janvier I
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son (ludil roy de (bastille'', et leur arnu'i' aux tliaïups loi^t'c à une lieue près, qui estoit plus grosse que la nostre. Toutesfoiz ledict seigneur de Sainct André conduisit son emprise si saig-enient et si secrètement que, en <lix heures, il priut ladite place ', comme je veiz par ses lettres ; et tut prinsc d assault, et y mourut'' trente ou quarente «jentilz hommes d exlime, Espai^neux : entre les autres, le filz de larcevesque de Sainct Jacques-, et trois ou quatre cens autres hommes, jesquelz ne s attendoient point ([ue si toust on les (leust preiulre, car ilz n entendoient jjoint quel exploict taisoit nostre artillerie, qui. à la vérité, passe toutes les artilleries tlu monde. Et veez là tout l exploit qui fut taict entre ces deux roys ; mais ce tut honte et descry audit roy de Gastille, veu ([ue son armée estoit si grosse '. Mais quant Xostre Seigneur veult commencer à pug-nir.les gens, il leur advient voluntiers de telles petites douleurs au commancement ; car il en advint bien de plus grandes audit roy et royne tost après, et si fît il à nous. Grant tort avoient lesdictz roy et royne de ainsi s'estre parjurez envers le Roy, après ceste tarant bonté qu'il leur avoit,faicte de leur avoir rendu ledit pays de Roussillon. qui tant avoit cousté à reparer et
(■ (le ("astillc iiicsincs <'(///. — d cuiniiu' je \ L'i/., pai- saillii' e/c . ej. I.'rj>! : comme je \ei/. par assanll. et y mourut ('-d. Snur. Lcng. Les si.r derru'prx mois sont oinisilans t'éd. Diiftont V. lit noie du /. //. /). ''ÎO).
1. La jiarnison espagnole, commandée par Beriianlo Fi'<nu-esi. était nomi)i'OLise et enlreprenante. Averti de l'approche d'un cor|)s d'armée compose de quelques bandes de Gascons et de 2.000 Suisses, le capitaine de Salses avertit Henri, comte dWlbadeiislc. i(ui commanflait un corps espajinol à Perpignan, que, bien que fort à court de munitions, il s'eni;ag:eait à résister trois |om-s. Albadelisle, qui attendait des i-enforts pour se mettre en marche, néiiligea de garder le passatie situé entre Salses et l'étang- de Leucate. I,es Français en profitèrent pour ^- éle\ei" un st)lide boulevarl et enlevèrent ainsi à la garnison de Salses tout esjjoir de secours. Ils dressèi-ent ensuite leur artillerie contre les murs disjoints delà place qui. battue sans merci. ne put résister à un assaut S octobre 1 106 . La garnison l'ut massacrée, .yiiadelisle ne pid qu'offrir inutilement la bataille aux Français ijui, installés dans Salses, refusèrent de quitter leurs retranchements. Ce fait d'armes l'ut suivi d'une trêve, dont le terme l'ut fixé au 17 Janxier I iOT (Au-ita. Anales, V, 10 î ss.: P. .love. L 150 s. .