‹ Mémoires;Chapitre 50 sur 177 · Ferdinand I" et Alphonse, duc de ('alai)re · texte numérisé non relu

Ferdinand I" et Alphonse, duc de ('alai)re

3. Scutari Iskendrié), en .Mbanie, sur le lac du même nom, et à quelque distance de la mer Adriatique. Mahomet II se fit céder cette ville et son teiriloire par les Vénitiens, le 26 janvier 1479 (cf. Dupont, Mémoires, II, 322 n.).

4. 29 mai 1453 (cf. de Heaucourt. llisl. de Clinrles Vif, V, .390 s.).

5. Mahomet II, mort le 2 juillet 14sl (V. ci-dessus, p. 91, 94 s.).

6. Ferdinand d".\rap>n, roi de Naplcs, avait marié, en 1473, sa fille Eléonoi-e à llerculf, duc de Ferrare. En l'iS2, lorsque Venise nienava les domaines de son prendre. Ferdinand cn\oya à son secours une armée commandée par Alphonse, duc de Calabre (Voyez ci-dessus, p. 115, s.).

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audit lieu ne usent de nulle aultre eaue, car ilz sont de touls poinets assis en la mer, et est leaue très bonne, et en ay beu huyt moys pour ung' voyai^t* seul [et [y ai] esté " une autre foiz depuis), en la saison dont je parle'. Mais leur principalle raison ne venoit point de ces raisons là'', mais pour ce que les dessusdits les «j^ardoient d'acroistre à leur povoir, tant en Ytalie que en Grèce, car des deux coustez avoient les yeulx ouvers : toutestois ilz avoient nouvellement conquesté le royaume de (^hippre et sans nul tiltre -. Pour toutes ces haynes sembloit ausdits Vénitiens que c'estoit leur prouffict que la guerre t'ust entre le Roy et ladicte maison dWrragon, espérant qu'elle ne prendroit si prompte conclusion quelle print, et que ce ne seroi,t que ail'oiblir leurs ennemys et non point le[sj destruire, et que, au pis venir, l'un ou '' l'autre leur donneroit quelques villes en Fouille, qui est du cousté de leur goulTre, pour les avoir à leur aide : et ainsi en est advenu, mais il a peu failly qu'ilz ne se soient mescomptez. Et puis leur sembloit qu'on ne leur'" pourroit charger d'avoir fait venir le Roy en Ytalie, veu qu'ilz ne luy en avoient donné conseil ne aide, comme apparoissoit par la responce qu'ilz avoient faict audict Peron de Bâche.

En ceste année icy ^ M GCCC IIIP^ XIII ^ tira le Roy vers Lyon, pour entendre à ces matières, non point que on cuidast qu'il passast les monts. Et là vint devers luy messire Galiace, frère dudict conte de Gaiasse de Sainct Seve-

o) et y ay esté édil. — p) ne venoit point de là édit. — 7 l'unj; parly ou. — r) les édit. — s) icy est omis par les édit.

1. Du 2 octobre 1494 à la lin du mois de mai suivant, puis du 4 au 25 novembre 1495 Voyez plus loin, liv. VII, ch. XVIII, et liv. ^'I^, ch. XIX .

2. Jacques, fils bâtard de Jean II de Lusifjnan, roi de Chypre, s"était, après la mort de son jière 145x1, rendu maître de Tîle aux dépens de la lille légitime de Jean II. Ciiarlotte, femme de Louis, duc de Savoie. Les Vénitiens réussirent à faire épouser ])ar rusur])aleur Caliierine Cornaro, une Vénitienne \10 juillet 146.S . et quand Jac(iucs mourut, en 1473, la !^eigneurie prit la direction etlective du gouvernement de la reine, en attendant le moment de s'appro|5rier l'ile.

3. Charles \'III quitta Aniboise au milieu du mois de février 1494 ^n. st.; et arriva à Lyon le 6 mars (Petit. Séjours de Charles VIII, p. 4").

[li!)4j LiVHL vil, CHAPITRE V 120

lin dont a esté parlé, fort l>ien aecompai^né, de par le seigneur Ludovic, dont il estoit lieutenant et principal serviteur ; amena ' grand nombre de beaux et bons chevaux et aporta du harnoys pour courir k la jouxte, et y courut, et bien, car il est" jeune et très g^entil chevalier. Le Roy luy lil grant honneur et bonne chère, et luy donna son ordre : et puys retourna en Ytalie ', et demoura tousjours le conte de Beljoieuse ambassadeur, pour avancer Talée. Et si '' commença k aprester une très grousse armée k Gennes ; et y estoit pour le Roy le seigneur d'Urfé, grant escuier de France, et aultres'-. A la fin, le Roy ala k Vienne en Daulphiné, envyron le commencement d'aoust oudit an ^ ; et Ik venoient chascun jour nouvelles de Gennes "', où fut envoyé le duc Loys dOrleans '*, de présent régnant, homme jeune

t) et amena édit. — it) estoit édit. — i) et se édit. — ii') les nobles de Gennes édil.

1. Gendre très aimé du More, et le premier, à Milan, après lui (Sanudo, Hpedizione. 18 . Galéas de San Séverine était depuis lonfrtemps réclamé par Charles \'in. Il arriva à Lyon au milieu d'avi-il 1494 et y fut reçu de la plus brillante favun. On trouvera dans Delaborde p. 341 s.) de curieux

"détails sur les honneurs, parfois d'une étrange intimité, que lui prodigua Charles \Ul, dont il devint rapidement le compagnon de plaisir préféré. Par son adresse et sa fermeté il réussit à triompher de la mauvaise volonté de la i)lu])art des conseillers du roi et, en fait, ce fut lui qui assura l'exécution de r " entreprise ». Il ne quitta Lyon que le 24 juin, veille du jour où le duc d'Orléans prit à son tour la route d'Italie (cf. Ûelahorde, Expédition, |). 35" .

2. Nous avons dit plus haut 'p. 99 n.) quelques mots de cette mission, au point de vue financier. M"'' Dupont a publié, aux Pi-euves de son édition des « Mémoires » III, 370-375\ des instructions de Charles VIII, en date de Lyon, 4 mai 1494. adressées à Pierre d'Urfé, à .lean de Polignac et à Jean de la Primaudaye. Ils avaient pour mission de réunir à Gènes, à la fin de juin, tous les navires en armement sur les côtes de Pi-ovence, d"y équiper six caraques et douze galées, et d'obtenir de Ludovic que, de son coté, il se décidât à ai-mer l'escadre qu'il avait promise au roi de France. Il fallait pour\Mir au transport de 4.000 chevaux et de l'artillerie royale, et préparer " une galeasse et une galée pour la persctnne du Roy, se besoing est. » Au duc d'Orléans devait appartenir le commandement suprême de la flotte. VJ. Hoislislc(A7. de \'esc. \i 85 n.). Sur les armements que le gouvernement royal poursuivit en Prii\-ence pendant les années qui précédèrent la guerre d Ualie. cf. -Vif. Spont. La marine (rançaise sous le règne de Charles VIII, 1 583-1493. extr. delà liev. des t/uestions hislor., l" avril 1494, p. 51 s.

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