Cinc) ans seulciucnt, jusqu'à la lin de juillet I i6l
2. Né le 3 juillet 1423. il mourut le 30 août 1183, à «iO ans, un mois et vinj;i-sept jours.^
3. Charles, comlo de Cliarolais, avait trente-deux ans à l'époque du Bien Public, mais sa brouille avec son père, au sujet des ('roy, remontait à 1463.
nultres pars, pour losperanco qu'ilz avoienl d'acquérir sa grâce pour le temps advenir; que est coustume g'eneralle, que tousjours on complaist plus aux gens de (jui on espère la puissance et auctorité acroistre pour ladvenir, que l'on ne faict pour celuv qui est ja en tel degré qu'il ne peult monter plus hault, et y est l'amour plus grande, par especial entre peuple. Et est pourquov ledit duc Phillippe disoit de son fîlz, quant on luy disoit que les Gantoys l'aymoient tant et qu'il les scavoit si bien conduyre, à quoy il respondit qu'ilz aimoient tousjours bien leur seigneur advenir, mais depuys qu'il estoit seigneur, qu'ilz le hayoient. Et ce proverbe fut véritable, car oncques puys que le duc Charles fut seigneur ilz ne laymerent, et luy nionstrerent bien, comme l'ay dict ailleurs. Et aussi, de son costé, ne les aymoit point; mais ad ce qui est descendu de luy ilz ont faict plus de dommaige qu'ilz n'eussent sceu faire à luy.
Pour continuer mon propos, despuys que le duc Charles entrepriut les guerres pour les terres de Picardie, que nostre Roy avoit rachapté de son père, le duc Phillippe, et se mist avecques les aultres seigneurs du royaulme en ceste guerre du Bien Public, quel aise ne bien eut il? Tousjours travail, sans nul plaisir, et de la personne et de l'entendement, car la gloyre luy monta au cueur, et lenvye de conquérir tout ce qui luy estoit bien séant. Touts les estez tenoit les champs à grant péril de sa personne, prenoit tout le soinz et la cure de l'ost, et n'en avoit point encores assés à son gré; se levoit le premier, couchoit le dernier, tout vestu, comme le plus pouvre de son ost. S'il repousoit aulcuns jvers, il t"aisf)it ses diligences de trouver argent, à quoy chascun [jour] b?songnoit dès six heures du matin : s'il nestoit grant plaisir. Nul n'y prenoit, sauf qu il avoit gloire à prendre ceste peyne et à recueillir et à ouyr grant nombre d'ambassades y. Et en ce travail et misère fina ses jours,
,V; A <iuoy chasciin joui- il beson^noit dés six heures au matin et pi'cnoit grand peine à recueillir et à ouir ^rand nombre d'ambassadeurs édit. Le texte des autres iiiss. est le notre, sauf (/ne le mol y;\oive i/ ^sl remplacé par guerre, ci'oM un non-sens: de trouver ai-pent et à recueillir et ouyr grant nombres d'ambassadeurs D.
[1483] LIVHK M, CHAPllRl-: XII 89
tué des Suvsses devant Nancy, comme avez veu devant ; et ne pouiToit [on] dire ([iiil eust jamais ung bon jour, •depuvs qu'il commença à entreprendre de se faire plus grant, jusques à son trespas. Quel aquestz a il eu en ce labeur, ne quel besoing^ en avoitil, qui estoit si riche seigneur et a voit tant de belles villes et seii^neuries en son obéissance, où il eust esté si aise s'il eust voulu ?
Après fault parler du roy Edouard d'Angleterre, qui a esté très grand roy et puissant en Angleterre =. En sa très grant jeunesse veit son père le duc d'Yort desconfit et mort €n bataille ', et avecques luy le père du conte de Warvic'-. Ledit conte de Warvic-^ g'ouvernoit ce roy Edouard, dont je parle, en sa jeunesse, et conduisoit ses alfaires. Et, à la vérité dire, le feit roy. et fut cause de delTaire son roy, le roy Henry ^, qui maints ans avoit reg-né en Ang;leterre, lequel, selon mon jug'cment et selon le monde, estoit vray roy. Mais telles causes, comme de royaulmes et grans seigneuries, Nostre Seigneur les tient en sa main et en dispose, car tout vient de luy. La cause pourquoy ce conte <le \\'arvic servoit la maison d Yorc contre le roy Henry de Lenclastre. estoit pour une bande et parcialité ([ui estoit en la maison dudit roy Henry •'. lequel n'estoit gueres i^aige , et la royne sa lémme, lacpiellc estoit de la maison d'Anjou'', fille du roy Régnier de jCecille '. Celle filhe print la partialité du duc de Sond^resset contre ledit seigneur de
z. en Anjrletcrrc a èd'. omis dans les édil. — a Xolre ms., comme tous les autres, a omis le mot entre crochets, nui se trouve dans toutes les éditions de Commi/nes. Celles-ci ont omis jiar contre les mots Celle filhe et ont l'ail de EL la rovne sa femme le sujet de print la partialité.
1. Richard, duc d"^ni-k. tué le 2Î di-cembre 1 i60, à la l)alaillc de Wakelield voyez i)liis liant, f. I. p. ."is. et A\'avrin. II. 260 .
2. Richard Nevill. ((inite de Wcstnioicland et de Salisbury (ci-dessus, I, ÔH).
.3. Richard Nevill. (ils du pivcédent, comte de Warwick (ihid.).