Gian Kranecsco Pallavicini
4. Phili[)pe Kustachio, de Pavie. Il avait réussi à cnipcclier Antoine Tassino de mettre la main sui- le château de Milan Diariiim l'iirmense, dans Muratori. XXII. ml. 3:)l . Le jour de Noël I iMO, le jeune duc de Milan lavait créé chevalier et châtelain de la Roque de Milan \lbid., col. 361 .
5. Le 7 octobre 14K0, le jeune duc. bien qu à^é ûc douze ans seulement, était déclaré majeur. Le \>i du même mois. Pallavicini invitait les orateurs de la li^ue italienne [irésents à Milan, à assister à l'inventaire des joyau.x et objets pré-cieux de la duchesse, qui ne put éviter cet alTront : enlin, le 2 novembi'e suivant, elle fut reléj^uée. à son coi-ps défendant, à Abbiatcjjrasso et contrainte de renoncei" à toute participation au f::ouvernenient de son fds Jean-Galéas, auprès duquel le More l'avait efTceti\ement remplacée depuis un an. Kn 14'J2. Charles ^'I1I sollicita \ainenient Ludovic le More
]\'2 MIÎMOIRES DI-; PIIILII'I'K I)K commv.m:» [1481]
Tesiii ne fut riens'' niesfaiet, mais en lui envové *, et le sauva ledit seig-neur Robert et aussi ses biens. En ceste Roque n'entroient point ces deux ^rans hommes comme ilz vouloient, car le cappitaine y avoit son frère et bien -cent cin(|uante hommes à gaig'cs, et faisoit fort i^arder' la porte quant ilz entroient, et n'y mettoit jamais que ung homme ou deux a^ecques eulx ; et dura cecy long-uement ". Ce pendant sourdit grant dilferand entre ledit seij^neur Ludovic et seigneur Robert*' de Sainct Severin, comme est bien de coustume, car deux gros ne se peuvent endurer; et demoura le pré audit seig-neur Ludovic, et l'autre s'en alla au service des Vénitiens ^ Toutesfois "' il revint deux de ses enffans au service dudit seigneur Ludovic et <ie Testât de Milan, qui fut messire Galiace '- et le conte Oaiasse^, aulcuns dient du sceu du père, autres dient que non ; mais comment que ce fust, ledit seigneur Ludovic les print en grand amour et s en est fort servy et sert-^ -encores aujourduy '*. Et fault entendre (]ue leur père le
r) ne fut mcsfail édit. — s) mais fut renvoyé éiUL — tj et faisoit jiarder ■édit. — u) fort lonjiuemcnt édit. — v) cnlre led.' se'v^' et Robert édil. — w) Toutesfoiz puis après édil. — a:) fort bien serxy et faicl édil.
■d'autoriser l'inforlunée duchesse à passer on Fi-anee Comniuniralion de M' Policier, : cette permission ne devait lui être acctirdôe que quatre années plus tard.
1. Au mois de septembre l ISt. San-Severino quitta brusfjuement Milan ■el se retira dans un de ses châteaux, CastelnuoAO. dans le Torlonais. I^udovic le somma de revenir, et, sur son refus, le dociai-a lebelle (20 mars 14S2). Robert entra peu après au service des ^'éniliens, dont il commanda les troupes pendant la guerre de Ferrare. Après la ]iaix de l?af;'nolo, con- ■clue le " août lix4 entre la République et la ligue ilalionno. il devint capitaine général de la nouvelle confédération (Perrel, ReUilinnx, II, 232).
2. (ialéas de San-Severino, l'un tles fils de Robert, entra au service du More en 1483. et commanda, comme on le verra ])lus loin, lai-mée milanaise pendant la campagne de 1404-1495. Il jiassa plus tard en France et ■succéda à Pierre d'L'rfé dans la charge de grand écuyer. Il avait épousé Bianca, fdle naturelle de Ludovic, et fut tué à Pavie en 1525 i^de Maulde, Chron. de Louis XII. par Jean d'Aulon, éd. de la Soc. de l'hisl. de France, 1, 65 ; cf. Dupont, Mémoires, II. 305 n.i.
3. Gian-Francesco, frère aine du précédent, comte de Caiazzo, marquis de Valenza, quitta le service de Ludovic en 1499 pour celui de Louis XII, qui lui confia une compagnie de cent lances (de Maulde, oiir. cité, I. SS'i. Il épousa : 1" Diana de Ratta. 2° Barbara Gonzague, et moui'ut le 7 sept. 1502 .(cf. Imholl', (ienealoçfia, cit.. p. 292-293).