‹ Mémoires;Chapitre 100 sur 177 · Pietrasanta. Librel'allo, Saiv.ana, etc · texte numérisé non relu

Pietrasanta. Librel'allo, Saiv.ana, etc

2. Le 1" Juillet, le mart(uis de Mantniie avait établi son camp à Giarula. entre Fornovn el Panne (vovez la carie annexée à ce volume . De là il envoya son oncle, Rodolphe de (ion/a(:uc, et le comte de Caiazzo en reconnaissance du côté par où les Français devaient venir. A peine de retour, ils ap|)rennent que Tiivulce est arri\é à Fornovo. afin d v pré])ari'r les ]of,'is du loi. .Vltaquée à l'iuqjroviste ])ar les Sti-adiots de l'arniée italienne, conduits par le Dalmale Nicolo Annonio, ravant-p:arde franeaisiperdit quelques hommes P. Jove, Trad. Sauvage, cit., 1,69 s. . Le 5 juillet, une seconde escarmouche tourna encore à l'avantafre des Albanais, qui lucrent une quarantaine d'hommes, saisirent une bannière, des chevaux, des bajrajires et quelques prisonniers P. Jove. /. c). Sanudo. Spedizione, p. i50, veut que .NLintouc ait payé dix ducats la première tète française, en baisant sur la bouche celui qui la lui apporta. Grand hâbleur, le mar- <|uis se crfiyait si assuré de la victoire que, le 21 .juin, il écrivait à sa femme, la spirituelle Isabelle dEste, que son armée était suilîsante. nr>n seulement pour tenir tète aux Français, mais pour les anéantir totalement

Luzio et Renier. Francescn Gonzaija alla hatlagliu di Fornovo. dans Archivio stnrico ilaliano. \x90. p. 210 ss. .

.3. Du mol genêt, espèce de cheval d'Espapne, de petite taille et de saniî arabe. Les Espagnols nommaient genetaires les cavaliers turcs ou maures. • Ces extradeurs, écrit Molinet, estoient moult estranpes. fort barbuz, sans armures et sans chausses, ayant une tarpette en une main et une demy lance en l'aullre » (V, 41. cit. p. Dupont, Mémoires, II, 4.i5 .

De Masdbot. — Mémoires de Philipfe de Commynen. — M. 17

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pied et à clieval comme les Turcs, sauf la teste, où ilz ne portent ceste toille cpi'ilz appellent toiibam ', et sont dures ^cns et couchent dehors tout lan et leurs chevaulx. II/, osloient tous Grecs, tous venus des places que Vénitiens y ont, les unfj^s de Napples de Romanie, en la Morée '. aultres d'Albanve, devers Duras ■^; et sont leurs chevaulx l)!>ns et tous chevaulx turcs. Les Yeniciens s"en servent fort et si lient. Je les avoys tous veuz descendre à \'enise et faire leur monstre en une ysle où est 1 abbaye de Sainct Nvcolas^, et estoient bien quinze cens. Hz sont vaillans hommes et qui fort travaillent ung ost ".

Les Estradiotz chassèrent, comme j'ay dit, jusques au lo<.;is dudit mareschal, où estoient lo<i^és les Almans, et en tuèrent trois ou quatre et en emportèrent les testes : et telle estoit leur coustume, car ayans Yeniciens guerre avecques le Turc, père de cestuy cy, appelle Nichemet Ottomany •'", il ne vouloit point que ses gens prissent iiulz prisonniers, et leur donnoit ce ducat pour teste; et Yeniciens faisoient le semblable, et croy bien quilz vouloient espouventer la conqiaignie, comme ilz tirent. Mais les Estradiotz se trouvèrent bien espouventez aussi de lartillerie ; car ung faulcon *> tira ung' coup et tua ung de leurs chevaulx. qui incontinent les lit retirer, car ilz ne Lavoient point acoustumé; et, en se retirant, prindrent ung cappitaine de noz Almans ^, qui estoit monté à cheval pour

u) ung ost, quant ilz s'y mettent édii.

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