‹ Mémoires;Chapitre 16 sur 177 · Novembre et décembre liSI 'ilm. ni.s.i · texte numérisé non relu

Novembre et décembre liSI 'ilm. ni.s.i

3. Décembre liSl à février 14)^2. Louis XI ne quitta Thouars que le 2.i février- ibid. . Jean de Uoye dit aussi qu'à Thouars le roi « devint très fort malade et y fut en jirant dan^ier de mort » Chron. Sound., II, IJO^

4. Louis partit du Plessis vers le milieu du mois de mars 1482 n. st.). Il passa par Houijres, Xe\ers. Paray-le-Monial, Màcon, et arriva à Saint- Claude ^Jura) vers le 20 avril. Le roi professait pour le Saint une tlévolion particulière, dont il faut sans doute chercher l'oriprine dans la [M'édiction faite par un ermite de Saint-(21aude au mi Charles \'I1. avant la naissance du dauphin Louis, « qu'il auroit lijrnce masle, et le premiei- succedernit après lui à la couronne de France » ^Lenj^let, lY. 155;. On sait aussi que le coi-ps de Saint Claude, conservé dans l'éfflisc de l'abbaye de ce lieu, passait pour incorruptible, ce qui. vu la maladie de peau dont soutirait le roi, expliquei-ait eniiii'c la vénéralicm qu'il pi-ofessait pour les reliques du Saint.

5. C est le second xoxa^e eulrepi'is ]>ar (^onimynes pour les allaires de Savoie. Au mois d'octobre 1479, il avait été envoyé au duc Philibert, (pii résidait à ^'alence en Dauphiné sous la fjardc du comte de Dunois et du seijrneur d'Illins. et. en dépit des nobles de Savoie, il lui sig^nifia de la part du roi d'avoir à se rendre à Tours. Le jeune duc, actuellement majeur, cpie Louis XI redoutait de voii- soustraii-e à sa domination par un coiq) cle main des seifrneurs de Bresse, de Genève et de Homont, s'arrêta quelques jours à Lyon, et, conduit par Dunois. fut amené à Chin<m ! Iver'\ n. Ae//re.s et néfjoc, cit.. I. 2!><j s., 304, 306 ss.\ L'évèquc d'Albi le reconduisit ensuite à (^hambéry. On voit par les lettres des ambassadeurs milanais en France que Commynes avait, de par le roi. la conduite des affaires de Savoie, comme il avait la direction des allaires Dinbardes libiil. : cf. IIl. 72 ss.l.

6. Louis, ciimlc de la Chambre, vicomte de Muurienne. fils d'Aimé de Seyssel, comte de la Cliambre, et de Marie de Savoie-Haconis, épousa 1° Jeanne de Chàl<m-Oianj.'e ; 2° .\nne de la Tour, veuve d'Alexandre Sluart, duc d'Albany. Mort le 17 mai 1517 fDupcmt, II, 221 n. .

7. Louis de Miolans, maréchal de Savoie 1478-1482), marie à Françoise de Chabannes ihid.].

8. Philibert de Grolée. chevalier, scijineur d'Illins. conseiller et chambellan du roi. marié A .Marfruerite de Clermont. Kervyn de Lettenhove l'I, 326 s'aijpuyant sur la (Chronique latine de Siivnie, place la date de cette arrestation à la fin de l'année IIM. au moment où dlllins ramenait, sur l'ordre de Lnuis XI, le duc Philibert de Turin en Dauphiné.

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gouvernement du duc Philbert, son nepveu. Et envoya après nioy grant force de gens d armes, ({ue je menay à Maçon contre mons'' de Bresse. Toutesfoiz luy et moy nous accordasmes en secret, et il print ledit seigneur de la Chambre ', couché avecques ledit duc, à Turin en Piedmont, où il estoit, et puys le me leit assavoir. Et incontinent je feiz retirer les gens d'armes, car il amena le duc de Savoye à Grenoble, où nions'" le mareschal de Bourgongne, marquis de Rotelin, et moy, l'alasmes recepvoir. Le Roy me manda venir vers luy à Beaujeu en Beaujoloys^; et fuz esbahy de le veoir, tant estoit maigre et deffaict-^, et me esbaïssoie comme il povoit aller par pays : mais son grant cueur le portoit.

Audit lieu de Beaujeu receupt lettres comme la duchesse d'Autriche estoit morte d'une cheute de cheval. Car elle chevauchoit ung aubin '^ ardent : il la feit cheoir et tumber y sur une grant pièce de boys. Aulcuns dient que ce ne feut point de la cheute, mais d'une fièvre. Quoy qu'il en soit, elle mourut peu de jours après ladite cheute, et fut ung très grant dommaige pour ses subjectz et amys, car oncques puys n'eurent ne bien ne paix : car ce peuple de Gand et aultres villes l'avoient en plus grant reverance que le mary,

x) de le veoir tant mesgre B, édit. — y) et tumba B D, édit.

1. C'est de son autorité privée que le comte de la Chambre s'était emparé de la personne du seij;neur d'Illins, auquel Louis XI avait, après la mort de la duchesse Yolande (27 août 1478), confié le gouvei-nement de son neveu Philibert, duc de Savoie. Tout d'alaord, Louis XI crut Philippe de Savoie complice de l'attentat, et peut-être n'en était-il pas tout à fait innocent, mais il juj^ea prudent de désarmer la colère du roi de France par un coup d'éclat. Sous prétexte de chasse, il se rend A Pi^'-nei'ol, puis à Turin, jiénètre dans la chambre du duc et y arrête au nom du roi le comte de la Chambre, qu'il enferme au château d'Avillano i^fîn janvier 1 i82 n. st.). Le 9 mars suivant, Philippe de Savoie et son frère Jean-Louis, évêque de Genève, amenaient leur neveu Philibert à Lyon et retrouvaient dans cette ville Commynes lui-même et d'autres serviteurs de Louis XL Quelques semaines plus tard, le 22 avril, le duc de Savoie mourait à Lyon, àj;é de 17 ans, emporté par la maladie. (Monuin. hist. palrix, Scriplores, t. I, Chronica lalina Sahaudiie, col 661 s., et Chron. Juvenalis de Acquinis, col. 687 s.).

2. Beaujeu (Rhàne). Louis XI y passa entre le 9 et le 12 avril 1482, n. s.

3. Aubin anciennement petit cheval d'allure irrégulière (Hatzfeld et Darmestcter, Dicl yen.).

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à cause qu'elle estoit dame du pays. Et advint ce cas lan M CCCC IIII'''^ et deux '. Ledit seig-neur me compta ces nouvelles et en eut très grand joye. Et aussi les deux enllans estoient demourés en la garde des Gantoys -, lesquelz il congnoissoit enclins à noises et divisions contre ceste maison de Bourgongne. Et leur = sembloit avoir trouvé l'heure, pour ce que le duc d'Autriche estoit jeune et pouvre, qu'il'' avoit encores père, et guerre partout, et estoit estrangier (pour (pioy avoit nulz faveur, à la vérité), mal acompaigné, car l'Empereur son père est''^ trop extrêmement chiche.

Dès à l'heure commença le Roy a faire praticquer les gouverneurs de Gand par mons' des Cordes, et à traicter le mariage de son filz, mons' le daulphin, et de la fille dudit duc, appellée Marguerite, à présent nostre royne ''. Et se addressoit l'on de tout à ung pensionnaire de ladite ville appelle Guillaume Rive ^, saige homme et malicieux, et à ung appelle Coppenoble '^ "', clerc des eschevins, qui estoit chaussetier, qui avoit grand crédit parmy le peuple ;

= et luy D, édit. — a) estoit jeune et pour ce qu'il BB. édit. — /)■ estoit édil. — c; Ces quatre mots sont supprimés dans D. — d) Coupin noble D; Coppenolle édit.

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