Plus haut, t. I, p. 457 s
LlVru: VI. CHAPITRE IX 67
présent, engaigié, et par aulcunes conditions qui encores ne sont vuydées '.
Toutes "les puissances J d'Italie le vouloiont pour aniy et avoient quelque confédération avecques luy, et souvent y envoyoient leurs ambassadeurs. En Almaigne avoit les Suysses : luy''" obeissoient comme ses subjectz. Les roys d Escosse -. de Portingal-^ et ses alliez, partie de Navarre'* faisoient ce qu'il vouloit. Ses subjectz trembloient devant luv : ce qu'il commendoit estoit incontinent acompli sans nulle ditlîcullé ny excusation. Toutes les choses que 1 on pensoit neccessaires pour sa sancté, de tous les coustez du monde luy estoient envoyez. Le pape Sixte, dernier mort '. informé (jue ' par dévotion le Roy desiroit avoir le corporal '^ sur lequel chantoit monseigneur Sainct Pierre, tantost le luy envoya, avecques plusieurs aultres relicques, lesquelles luy furent renvoyées. La .saincte Ampole, qui est auprès de Rayns", qui jamais navoit esté remuée de son lieu, luy fut apportée jusques à sa chambre, au Plessis, et estoit sur son buifet, à 1 lieure de sa mort, et avoit intcncion d'en prendre semblable unction qu'il en avoit pris à son sacre, combien que beaucop de gens cuydoient
ji Touchanl les puissances B D. éd. Dup. et Ch. — A- qui luy éd. Dup.. Ch. ; luy obeissans D. — b estant informé de sa mallaclie et que A B, édil.
1. Par lettres datées de Saraj^osse le 23 mai 1 i62. le roi d'Aragon, Jean II, cnfrafTca les comtés de Roussi lion et de Cerda^'ne à Louis XI pour la somme de .100.000 écus d'or, prix auquel fut estimé le coût de l'assistance armée que le roi de France allait fournir à son allié contre les Catalans révoltés (Lenf^'let, II. 300 ss.; Court eaull, Hiat. de Gaston I\\ comte de Foix, II, 113). On sait que le roi dArajfon ne put ou ne voulut jamais exécuter les conditions de rachat des pro\inces enjca^ées et qu'il tenta de les ressaisir par la force. Ferdinand et Isabelle réussirent à les r)btenir sans bourse délier, et renouvelèrent avec Charles \'ni l'alliance de la France et de l'Espajj^ne (Traité de lîarcelone. janvier I J93 . f)n voit que l'alfaire n'était pas encore réfrlée à l'époque où Commynes écrivait cette partie de ses Mémoires.