Sous Titus, en lan 70 de notre ère
2. Louis d'Orléans arriva à Verceil le 2:5 se|)l('ml)ri' Vérifier d honneur. [>. ili .
.'{. 2. 9â0 lumimes de cavalerie el '-S.'i'M) Suisses ilinfanlerie. ,Fai(|ues d'AIri
1 iltf) i.ivHi: MU. cnMMinK wii 325
roit par les chemins, à cjui les t-niiemis propre s f"iiist)ieiit de l'aide. Je sçay (jue j'en saulvay bien cinquante pour un<^ escu. auprès du petit chasteau que les enneniys tenoient. appelle (vammarian '.qui estoient couchés en un^- jardriii. ;i qui on donna de la souppe. et n en mourut (pie un^- : sur le chemin en mourut envyron cpiatre. car il y avoit dix mille de Nt)varre à \ ei'seil. où il/, alloient. Le Hoy usa de cjuehjue charité vers ceulx qui arrivèrent aiulit \ erseil. et ordonna huyt cens francs pour les tlepartir en aulmosnes, et aussi de leurs paiemens des g-ai<<es" et furent paie/, les mors et les vifzi, et aussi des Suysses. dont il estoit \nvn mort (juatre cens : mais cpiek{ue bien (piOn leur sceust taire, il mourut bien ti'ois cens hommes audit \erseil. les uniii'S par trop maii;^er. les aultres par maladie, et largement sui- les fumiers de la ville.
Et envyron ce temps (pie tout fut dehors, t'xcepté trente hommes (|u on avoit laissé au chasteau. dont cliascun joui' en failloit '' (pielzipie ung-, arrivèrent les Suysses. le nombre de huyt ou dix mille hommes, en nostre ost. où ja en avoit quelque deux mil (pu avoient servy \v voyaj^e de Naples. Les aultres demourerent auprès de \ erseil envyron à dix mil. et ne Tut point conseillé le Hoy de laisser joindre ces deux bandes, où ilz estoient bien vini^t deux mille -'. et erov (pic jamais ne se trouvèrent tant de gens de leur pays ensemble •^. Et selon 1 oppinion des jj^ens qui les con-
(j et aussi des paieim-nts tir leurs f:ai^rs ériil. — h) en sailluit édit.
laciiiile aussi qu'ils pouvaient à peine se tenir debout et qiiun };;:rand nombre d'entre eu.\ succomba sur la route de \'erceil ((Jhron.. cit.. )). 3Î7 s.).
t. Cameriano. près lîf)rfrf>-\'crcelli.
2. De IS.OOO à 20.000. d'après Vllist. de (Jiurles MU. p. lOj v.
•5 (L'est le 2(» septembre que le ^:ros des mei'cenaii-es suisses parvint au.\ environs de ^'erceil. Ludovic le More, terrifié, /n'avait pas iillendu leur arrivée pour traiter une paix particulière avec Charles \'III. ^'oyant les forces du Roi s'accroître chaque jour et les siennes diminuer, il expédia à Verceil l'évèque de Corne, Bernardino \'isconti, Piero de (Jalei-a et IJrando «le Casliglione, avec des instructions pour en finir; mais de leur côté les l-'rançais. qui se sentaient plus forts, •< cherchaient toujours à tfajjner cpielque point • Cjhron.du marquis de Miinloue: Sanudo,.S'/je(J/:/one, p.(i20 .
326 MKMoiHKs i)i; l'iiii.ii'i'i; DI-: commv.nks I iHoJ
«j^noissi'iil '. il (li^niouia pov de i;ens coiuhatans en leur pavs : et viiulrent la plus|»art malgré que l'on en eust. et l'aillut deHenclre rentrée du païs de Piedniont poui' n en laisseiplus passer, ou les femmes et les enllans fussent venus. On pourroit demander si oeste venue |)rocedoit de forant amour, veu ([ue le l'eu roy Loys leur avoit faict heaucop de hiens et aidé à les mettre ;t la gloire du monde et à la réputation : vray est que aulcuns vieulx avoient amour au vox LoysJ. et y en vint largement de cappitaines, qui avoient soixante et douze ans passés, qui avoient esté cappitaines contre le duc (Charles de Fjourg-ongne ; mais la principalle cause estoit avarice et leur grand pouvreté. car deux des cantons estoient contre nous declairez. comme Berne et Suysse ' : et si y vindrent tout ce (|u"il/, avoient de coiiibatans, et tant de beaux hommes ne veiz je jamais, et si me semhloit '• impossible de les avoir sceu desconlire. (jui ne les eust prins par fain, par froit, ou par aultre neccessité.
Or fault venir au principal ' de ce traictié. Le duc d"Orleans. qui ja avoit esté huyt ou dix jours à son aise et hanté"' de toutes sortes de gens, et à qui il sembloit que aulcuns avoient parlé de quoy " tant de gens comme il avoit dedans Xovarre avecques luy s estoient laisse^, mener à ceste nécessité, parloit fort de la bataille, et ung ou deux avecques luy. comme nions' de Ligny et larcevesque de Rouen, qui se mesloit de ses besongnes. et deux ou trois menu/, per.sonnaiges ; et forgèrent' aulcuns Suysses (|ui venoient à se offrira combatre. Nulle raison ne alleguoyent. car le lloy ' navoit plus nul en la place que vingt ou trente hommes au chasleau. Il n'y avoit plus de occasion de com-
( con;jnoiss()ienl édit. — j) Loys uii/iesmc édit. — k) ci leurs grans povretez, car à la \ erito tout ce qu'ilz a\ oient de gens conibatans y \ indrent. Tant de beaulx honimes y avoit que je ne \ eiz jamais si belle conipaignie et me sembloif édil. — / au ))i-incipal poinct édit. — m) et qui estoit accompaigné Siiiiv. I.enij. — n' de ce que édil. — n) car aussi le duc dT)rleans ('dit.