Non pas Schwvtz. mais Zuricli
2. Godefroy Dict. dcl'anc. lanfine franc, fournil plusieurs exemples du mol [nvr/er dans le sens d'instruire (iiiehin'iin de ce qu'il faut dire.
I iliri MVKi; Mil. (HAi'iiiti: x\iii .{27
batre. cai- le Hov ne preteiuloit nulle querell" ci ne vouloit l'onibalre (jue poui- saulver la personne diuiit duc et ses aullres serviteurs et subjectz /'. Les ennemys estaient bien fortz. et'/ impossiWe de les prendre dedans leur ostz. tant estoient bien fermez de toussez |)lains deaue et 1 assiete propice'"; et navoient à se dell'endre (|ue de nous, car île ceulx de la ville navoient ilz plus de craincte. Hz estoient bien deux mil liuyt cens hommes darmes bardez, cinq mil chevaulx liciers, unze mil cinq cens Almans ' menez de bons chiefz comme ce messire Georg-e de Piètre Planne, niessire Federic (Cappella nt et messire Hanse, et aultres*. et autre i^^rant nombre de ^ens de pied ~'; et sembloit bien parlé' par volunté de dire quOn les deust prendre leans, ne quilz deussent fouyr. Une aultre plus grant doubte y avoit que si tous les Suvsses se trouvoient ensemble, qu'ilz ne prinsent le Hoy et tous les riches hommes de sa conqjaignée. qui estoit bien foible au pris d'eulx. et »]u ilz ne les menassent en leur pays; et quehjue apparence s en vit. comme verrez jîar la conclusion de la paix.
Chap. XVIII. Estant toutes ces questions parniy nous, et que ledit duc d'Orléans en print débat avecques le j)rince d'Oranj^-e juscpies à le desmantir '. nous retournasmes. ledit mareschal. seifi^'neur de Piennes, présidant Gannay. sei'ji'neur de Morvilliers. vidame de Chartres'* et mov. en l'ostz des
fj et subjectz esl omis dmis lesédil. — q et esloit édit. — /• ]irii|)i-e éilil. - s) et aullres eal omis duns édit. — l parler édil.
1. Ulinann Kniser Maximiliiin 1. \. p. 290, n. considère ce chillre cniiime exafîérc. 11 le ramène à 9.000 .\lleniands au maximum.
2. I. opinion de deux Italiens, témoins oculnii-es. Hcnedetti et .Iiu-<)iies d'.Mri. n'est pas aussi fa\oral)lc aux armées de la lifîue.
3. L'Histoire de (Charles \ Ilf p. 106 s. confirme ce que dit Commynes de l'irritaliftn du dur dT)rléans. qui " eut de }::rosscs pamles a\ec M. le prince d'Orange ■>. II réussit à séduire plus de 800 hommes d'ainu-s fi-ançais et la plupart des capitaines et olliciers des Suisses, riui lui pniniii-ent de i'accornpajrner : sur (|ui)i " il supplia le Roy que son bon plaisir fut de luy permettre (pi'il essayât à l'adventure.. : mais ledit seifïneui- ne le \nulul jamais permettre ".
■i. .lacrpies de Vendôme, vidame de ('hartres. |)rince de (^iiabanais. si-i- ^ncur de Lassay, de Pousaufçes. de Tliitrau;r<'s . de la l'ei'té -^'idalne et de .Maisons-sur-Seine, conseiller et chami)ellan du i-oi. ^'rand maître et ^.--én'M-al
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eiiiu'invs. et conclusisnies uni' piiix, ciovant bien par les si^-nes ({ue nous voyons (|u"elle ne tiendroit point ; mais nous avions neccessilé de la faire |)ovu- maintes raisons (jue avez entendues, et pour la saison ([ui nous y Ictisoit". et par faulte d';u'<'ent. et pour' départir lionnourablement aveeipies une lionnourable paix par escript. ((ui se pour roil envoier partout, comme elle fut '. Et ainsi lavoit eonckul le Roy en unggrant conseil, présent le duc d'Orléans. La substance estoit que le duc de Millau serviroit le Roy. de Gennes"'. contre tout le monde et, en ceste heure là propre, de deux iiaves'". à ses despens, pour aller secourir le chasteau de Xapples, qui encores tenoit, et. lan après, de trois; et de sa personne serviroit le Roy de rechief en leiuprise du royaulme. en cas que le Roy y retournast. et donneroit passaii-e aux g-ens du Roy. Et en cas que les Veniciens ne acceptassent la paix dedans deux mo^'s et (|u"il7. voulsissent soustenir la maison d'Arratçon, il devoit servir ?/ le Roy contre eulx, moyennant que tout ce que le Roy prendroit de leurs terres luy seroient baillées, et emploiroit sa personne et subjectz. Et quittoit au Roy quatre ving-ts mil ducatz de cent quatre vingt mil ' qu'il luy avoit prestes en ce voyage que le Roy avoit faict : et devoit bailler deux ostaiges de Gennes pour seureté -. Et
U: liaison d yver qui nnus y <!onlraignoit édit. — r el pour nous cdit. — t*') ser\iroit le Roy de gens éd. Dup. — x) et en ce faisant il feroit équiper deux navires édit. — y) soustenir édit. — 3^ cent ving-t-quatre mille Saiiv. Lenq. Le chiffre de 180.000 est le vrai.
réformateur des eaux et forêts de France 1495). capitaine de 40 lances, puis des 100 frentilshommes de l'hôtel du roi. pensionné à TiOO 1. t. en 1486. à l.ôOO en 1491, à ô.OOO en 1408. Il était tils de Jean de \'endome. vidame do Chartres, et de Jeanne de Brezé, e! il épousa Louise Malet, fille de lamiral de Graville. Il mourut avant le mois de mai 150" (Bihl. nat.. Pièce.t nriij.. vol. 2057. doss. Vendôme: cf. P. Anselme. VIII. 900 .
1. Ulmann ,K. Maximilian I. I. 405 observe également que (Charles \\\\. dont l'objectif était de reconquérir Naples, mais non de faire campagne en Lombardie, obtint en fait, par le traité de Verceil. tout ce qu'il ]>ouvail désirer, étant donné les circonstances. — Le 1*"^ octobre, le Sénat de Venise manda à son capitaine-général de la mer d'informer le roi de Naples que M. d'.\rgenton avait été le principal négociateur de la pai.x conclue entre le roi de P'rance et le duc de Milan .\rch. de \'enise, Sen. Secr.. XXXV. 1701. A ce moment on ignorait encore à Venise les termes de l'accord.
2. L'un des deux était le fils aîné d'.\ugustin .Vdorno Hist. de Charles YTH. p. 725).
1 il!;") I i.iviu: vin. riiAirniK wiii '.i2\)
fut mis le ehastellet ' entre les mains du duc de Ferraiv, comme neutre. j)our deux années; et paioit ledit duc la nioittié de la garde qui estoit audit ehastellet. et le lioy l'autre ; et en cas que le duc de Millan iist riens de Gennes contre le Koy. ledit duc de Ferrare i>c)uvoit bailler ledit ehastellet au Roy. Et devoit ])ailler deux aultres ostaii;es de Millan. ({uil bailla : et aussi eussent laict ceulx de Gennes si le Roy n eust esté si hatif de partir, mais dès ce qu'il le veit party. il s'excusa.
Dès ce que nous fusmes retournez de t'airt' jurer ceste paix au duc de Millan- et que les ^'eniciens eurent prins terme de deux moys de l'accepter ou non car plus avant ne si voulurent mettre), ledit seigneur jura aussi ladite paix '. et 1 endemain délibéra de partir, comme celuy qui avoit grant envie de retourner en France et ' toute sa ccunpaignée. Mais, la nuyt, les Suysses qui estoient en nostre ost se misdrent en plusieurs conseilz, chascun aveccjues ceulx de son canton, et sonnèrent leurs tabourins et tindrent leur rin ''. qui est leur forme de consed. Et ces choses que je diz me compta Lornay '.cjui estoit ung des chiefz d'entre eulx et tousjours a esté, et qui entend bien leur langue ; et estoit couchié en lost et en vint la nuyt'' advertir le Roy. Les ungs disoient (ju il/ [)rinsent le Roy et toute sa conipaignée. c'est assavoir les riches. .Vultres le consentoient bien, mais que on ne luy demandast c|ue le paiement '' de
ai et aiirisi avnit éilit. — b rin^jt'/i nllern.. motii /no/.i'oirli' : l'anjie/ i-enc chez les éiliteurs i)récé(lenl!i. qui n'ont pas compris le sens du mol. — c la nuyt est omis flans les édil. — d craultrcs lu- le conscMituieiit point. mais bien qu'un hiv demandast le payement ètlil.
1. I.e eliàlelet i>u la rotpie de (îènes. et ni«ii. idinine l'a eiii M"' Dupont y.Uèinoires. II. jJ" . la ville de Castelleto en Milanais.
2. Le traité fui si^né le !> octobre sur les bases infli(|uées par les orateurs du roi le 24 septembre préeédent Kerxyn. Lettres el .Ve'f/oc.. cit.. II, 229 s. . Le le.\te est dans IHist. île ('.hurles Vlll. p. 722: cL Ontonminces, X\. 485. Notons que le duc de Milan. |)ar cet accf>rd, sépara nettement sa cause <Je celle de ses alliés.
•i. Gvé. Commynes. Ganay . Ilijraut d Oreille et Hobeilel rentrèrent à Verceil le 10 octobre, et. le même jour. Cliailes \'III ratifia le traité \'eryier d'honneur. \\. 128.
S. Louis de Menthon.
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trois iiiovs. (lisaiil (|uo ainsi leur axoit esti- promis |)ar le Roy, son père, que toutes les foizquilz saudroient '' de leui" païs avecques leurs hanieres, que tel paiement dévoient avoir '. Aultres vouloient que on ne prist que les principaulx. sans toucher au Hoy. et se dispousoient de lexecuter et avoient ja lart^ement g-ens dedans la ville •' ; mais, avant qu'ilz eussent conclud, le Roy partit et lira vers Trin ', une ville du marquis de Montferrat. Toutesfoiz ilz avoient tort, car il ne leur avoit esté promis que ung- moys de paiement, aussi ne servirent ilz que cinq jours /^. Pour lin de compte on appoincta avecques eulx; mais avant prindrent le bailly de Dijon et ledit Lornay (mais ce turent ceulx qui avoient esté avecques nous à Xapples . qui tousjours avoient esté leurs chiefz, pour avoir ung- paiement de quinze jours pour eulx en aller; mais les aultres furent paiez de trois moys. et monta bien le tout cinq cens mil francs. Hz se lièrent en pleig'es et en ostaig^es. Et cecy advint des Francoys propres, qui leur mysdrent cela en avant , car ung de leurs cappitaines en vint advertir le prince d'Orenge qui le dist au Rov : et estoit par despil de ceste paix.
Arrivé que fut le Roy à Trin. renvoya vers ledit duc de Millan ledit mareschal de Gyé. présidant deCjannavet moy. affîn qu'il voulsist venir devers ledit seig-ncur. pour parler à
e) snrliroient èdil. — /'; aussi ne scr\iimt puinl ciiKj jnurs èdit.
1. « El cum luijusmodi au.vilia requircnchi diixeriinus . \ oliimiis semper salarium cuilibet e\ eisprospacio unius nicnsiscompetens arl nppicla Zurich, Bernn. vel Luczcrnn transmittore. et pi'o duobus alleris mensibus salaria in civitate (iebennensi \el alio in looo ipsis apto et i;i-ato eniimcrari faciemus I) Déclaration rie Louis XI. datée de Paris le 2 jan\-. 1 i7-i v. st.). imp. dans Amtliche Sammlnncf der iilleni eiilijen. Abxchiede. II. p. 910;. Lors du renouvellement de l'alliance qui l'ut conclue à Lyon le 1" novembre 1495. les Suisses eurent soin de faire ajouter à ce qui précède les mots suivants : " Et (|uam primum nosti-ates eoi-um domos e^redi contij^-erit. incipiet cursus triplicis triniestris •> Même niiv., III. U*' part., p. 73sl. La solde de chaque combattant était de 1 llorins et demi du Rhin par mois.