II
Pescara et poussèrent quelques hommes jusqu'au chemin couvert sans qu'on tirât sur eux; préliminaires à la suite desquels un parlementaire fut envoyé au commandant de la place, dans le double but de rapporter sur elle et sur lui le plus de renseignements possible. Le prétexte était de remettre la sommation suivante, que, si Ton veut bien se rappeler les positions respectives, on pourra taxer d'impertinence :
LIBERTÉ. — ARMÉE DE ROME. — ÉGALITÉ. « Au quartier général sous Pescara, le 3 nivôse an VII. « Au nom de la République française MoNNiER, général de brigade Commandant la gauche de l'aile gauche de Varmée de Rome.
« Somme la garnison de la forteresse de Pescara de lui ouvrir sur-le-champ ses portes.
<r Les militaires qui composent cette garnison peuvent se reposer sur la loyauté qui caractérise l'armée républicaine.
Œ Demande d'une réponse décisive dans le délai d'un quart d'heure, temps après lequel la ville et la citadelle seront incendiées.
« Si le sang français coule et s'il est nécessaire d'ordonner l'assaut, la garnison sera passée au fd de l'épée.
et Le général Monnier rappelle à M. le gouverneur et à la garnison que rien ne résiste à la bravoure française.
<t Signé : Monnier. »
Le capitaine Girard, aide de camp du général, officier d'une véritable distinction, fut chargé de la mission et s'en acquitta à merveille. Il reconnut que la place était en parfait état, et que la garnison, réellement de deux mille hommes, ne manquait de rien; il nous divertit