf. • • • « . ^4 * • * * 7^*

Moelle de mouton . • ; 74 • • • • 26.

Graisse d'oie.. 68.... 32.

Graisse de canard..^ .•••.••• 73 • • • • 28 •

Graisse de dindon 74» • . .26.

Huile d'olive 72.d»..28.

Huile d'amande. 76. • • • 24 •

Huile de colza • . « 54* • • •46*

D'après ces résultats , M. Bracohnot estime que le suif n'existe jamais à Fétat de pureté dans les animaux ^ que le plus ferme qu'on puisse se procurer, contient encore une certaine quantité d'huile ; et que lorsqu'il en est privé , il se rapproche singulièrement delà cire, qu'il peut même remplacer dans son application sur les bois. Ces recherches sur le double principe des corps gras sont suivies de l'exposition de l'action chimique de divers réactifs sur le suif.

L'acide sulfurique versé sur celui de mouton fondu s'y combine, et donne un produit auquel feau bouillante enlève l'acide. Lavée avec soin , b graisse se trouve transformée en une petite quantité d'huile, et en une substance très-analogue

k la cire ; elle est blanche , sonore , fragile , dare ^ sèche ) susceptible de se pulvériser , et assez semr blabie à la cire de la Louisiane^ mab elle est moins fusible , s'unit avec la plus grande facilité aux alcalis et à Talcohol chaud ^ ce qui la rapproche de Tadipocire des cadavres.

Le suif de bœuf, traité avec six parties diacide nitrique concentré , en éprouve lentement Faction , donne peu d azote , diacide carbonique , et laisse au fond de la cornue une matière, qui^ fondue plusieurs fois dans Teau bouillante, et privée de Thuile brune qu'elle contenait, au moyen da papier gris et de la presse , donne une substance d'un blanc de neige, d'un aspect nacré et en forme d'aiguille , semblable au blanc de baleine» Elle est soluble dans l'éther et l'essence de téré-p benthine, inaltérable par les acides , susceptible de se distiller sans altération, fusible à 54^~-|-or, et se montre commue une espèce particulière d'adipocire. Les eaux de lavage laissent déposer une matière blanche , regardée parM^Vogel comme de l'acide muqueux , mais qui est , aux yeux d^ M.Braconnot, un acide particulier, caractérisé en effet par les produits qu'il donne avec diverses substances , et qui se rapproche de l'acide pyrosébaciquedeM.Thenard. Lorsque l'acide nitrique est affaibli , le suif donne , comme il le fait avec

tous les acides une matière sébacocireùse^ susceptible de se combiner avec les alcalis.

L^action de Facide muriadque sur le suif est peu marquée, et né donne que peu d'adipocire.

L'action des alcalis sur le suif a offert à M. Bràconnot beaucoup de ressemblance avec celle des acides sur la même substance. 11 s^est de même transforme en une substance analogue à la cire et en huile très-soluble dans Talcohol. La matière nacrée, décrite par M. Chevreuil, n^a pas été observée dans le savon de suif dissous dans une grande quantité d'eau. L'huile soluble dans Talcohol Test aussi dans Téther^ elle se combine immédiatement aux alcalis avec lesqueb elle forme un mucilage. La matière adipocireuse ressemble beaucoup à celle produite par les acides ^ elle est cependant plus onctueuse.

Le blanc de baleine, examiné comparativement au suif, a paru moins facile à purifier, et n'a pas éprouvé les mêmes altérations par lacide sul^ furique. L'analyse que l'auteur a faite du savon de Marseille, qu'il a trouvé composé d'eau , d'adipocire , d'huile soluble dans Talcohol et de soude , lui a prouvé que sa purification consiste principalement dans la transformation qu'éprouvent tous ces corps gras par les acides et les alcalis. 11 pense que lorsqu'on fait «gir un acide ou un

alcali SUT le soif, « les trois principes qui le » constituent, Thydrogène, Toxigène et le car- > bone qui étaient en équilibre, se séparent et se » combineat dans un ilouvel ordre, pour donner » naissance à Fadipocire et à Thuile soluble dans » Palcohol , matériaux indispensables à la forma- » tion d'un savon de bonne qualité ». D'après quoi , les huiles qui ne contiennent pas de suif, ne pouvant donner d'adipocire, ne produisent que des savons mous; on les rend propres à en former de solides, en y ajoutant ce principe.

La rancidité des graisses, dont la cause a été jusqu'ici attribuée à la fixation de Toxigène, à paru à M. Bràcohnot dépendre de changemens analogues à ceux produits par les acides et les alcalisk II a trouvé dans du suif rance de Tacide acétique, et un autre acide, dont la quantité était trop petite pour pouvoir en déterminer les propriétés. Le suif dans cet état est plus soluble dans Talcohol, et se purifie avec une extrême facilité ; ce qui peut offrir une ressource à Fart du savonnier. *

M. Bràcouhot , dont le zèle pour les recherches chimiques sur les végétaux est infatigable , a présenté à l'Académie , qui a si souvent applaudi k ses succès, le résultat d'un travail très-étendu entrepris pour déterminer si Vextr actif doit être compté au nombre des produits immédiats des végétaux. 3

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Il est assez surpretianf, dû tiotre Collègue ^ qu'à répoque où la chimie rëgëtale ëtait eiicùrtt trop peu avaûcëe, pour avdir d^ûâd à tdu!^ leà objets utie attentidù ^tifBsdnte^ iottise bôHeihptëssé de crëer un être aiiqilel oti a âêcofdë tféi pfopriëtés distinctes^ et queToii Jir^tëfid i*èfl«èmtfei' chez tous les tëgëtaUl ,• qàdi^u'Wî n'ait p»ti fëtissi^ k le bien càfàctëdèfeh Ge{>éDddtit^ (ilUs tei efibi^tt îsesont tnuitipliëS) plUI on à ^éë^dé à Tëi'blti'âii'fe) et plus on s'esi ëgërë. S«krprh dé ti^ôuVei* féttnie^^ SOUS là tnêtné dëèoimriatiëri ^ ê^k !§^hétttùêéi dé nature ti^ès-diffërénté ^ règ^tdëfis tièmme idèntiqUeH) et . dësigflëèë soiis le ftëSi d'eMto'àëtîf^ il tt cherche à apî^t-ëëièr ^iV rfeipérieiteé les faiti qui âèlrvCnt de bàM à la thëbrie d<§ ëéttè substance*

Fourcroy^ ({ui a ii tHnsiaéUheflt cdhtribiië atti |xrogrès de là sciëiitrë^ tant p«Él* M MifthèdË liÉbiinetise que. par ses prëprèâ dtéôutérléà^ èiï tin de ceux qui a le pltis èlt^co^âë ft l^xtr^ctif^ et qui lui A donne le pliift d'fflbpôrtadtiè. Ce sàTànt pensait que Toxidabilitë ëtait!R9n èéPàftèrb prin-^ cipal, et crôydfi lé ^ëtiVëf prAMikâfiérèmënt dans la substance que dëpésènt les dëcoctibns de quinquina ^ substance hômittëe aussi résiné dé quinquitià par les phai*iUaciens. Schrader et d'autres chimistes, partagèrent Topinion déFourcrdy, et ^'imaginèrent que PextracUf passait au maxiiniiià

d\>xidation ^ comme le fait une substance mëtalfique très-avide d'oxigèue. M* Bracokhot montre qne les dëpâts qui se forment pendant Tévaporation des sucs et des décoctions végétales, proviennent de causes très-variées , dont la pricipale est la précipitation d^un sel calcaire, peu soluble^ qu^il fait connaître , et quMl trouve abondamment âans les végétaux. Les extraits, comme les autres matières végétales, éprouvent, selon Fauteur, ded changemens qui produisent de nouvelles combinaisons j mais au lieu d^attribuer ces changemens & la fixion de Toxigène , il regarde comme bien plus probable d'en trouver la cause , ainsi que le pensent MM. Théodore de Saussure etBertholet, dans une réaction des élémens de la substance végétale, qui donne lieu à une production d'eau et d'acide carbonique , dont la quantité diminue le poids de la substance, et augmente la proportion du carbone.

MM. Bouillon - Lagrange et Thomson ont pensé que Fextractif existait particulièrement dans le séné, parce que son infusion présentait, avee les réactifs , quelques-uns des caractères atti:ibués i ce principe. M. Bracoicnot prouve qu'il n'y existe pas plus que dans les autres végétaux. On a aussi supposé l'extractlf dans la sève des arbres^ mais M. Yauquelin, dont l'autorité est d'un si grand poids, déclare formeUement que l'extrait

de la sève du bouleau est une maûère colorante | qui d^ailleurs n'est pas identique dans ces sucs , puisque celle de la sève du marronnier n'est pas soluble dans ralcohol^ tandis que l'extrait de la sève du charme et du hêtre s'y dissout à l'aide de la chaleur. M.Bracoi9not observe en outre que plusieurs analyses dans lesquelles on reconnaît l'extrait, ne sont pas exemptes d'inexactitudes. M. Herbstadt a prétendu rencontrer l'extractif presque pur dans l'infusion de safran, tandis que MM. Bouillon-- Lagrange et Yogel n'ont vu dans ce prétendu extractif qu'un composé de gomme et d'un prinf> cipe auquel ils ont donné le nom de poljrçhroïtq. Le célèbre Dawy a trouvé dans le cachou une matière colorante, qu'il regarde comme l'extractif: elle ne rougit pas les couleurs bleues végétales, n'est pas précipitée par le tanin, et donne de l'acide acétique à la distillation. Mais outre que cette substance ne se rencontre pas dans les Tégétaux herbacés, elle ne jouit pas même des propriétés les plus saillantes, attribuées à l'extractif^ ne produisant aucun changement dans les dissolutions des terres alcalines, et troublant à peine celle de nitrate d'alumine et de muriat« d'étain.

M. Herbstadt a donné le nom de principe savonneux à une substance également soluble dans l'eau çt Talcohol , qu'il a tirée de plusieurs

(37) planlèS) telles que la saponaire^ la gentiane, la rhubarbe. Enfin, lesavantBerzelius^touten reconnaissant le vague de ridée attacbëe au mot extractif^ parait ,à notre Collègue en avoir singulièrement abusé, en l'appliquant à une substance tirée du lichen dislande préalablement épuisé par Teau^ et traité ensuite par la solution aqueuse de carbonate de potasse, Talcohol et Tacide acétique. Ce prétendu eztractif qui , selon M. Berzelius , est élastique comme le kaoutschoud, ressemble au gluten ; il est sans amertume dans Teau , Falcohol et la solution peu chargée d'alcali. Enfin, il n'a pas d'odeur animale quand on Texpose à une températureélevée.M.BRACONNOTneconçoitpas comment .ce célèbre chimiste Suédois a pu donner \c nom d'extractif à une substance si différente de toutes celles auxquelles la mênie dénomination a été imposée, et pense qu^on lui ait fait joiier eâ chimie le même rôle qu'ont long temps joué le nectaire, en botanique, et le schorl, en minéralogie: tant il est vrai, ajpute-t-il, que Tesprit humain , comme le dit Bacou , est semblable à uii miroir inégal qui change Timage des objets par la propre Irrégularité de sa forme. Considérant les extraits sous un nouveau point de yu0, il 9 reconnu que la plupart contenaient des madères animalisées, assez variables dans leurs propor- Ûous^ et ^ui ont été le plus souvent confouduef

avec Pextractif. Pour répandre plus de clarté sur la nature des extraits en général , et en donner une idée plus exacte qu^on ne l'a fait jusqu^ici ^ il les a classés diaprés la matière azotée qu'ils contiennent. Il n'adopte pas la distribution des extraits faite par Rouelle, quoique très-vantée^ parce qu'elle ne peut introduire que des erreurs sous le point de vue chimiquç. D'ailleurs, à cette époque déjà reculée, les plus halfiles ne pouvaient se former une idée nette de ces ma*? tières, qu'on regardait plutôt comice des préparations pharmaceutiques que comme des produits chimiques des végétaux. Il diyise les extraits ^a cinq genres.

'PKzyiiEKGzvfit* Extraits azotés ^pei^ amers.

Caractères. Ils ont upe saveur légèrement amère ; ils contiennent un ou deux principes animalisés que le tanin précipite abondamment j ils donnent ^ la distillation un produit ammoniacal.

Espèces. Extraits de bourrache, de buglosse, d^ cochléaria , de cresson , de séné , de saponaire , de ciguë , d'aconit, de jusquiame , de sitramonium , de belladone, de nicotiane, d'ellébore noir, de rhus radicans, de douce-amère , de chicorée, de valériane, d'armoise, de laitue, de chamsedris. de chameepitys, de chardon bénit, etc*

Steonh ofoai. Extraits azotés ^^ tré^-amèrs.

Caractères. Ils fournissant deux principes animalisés, dont Tun est extrêmement amer et soluble dans Falcofaol ; ils sont abondamment précipités par le tanin, et donnent i la distillation un produit ammoniacal^

Espèces. Extraits de concombre sauvage, d« trèfle d'eau , de fumeterre , de noix vomique, etc.

Taoïsij^ii.E jQEiri^E, ^traits lifàro-'Ç^otés ^

très-afjiers.

Caractères. Exposés au £eu , ils br&Ient avee |ine flami^ ^i^ve, etfournis&enjL u^^e quantité d'hyT drogène ex^eédente à I9 formation de l'eau ^ ils sont abondamment précipités par U tanin , et contiennent up principe résipiforii^, azoté^ jsOtt-^ yent associé à d'autri^s substances animales.

Espèces, ^xtrait^ .d'op^up;^^ daloës, de coIo->» quinte^ d'absintlie^ de grajtjole, d^ quinquina de S.^^-Doiphigue 9 de cfaausse-tr9ppe9 de laitw yireuse , 4^ pavot , de cljiélidQine , etc.»

Qu4TRi^BfE GENRE, J^trafts oxigéiiiSf

Caractères, Ils ont une saveur sucrée, par fois acide ou astringente^ ils ne contiennent pas ;iensiblement d'azote, produisent peu ou point de changement avec le tanin , donnent ^ la distillation un produit acide considérable, qui décèle unn

^uaAtijLé nptaUe 4'9^^<s 9 or4iaair9m<^ àwtr

la proportion de Fbydrogène ou du carbone : om pourrait aussi appeler ces extrfiits muqueuxj car la plupart contiennent de la gomme.

Espèces. Extraits de riéglisse, d^anis, d^oignon de scille , de çalangula , de poljpode , de fougère ^ de safran, de rhubarbe, de cachou, de casse, dç pulpe de tamarin, de sup d'hyppciste , de sureau, de groseille , etc.

GiNQuiÈQiE GENRE. ExtraUs ojcigénés^très-amers.

Caractères. Ils sont d^une amertume trèsprononcée, due à un principe particulier, associé à une matière gommeuse \ ils nç produisent pas de changement avec le tanin, et donnent à la distillation un produit acide assez considérable, qui ne contient pas d'ammoniaque.

Espèces. Extraits de gentiane, de petite centaurée , de quassia amer , etc.

De ces recherches nombreuses et impprtante^s M. Braconmot a conclu contre Texistence de Textractif , comme principe distinct et immédiat des végétaux :

1 •* Qu'on n'avait que des notions imparfaites sur la nature des extraits, pour ne pas les avoir examinés avec exactitude.

2.^ Qu'une grande partie de ces produits végétaux pharmaceutiques, et sans doute un grand nombre de plantes herbacées , paraissent contenir

deux ou trois principes anii;nalisés, le plus souvent confondus sans examen avec ce que Ton nomme lextractin

3.^ Que Fun des deux principes animalisés gu'on rencontre le plus fréquemment dans les végétaux , a une saveur plus ou moins prononcée^ •t paraît posséder la vertu médicamenteuse dominante de la plante dont il provient ; qu'il est soloble dansTéau et dans Talcohol, etn-est pas sensiblement affecté par la plupart des réactifs, lorsqu'il est dans son état de pureté', ii cen-est par le tanin et par le chlore qui le précipitent. QuMl est aussi précipité par le sulfate de fer qui lui communique unie couleur beaucoup plus foncée; tandis que Tautre prii^cipe fade , insoluble dans Talcohol , mais soluble dans Teau, est précipité abondamment par diverses dissolutions métalliques, par les terres alcalines et par le tanin. Qu'on trouve ces deux principes associés dans l'extrait de concombre sauvage, de cocbléaria , de saponaire , d'opium, d'absinthe, de belladone, de trèfle d'eau , de noix vomique , de séné , et probablement dans une foule de végétaux.

4.® Qu'un petit nombre des extraits contient un principe amer non azoté , qui n'est affecté par aucun réactif, excepté par le chlore qui le précipite ; que ce principe trouvé d'abord par Thomson , dans le quassia amara , se rencontre

$mA dans h gentiane, la petite cêot«i|r4(s, où il Mt associe i ane matière gommeuse qpi précipite plusieurs dissolutions métalliques*

5.^ Qa^il pât^it exister , d^qs un gjraiid i^ombre 4e plantes liierbaçif^^'^ acide yég/ét^l qpi n'es( B9S ^ujours parfi^ilepffpt i4entique î m^if i]u'oi| peut considérer, d?ns ^tes diffierençes lëgèrfi^pomme yariëté de Tacide des pommes , arec lequel il 9 beaucoup de ressemblance. Qu'il se ^roture iiaturellemént uni à b potasse , pour former avecelle ui| sel déliquescent insoluble d^ps T^lcobol , fst avec b cbaux, un sel peu soluble, qui |e pl^s ordinairement dopn/s naiss^ncfs au^ dépôts observés pendant l^évapor^lûop d^s^uç; végétaux ^ployé^ Jl la p^ép^ratiap dies «extraits* Mj Pfi^cosiîDT ^ observé pe sel uni avec la pot^se qu la chaux daps )a bourr^cbç, le ponpoïubre sauvage, le froebléaria, lageptiape, I4 saponaire, le séné, la ^loquinte*

6.^ Qu'il n'existe pas de principe extractif, tel fjiTon Ta décrit jusqu'à présent, et que tout ce qu'on a dit sur ce protée n'a servi qu'à retarder les progrés de la chimie végétale, en n'offrant que des illusions ou des hypothèses insputfsn^b^esr

M* MàTHiEu DE PoMSASLE a rassemblé dans yn Mémoire adressé à la Société le résultat de ses recherches sur les plantes^ dont la cuUvre

prtJ^Pffit le plus d avantage potir F/f^fr^iç^ 4^ la potasse. L'expéi'ience lui ayant prouva que la betterave est une de celles qui la fournissent le plus abondamment 9 il ai^ait^ antérieurement à f époque où le QcHivcmemçiit 4opq? Timpulsiou à h culture de cette plante poor Textraction du sucre, formé le plan d^un établissement où il se proposai^ de li| tsailiBr sous le double but d^ Texiractipn du sucre fk 4^ la pivBpfur^^pp 4§ la potasse, espéfapt tir^r ruil 4f Ç^ j^f^dwts des ffsujUes, (et Tautre des facioes de la plwte. Mai^ il n^ tiitda pas à a'apereevoir aue .la menue ciilcur^ lie pouvait donner Fun et l 'fmtre & k ibis j ear la soustraction réitérée des feuilles , qai est néces^ saire pour obtenir la potasse, eiriève en grande partie à la racine ses dîsposi^ons k produire le sucre. L'extraction du su^re qiie notre Collègue a faite en grand et avec beaucoup de succès, ayant fixé toute son attfoitiop, il a cru cependant qu'il ne serait pas in^tiIç de faire connaître des observation^ qui peuvent ouvrir une carrière nouvelle à rindustrienatiomle dans la culture des plantes Içs plus propre à fournir la potasse.

Parmi Iç grand noimbre de celles qu'il a examinées, quinze lui ont parusur-tout mériter une attention particulière, par la quantité qu^eUeaen fournissent. Le tableau soiv^pt donnç ^e moyen

de Ui comparer entr'elles , relativement i leur ridbuesse.

NOMS des

L 4 If T E s.

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