‹ Mémoires; (volume 2)Chapitre 91 sur 230 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

donc les Sardes. Nous livrâmes plusieurs combats, qui furent à Tavanlage des Français. A la suite de ces succès, je m'occupai des travaux de l'intérieur, et, nommé président de toutes les administrations, de concert avec le général d'Anselme, j'organisai provisoirement le département des Alpes- Maritimes. Au moment où ie m'efforçais de calmer les Ani"',

'^ ^ Octobre

craintes semées parmi les habitants de Nice par les prê- '''^• très réfractaires, les émigrés et les autorités de Nice avant d'abandonner la ville, au moment où j'arrêtais le pillage des maisons des nobles piémontais, et où je créais une administration, une municipalité, des tribunaux et des juges de paix provisoires, j'appris ma nomination à la Convention nationale, et je fus appelé à me rendre dans son sein; mais le général d'Anselme et les principaux citoyens de Nice écrivirent à l'assemblée en la priant de me permettre d'achever ma mission, et moi-même, quelque impérieux que fût mon devoir à la Convention, je ne pouvais me décider à laisser sans direction et dans l'anarchie qui suit un renversement de gouvernement une population que je pouvais servir encore et qui m'offrait l'expression de sa reconnaissance.

Nous n'avons pas cessé d'agir en parfaite harmonie avec d'Anselme, quoiqu'on ait tenté de nous troubler par des suggestions qu'on peut appeler des tripotages. Ils étaient l'œuvre de la sœur de ce général, femme sans doute très patriote, mais plus qu'on ne le lui demandait. Revêtue de l'uniforme d'aide de camp, cette demoiselle ne voulait pas même s'en tenir à la partie militaire, il fallait qu'elle intervînt encore dans la politique.

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