‹ Mémoires; (volume 2)Chapitre 25 sur 230 · Hamel, III, p · texte numérisé non relu

Hamel, III, p

4. Lettre de Jullien à Robespierre, citée par Hamel, III, 398.

5. Il s'était signalé par ses dilapidations en Belgique au cours d'une mission et fut mandé pour ce fait devant le Comité de Salut public, par un arrêté signé de Robespierre. Plus tard il fut exclu du Tribunat comme coupable de tripotages sur les grains. Son fameux rapport sur le 9 Thermidor n'est, comme l'a démontré Hamel (III, p. 655 à 660), qu'une impudente falsification historique.

6. Voir au chapitre xiv des Mémoires le portrait que Barras nous donne de son ami : « L'usage des spiritueux, l'exaltation qu'il devait à cet auxiliaire, lui donnait une hardiesse, une intrépidité presque guerrière. Avec un caractère déjà très décidé, cela faisait wn excellent révolutionnaire. »

7. Paraphrasant ce mot de son ami, Couthon parlait de même, dans son discours du 6 thermidor aux Jacobins, de ces hommes « dont les mains sont pleines des richesses de la République et dégouttantes du sang des innocents qu'ils ont immolés ».

8. Paroles adressées par Robespierre à l'un de ses amis, la veille de la fameuse séance du 8 thermidor à la Convention (Voir Hamel, III, p. 720). Ce retour de Robespierre aux idées de modération et de clémence est attesté par Barras lui-même dans un très important fragment autographe qu'on trouvera à la fin du présent volume, et qui confirme d'une façon éclatante la thèse de M. Ernest Hamel sur les origines du 9 Thermidor (voir Appendice n» VII, p. 341). « IL voulut et ses collègues, revenir à des principes de modération; il se prononça contre les pillards, contre les fournisseurs, contre les éctiafauds. Ce fut l'époque que saisirent les membres des Comités pour le dépopulariser. Il fut traité de modéré et périt comme Vhonnéte Camille Desmoulins, Danton, Bazire, et les autres députés qui voulurent arrêter les exécutions et la terreur et la puissance des Comités... » Cet hommage significatif rendu par Barras lui-même à sa victime a disparu dans la rédaction des Mémoires. Il me parait intéressant et juste de le rétablir ici. Et c'est une des raisons qui me décident à publier en appendice ce fragment autographe de Barras, malgré la confusion, le désordre, les redites qu'on y remarquera. Je ne fais pas difficulté à reconnaître que le récit autographe est, sur quelques points, en désaccord avec le texte même des Mémoires. Voir, notamment, ce qui est dit dans l'un et dans l'autre au sujet de la fameuse lettre de Charlotte Robes-

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