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COUP D'ŒIL SUR LES DIFFÉRENTS PROCEDES

amené une cristallisation nuisible et diminué beaucoup la

durée de conservation. Il fallut donner de la densité aux images en ajoutant au collodion sec une matière organique : gélatine, albumine, sirop, gomme, tanin, résine, miel, sucre, etc., qui jouait le rôle de préservateur ou de sensibilisateur. Notons, en particulier, le collodion au tanin, du major Russell, qui fut très employé, et qui acquit une grande rapidité par l'addition d'ammoniaque et par le développement à chaud.

Là, comme dans les procédés précédents, le brome vint encore augmenter la sensibilité ; après être entré dune façon timide et en faible proportion dans le collodion sec, il finit par en chasser entièrement l'iode.

En 1871, on revint à la gélatine de Poitevin, et, en 1878, Bennett parvint à augmenter considérablement la sensibilité en se servant d'une émulsion de gélatine et de bromure d'argent soumise à une maturation qui rendait moins stable son équilibre moléculaire;. Nous arrivons ainsi au gélatinobromure actuel, auquel il suflit de quelques centièmes ou même millièmes de second»; pour recevoir l'impression lumineuse, et qui contribue à donner à la photographie l'importance considérable que nous lui voyons prendre aujourd'hui.

En même temps (pie la couche sensible passait par ces transformations, l'acide gallique employé comme révélateur par Talbot cédait la place à d'autres plus énergiques, tels que l'acide pyrogallique, d'abord seul, puis associé à un alcalin, ensuite le sulfate de 1er, et les nombreux révélateurs actuels.

De même, la lentille simple employée par Nicéphore Niepce dans ses chambres noires primitives, lut remplacée par les objectifs de Chevalier; et l'optique photographique, qui n'est pas à étudier ici, parvint peu à peu à l'état actuel.

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