Frédéric III ne mourut que le 19 août
4. Guillaume Hym, éche\in puis consiMllcr de la ville en 1482, était « ridolle et le dieu des Gantois >., ce qui n'enipécha pas qu'accusé en 1484 d'avoir appelé les Français, il fut exécuté le 8 août de celte année (()liv. de la Marche. III. 27.J ss. . Au temjjs de sa popularité, Hym >■ avoit plus g^rant voix à Gand et plus grant crédit que n'avoit le prince du pays ne les plus grans de Flandre " \ibid., 2"5 .
5. Jean Coppenolle ■■ fut, dit Olivier de la Marche III, 275), retenu, pour entretenir ces brouillis, maistre d'hostel du roy de France, à 60o francs d(; [)ension par an ". En 148.T, il passa en France, revint à Gand, pendant la ca])tivité de Maximilien à Bruges (1488), mais fut décapité le 16 juin 1492 {ibid., 279, 289, 302 s.).
48 MÉMOIKtlS DK l'IllMlM'i; Di: <;oMMYNES [1482]
car g'ens de telle taille 1 v ont, (juant il/, sont ainsi desordonnez.
Le Roy retourna à Tours', et senfermoit fort, et tant que peu de gens le veoient ~. Et entra en merveilleuse suspiction de tout le monde; et, en paour que Ton ne luy ostast et diminuast de son auctorité, recula de luy toutes g-ens qu'il avoit acoustumé et les plus prouchains qu'il eust jamais, sans riens leur oster : et allèrent en leurs oiTices et charges ou en leurs maisons. Mais cecy ne dura gueres, car il ne vesquit point longuement. Et feit bien de estranges choses, dont ceulx qui ne le congnoissoient le tenoient à estre diminué de sens ; mais ne le congnoissoi[en]t. Quant à estre souspectionneux, tous grans princes le sont, et par especial les saiges et ceulx qui ont eu beaucop dennemys et offencé plusieurs, comme avoit cestui cy. D'avantaige il scavoit bien n'estre point aymé de grans personnaiges de ce royaulme, ne de beaucop de menuz : et si avoit plus chargé le peuple que jamais roy ne fît, combien qu'il eust bon vouloir le descharger, comme j'ay dict, mais il de voit commancer plus tost. Le roy Charles septiesme fut le premier (par le moyen de plusieurs saiges et bons chevaliers qu il avoit, qui"" luy avoient aidé et servy en sa conqueste de Normendie et de Guyenne, que les Anglois tenoient, qu'il gaigna), qui se printde imposer /^ tailles à son plaisir sans consentement des Estatz de son royaulme. Et pour lors y avoit grant matière, tant pour garnir'/ les pays conquis que pour départir les gens de compaignée qui pilloieut le royaulme-^. Et à cecy s'en consentirent les
e) quilz Js. le ms. — f; qui gaigna et commença ce point dimposeï' éd. 15:^4, Sduv., Leng. ; qui gaigna ce point Dup. — g) garder éd. Ch.