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EPREUVES P0SIT1 VES

mélange de chlorure et de nitrate (Nicéphore Niepce,Talbot), ne lurent plus employés que pour le tirage des épreuves positives à partir du moment où Talbot inventa son calotype. Leur impression est, en effet, plus longue que celle des couches sensibles qui se sont succédé depuis. Il restait à en faire une étude complète. Dans un travail considérable, qui n'a pas duré moins de dix ans (i854-64), MM. Davanne et Girard ont établi par une analyse méthodique les causes qui font varier la coloration, la netteté, l'intensité, la solidité des images ; ils ont indiqué aux opérateurs les circonstances les plus favorables dans lesquelles on doit se placer pour obtenir les résultats les meilleurs et les plus durables; pour cela ils ont étudié séparément le rôle des différents papiers, de l'encollage, des bains chlorurants, de la sensibilisation, du virage par les sels d'or, du fixage, etc. Ils sont arrivés à cette conclusion : « Une épreuve bien lavée et fortement virée ne passe pas ; l'altération n'est pas la destinée normale des épreuves ; c'est un sort accidentel qu'il est toujours facile de leur épargner. »

Dans les papiers dits aristotypes, on a donné plus d'intensité et de finesse aux images en recouvrant le papier d'albumine, ou de gélatine, ou de collodion.

On emploie aussi sur le papier bromure émulsionné dans la gélatine; on développe alors comme avec le gélatinobromure sur verre.

Papiers au charbon. — Les procédés de Poitevin qui permettent d'obtenir des épreuves au charbon sur papier par mélange de charbon ou de poudre colorée avec la gélatine bichromatée ont donné lieu, après l'observation de Fargier sur la nécessité de développer du coté opposé à celui de l'impression lumineuse, aux méthodes par simple ou double transfert d'un support sur un autre. Mais on peut aussi se passer de cette complication, par exemple en employant le papier charbon-velours d'Artigue ou en se servant de gomme bichromatée dans laquelle on incorpore la matière colorante.

Le papier au citrate de fer de Garnier et Salmon, le papier au perchlorure de fer et à l'acide tartrique que Poitevin

CoLSON. , !■>

i8a COUP D'ŒIL SUR LES DIFFERENTS PROCÈDES

recouvrail de poudre ou d'encre grasse après l'action de la lumière, etc., sont encore utilisables (i).

Papiers industriels. — Les recherches de Niepce de Saint- Victor et de Poitevin sur les substances sensibles à la lumière, en particulier sur les sels de fer, l'azotate d'urane, etc., ont donné lieu à bon nombre de papiers propres aux tirages industriels.

Entre autres, citons : le papier négatif Marion-de Motileff, au prussiate rouge de potasse et citrate de fer combinés (l863), produisant des images bleues qui virent au violet noir par un traitement par la potasse; puis par l'acide gallique ; le papier positif (Pelle t) dit au cvanoler, au perchlorure de fer traité ensuite par le prussiate jaune de potasse et par l'eau acidulée avec l'acide chlorhydrique. D'autres réactions précitées peuvent encore servir.

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