Elle était née le 10 janvier M
3. Dès 11S7. François II. rluc de Bretajrne. avait népicié le mariajre de sa fille avec Maximilien, et cela eut été pour la France un désastirux événement puisque au nord, k l'est et à l'ouest, le royaume se fût trouvé entiiuré de possessions autrichiennes. Le 6 déc. 1490. \\'olff;an!î de P<illieim
122 MKMOIKKS DK l'illl.l l'I'i; DK (.((MMWM'.S ' 1 i9^i ^
laquelle esloit conduicte soubz la main du j)riuce d Orenge, son oncle *, qui avoit faict le mariage avecques le roy des Romains, et espousée par procureur en l'e^lise, j^uhlicquement : et fut le tout envyron Tan M CCCC IIIT' XII 2. Ceulx y •' dudit archiduc et, en sa faveur, grand ambassade vint de par l'empereur Federic, voulant se faire médiateur dudit accord. Aussi y envoya le roy des Romains. Semblablement v envova le conte Palatin et les
y) Ce mot est omis dans les édil.: il appellerait un verbe an pluriel, qui est incorrectement représenté par le mot vint [ù Sentis).
épousait la duchesse Anne au nom de Maxiniilien : elle prit aussitôt le titre de reine des Romains (Cf. Lancelot, Méni. s. le mariage de Charles VIII avec Anne de Bretagne, dans Mém. de l'Acad. des Inscriptions. XX, 305, et surtout Ullmann. Maximilian /. t. 1. p. 11 ô ss. Mais au mois de février 1491, un prétendant évincé de la duchesse Anne, Alain d'Albret, \ end le château de Nantes aux Français et, avant que Maximilien et le roi d'Angleterre Henri VII, aient pu se mettre d'accord pour les secourir, les Bretons épuisés sont contraints de se rendre. Charles \'III en personne mit le siège devant Rennes, où la duchesse .s'était enfermée. Ne pouvant plus compter sur ses alliés, ayant perdu ses principaux ports, Saint-Màlo, Dinan, Brest, A'annes. Nantes, circonvenue par des conseillers ga^rnés à la cause française, Anne comprit que son union avec le roi Charles était son unique planche de salut. i,Cf. Pélicier. Essai sur le rfouvernement d'Anne de Beaujeu. Chartres, 1882, in-8°, p. 1831.
1. Guillaume de Chalon, VIII' du nom, prince d'Oranj;e. père de Jean II, dont il est question ici, avait épousé, en 143S. Catherine de Bretajïne, tille de Richard, comte d'Etampes, et de Marj;uerite d'Orléans, et sœur de François II, duc de Bretagne, père de la duchesse Anne. Cette dernière était, par conséquent, la cousine germaine et non pas la nièce de Jean, prince d'Orange.
2. Le mariage fut célébré le 6 décembre 1491. — '\'euve le 7 avril 1498, Anne de Bretagne épousa, le 8 janvier 1499, le roi Lonis XII. Elle mourut le 9 janvier 1513.
3. Molinet (IV, 199 s.'' mentionne la réception par Charles WU, à Poiss.v (vers la mi-janvier 1493 sans doutci, d'une ambassade dirigée par le comte de Nassau, qui vint au nom de l'archiduc Maximilien réclamer au roi de France Madame Marguerite et les pr()^■inces remises jadis à Louis XI. dont la cession ne pouvait être valable qu'autant que le mariage convenu par le traité d'Arras en 14s2 deviendrait un fait accompli. Mais les termes un peu ambigus dont se sert Commynes en cet endroit paraissent viser plutôt les négociateurs du traité de Senlis, qui sont nommés dans linstruniont lie paix di-essé le 23 mai. C'étaient, pour le roi des Romains el l'archiduc Philippe. Guillaume, évèc|ued'Eichslicdl . Christophe, niaripiis de Ikulen, lieutenant et gouverneur général de Flandre; Frédéric, comte de ZoUern ; Jean de Berghes, seigneur de \\alhain ; .\ntoine Rolin, seigneur d'.\inieries, grant bailli de Hainaut :^^■olfgang. seigneurde Polheim : Jean, abbé de Marolles; François tle Busleiden, prévôt de Liège et de Saint Donat de Bruges ; Thomas de Plaine, seig' de Maignv, président du Grand Conseil, Philibert de Vere dit la Mouche, et Jean de Monlfort, seigneur de Soy (Lenglet, IV, 2'= p., p. 23-38).
1493] MVUi; \II, CIIAt'ITIlK IV 123
Suysses, pour moyenner et pacillier ' ; car il senihloit k tous que grant question en devoit sourdre, et que le roy des Romains estoit fort injurié, et que on luv ostoit celle qu'il tenoit pour femme -, et luv rendoit on sa (ille, qui plusieurs années avoit esté royne de France.
Fin de compte, la chose termina en paix, car chascun estoit las de guerre, et par especial les subjectz du duc' Phillippc, qui avoit moult'' soulfert, tant pour la g-uerre du Uoy que de leuis divisions particulières, (ju'il/ n'en pouvoiont plus. Et se fit une paix de quatre ans seullement-, ])our avoir repos et leur lîlle, qu'on faisoit difficulté de leur rendre, au moins aulcuns qui estoient à l'entour du Roy'^'". 1{1 à ladite paix me trouvay jiresent et des depputez, qui estoient'' mons'' le duc Pierre de Bourbon, le prince d'Oreng-e, mons"" des Cordes, et plusieurs autres g^rans personnaig"es. Et fut promis rendre au duc Phillippe ce que le Roy tenoit de la conté d'Artliois, comme il avoit esté promis en traictant ledict mariag-e, qui fut l'an M CCCC llir^ II. ([ue s il ne sacomplissoit, que les terres (jue on donnoit en ladite tille en mariage retourneroient quant et file ou audit duc Phillippe. Mais ja d'emblée avoient prins
z] sa femme édit. — a] de larchichic éd. Diip. — h) qui avoient tant éilil. — (•) (lu roy et de lad. lille éthl. — d) et les depputez qui y estoient édil.
1. Le traité de Senlis, dont Philippe de t^ommynes fut un des né^'ocialeurs. fut sifjné le 23 mai 1493 et, le même jour, notre auteur en informa Pierre de Médicis, qui venait, à Florence, de succéder à son père : « A ce matin a esté conclu la paix entre le Roy et larchiduc Philippe en la présence des ambassadeurs de TEmiJerenr et du roi des Romains. Je vous en envoyé le };:ros, car les choses ne st)nt pas encoi'c couchées par le menu, ne ne seront de huyt jours. J'ay esté présent aux choses dessus dictes. Il y avoit icy ambassadeurs jjour le comte Pallatin et pour les Suysses. » [Lettres et ^éç/orialions, cit., II, 86). Le texte du traité est dans Dumont, Corps di])lom.; cf. Len^let, IV, 2" part., p. 23. Molinet, IV, 358. Philippe i'Injiénu, comte palatin du Rhin, était fils de Louis l\ et de Mar- };uerite de Saxoie.
2. Le terme nest pas stipulé, mais certaines clauses du traité de\aient conserver un caractère provisoire jusqu'à la majorité de l'ai-chiduc Philippe le Heau, c'est-à-dire jusqu'à la « sur\'eille de la nativité Saint-Jehan, l'an I i9K ...
■'i. -Vllusion à la résistance de l'amiral de Graville, du maréchal de Gié, de 1 archexèque dtt Bordeaux, .Vndré d l']pinay, et de leurs partisans, hostiles à tout accommodement, et qui. au cours des néj^ociations, usci-ent parfois « de
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ceulx dudit archiduc Arras ' et SaiiK^t Ilomor- : ainsi ne restoit à rendre que Hedin, Aire et Hethuno dont, dès riieure, leur fut baillé le revenu et seigneurie, et y misdrent officiers ; et le Roy retenoit les chasteaux et y pouvoit mettre garnisons jus([ues au bout de quatre ans qui tineronf à la Sainct Jehan, l'an M CCCC IIII"'^ XVIII. Et lors les devoit rendre le Roy à mondit seigneur larchiduc : et ainsi fut promis et juré •'.
Si lesdits mariages furent ainsi changés selon les ordonnances de l'Eglise ou non, je m'en rapporte à ce qu'il en est ; mais plusieurs docteurs en théologie m'ont dit que non, et plusieurs m "ont dit f|ue ouy '. Mais toutes ces dames/ ont eu quelque malheur en leurs enlTans. La
e) /('ses cinq ans [l'erreur est par loulj : qui finirent ëd. Iô-2S\ qui finissoicnt éd. Dup. — f) Mais, quelque chose qu'il en soit, toutes ces dames édil.
grosses et hauteines paroUes, tellement qu'une fois entre les aultres, le sire de Graville... dit assez aigrement à aulcuns des gens du roy des Romains : « Entre bons Bourgtiignons, -l'ous ne cessés jamais de nous esta- 1er et menasser une fois des Anglois, aultre fois des Suisses et aultres nations. Si le Roy, mon maistre, vouloit croire mon conseil, il ne vous rendroit jamais fille ne fillette, ville ne villette » Chrnn. ms. de Flandre, cit. p. Pélicier. Essai cité, 185 s. : cf. la lettre de Belgiojoso au duc de Milan, cit. par Dclahorde. Expédition, p. 265.
1. Molinet <n\ 332-342 raci>nte n\ec détail de quelle manière Louis de A'aiidrey. Robert de Melun et leurs compagnons réussirent à surprendre, dans la nuit du 4 au 5 novembre 1492. la garnison d'Arras, diminuée à ce moment par les emprunts qu'on lui avait faits pour garnir Boulogne assiégé parles Anglais. D'Esqucrdes tenta vainement de reprendre Arras. Cf Buliet. de la Soc. de Ihi.'il de France, t. II 1N351. 2« pari., p. 22.S-231.
2. Les Bourguignons s'étaient emparés de Saint-Omer le 11 février 14S9 (n. st.) (Molinet. III. 438-468 .
3. II fut stipulé en elTet que les \illes et châteaux de Hesdin, d'Aire et de Béthune demeureraient sous la garde du maréchal d'Esquerdes, qui ferait serment au roi de France et à l'Ai-chiduc de les leur conserver dans la mesure des dioits que chacun d'eux y ])ouvait prétendre, le tout jusqu'à la majorité de r.\rchiduc. A ce moment et dès que l'archiduc aurait fait au roi ■■ la feauté et hommage » qu'il lui de\ ail pour les pays tenus sous sa souveraineté, les trois villes lui seraient délivrées (Lenglet. IV, 2' part., p. 26).
4. Le monde fut d autant plus scandalise des unions successives de Charles \'III d'abord avec la lille. ensuite avec la femme du roi des Romains, que pendant longtemps on ignora que la ci)ur de Rome avait délivré au roi de France une dispense spéciale pour épouser Anne de Bretagne. Le 5 février 1492, Henri ^'II en était encore à conjurer le pape de refuser cette dispense et, à la fin du même mois. Innocent VIII n'avouaitpas encore qu'il l'eut délivrée, alors qu'il parait a^ éré que le mariage de la duchesse avec le roi de France ne fut célébré qu'après sa réception (cf. Ulmann, Maximilian I, t. I, p. 139 s.;.
[Il93j
Liviu: VII. ciiM'iiiu; w 125
nostre a eu trois lilz de ranc, et en quatre années : l'ung a vescu près de trois ans et puys mourut, et les autres deux aussi isontj morts'' '. Madame Marj^uerite a esté mariée au prince de Castille, tilz seul des roy et royne de Castille et de plusieurs aultres rovaulmes, lequel prince mourutau premier an qu'il fut marié, qui fut Tan MCCCC 111^'^ XVII. Ladite dame demoura grousse. laquelle acoucha dung (îlz tout mort, incontinent après la mort du mary -, qui a mis en i,M'and douleur les roy et royne de Castille et tout le '' royaulme.
Le roy des Romains s'est marié, incontinent après ces mutations dont j'ay parlé, avecques la fille du duc Galliace de Milan -^ seur du duc Jehan Galiace dont a esté parlé, et s (.'st faict ce mariaj^e pîir la main dudit seig'neur Ludovic. Le mariag'e a foit despieu aux princes de l'Empire et à plusieurs amys dudit roy des Romains, pour nestre de maison si noble comme il leur sembloit qu'i[l luy appartenoit ; car du cousté des \ icontes idonl s'appellent ceulx qui rejouent a Milan) y a poy noblesse, et moins du costé Sphorce, dont estoit (ilz le duc Francisque de Milan, car il estoil tilz d'ung' cordonnier dune petite ville appellée Contij^nolles ' ; mais il fut homme 1res vertueux ', et encores
çf sont decedcz éd. Suuv. — /il leur édit. — (, homme très soiii|)tueux éd. 15'2S et Dup. Sauvage ]>ropose présomptueux ou très vertueux.
1. La reine Anne perdit quatre enfants : trois fils et une lille : Charles- Orland, dauphin, né le 10 octobre 1492, mort le 6 décembre 1195 i^voyez plus loin. liv. \'1II. ch. XX : Charles, dauphin, né le s sejitembre 1496, mort le 2 octobre suivant: François et Anne, morts aussi en bas âge.
2. Marj;uerite d'Autriclie. après avoir épousé, au mois traxril 1497, Don Juan, [irince de ('astille. qu'elle perdit le î octobre suivant, mit au montle non point incontinent, mais quatre mois plus tard, un enfant mort-né (Voyez plus loin. liv. VMl. ch. XXIV .
3. C'est le 16 mars 1491 seulement que Maximilien épousa liianca-Maria Sforza. veu\e fie Philibert I', duc de Sa\oie, depuis le 22 avril 1482. Elle mourut le 31 déc»Mub)-e 1510.
4 Mutio Allenchijo, dit Sfoi-za. condottiere célèbre, fils de Jean Attendulo, simple cultivateur, et d'Klisa Peli'acina, né à Cottijrnola en Romaj;ne, entre Imola et Havenne. le 2S mai \.W.). fut le père de l'illustn! François Sforza, quisefit duc de Milan. Créé comte de Cotlif;nola par Jean XXIII et ^oiifahmier de rEf,dise par Mai-tin Y. Mutio .\tteiidulo Sforza exerça la char},'ede connétable rlu ro\aumc de Naples au temps de la l'cine Jeanne, et mourut le 1 janvier 112 1 ImholT, llistoria llalise et Hispanix geiieal., p. 220-221 ; cf. Litta, nuv. cit., famille Sforza .
\'2C) .\iiouiiiti;s ni'; l'iiii.ii'i'i. ui: (:n\i\i\.M;s I i\\'.\
plus le lilz, lequel se tist duc de Milan, nioieniiiuil la laveur de sa femme, bastarde du duc Plnllij)j)e Marie ' ; et la coiiquesta et posséda non point comme tirant, mais comme vray bon prince, et estoit bien à extimer sa vertu et bonté aux plus nobles princes qui aient recçné de son temps. Je diz toutes ces choses pour monstrer ce qui s'en est ensuy de la mutation de ces maria<^es. et ne scay qu il en pourra encores advenir.
[Chap. V.] Pour revenir à nostre matière principalle, vous avez entendu comme le conte de Gaiasse et autres ambassadeurs sont partiz d'avecquesle Roy, de Paris, et comment plusieurs praticques se menoient par Ytalie, et connnc nostre Roy, tout jeune qu'il estoit. Tavoit fort à cueur - : mais à nul ne s en descouvroit encores, fors à ces deux. Aux Vénitiens fut requis de par le Roy quilz luy voulsissent donner aide et conseil en ladite emprise ; qui firent response qu il fust le très bien venu, mais que aide ne luy pourroient ilz faire pour la suspection quilz avoientJ du Turc, combien quilz fussent en paix avec([ues luy, et que de conseilfler] à ung- si saig-e roy et ({ui a voit si bon conseil, ce seroit trop grant presumption à eulx, mais (|ue plus tost luy aideroient que de luy faire ennuy •^. Or notez quilz
j) qu'ilz avoient est omis dans les édil.
1. Françi:)is Sforza épousa en secondes noces, le 28 oct. 1441. Bianca Maria \'isconti. fille naturelle légitimée de Philippe-Marie, duc de Milan, et d'Agnès de Maino. Née le 31 mai-s 1425. lîianca-Maria mourut le 23 oct. 1469 (Dupont. II. 320 n.. cf. Imlnifl'. oiiv. cil., p. J 56-15".
2. « E il re ci è ardentissimo.. » , Délia Casa à Pierre de Médicis. de Tours, 9 nov. 1493. dans Desjardins, oiiv. cité, 1. 262L
3. Le 8 juillet 1493. Perron de Baschi, que Ludovic avait fait accompagner à ^'enise par un de ses secrétaires, présenta au sénat les desiderata de sim maître. Il invoqua'le traité d'amitié qui liait la République au i-ui de France et réclama jiour lui la faculté de traverser le territoire vénitien et celle de s'y pourvoir de vivres. <• Bien que persuadé que le roi ne \iendrait pas. » le dog-e répondit que la Uépuhliquc adopterait sans doute la Iv^nc de conduite du duc de Milan et du Pape, mais que, d'une part, la fjuerre contre le Turc lui donnait tant à faire et lui coûtait si cher, et de l'autre, les liens qui l'unissaient au idi de Naples étaient encore si élroils.(|u'il était impossible d'accorder au roi 1res chrétien ce qu'il demandait Sanudo. Spedizione di Carlo VIH in Italia. p. p. Fulin. A'enise. 1883, in-8", p. 31 ; cf. Delaborde, Expédition, p. 277, et surtout Perret. La mission de Perron
[1493] LlVKE VII, CHAPITRK V 127
cuidoient bien saijj^ement parler, et aussi laisoienl il/., car pour aujourd'uy je croy leurs affaires plus saigement conseillez que de prince ne communaulté qui soit au monde. Mais Dieu, [qui] veult tousjours que Ton congnoisse que les jugements ny les sens des hommes ne servent de riens là où il luy plaist mettre la main, dispousa lafaire aultremenl qu'il/, ne cuydoient ; car ilz ne croioient point que le Roy vint en personne, et si n'avoient nulle paour du Turc, quelque chose quilz dissent, car le Turc qui règne' est''" de petite valeur, mais leur sembloit quilz se vengeroient de ceste maison d'Arragon, quilz avoient en grant hoyne, tant le père que le lilz ' ; disoient' quilz avoient faict veni»' le Turc à Scutery ^ : j'entends le père de cestuy Turc, qui conquist Constantinople '\ appelle Nychemet Octaviany "' ', qui lit plusieurs autres grans dommaiges ausdits ^'enitiens. Du duc de Calabre, Alphonce, disoient plusieurs aultres choses, entre les aultres qu'il a voit esté cause de la guerre qui esmeut contre eulx le duc de Fer rare, qui merveilleusement leurcousta, et en cuiderent estre destruictz'' : de la dite guerre ay dit (juelque mot. Et disoient aussi (pie ledit duc de Calabre avoit envoyé homme exprès à \ enise pour empoisonner les citernes, au moins celles où il pourroit joindre, car plusieurs sont fermées à clef ; mais "
k) qui regnoil estoit édil. — /i disant édit — m) Mehemet Otloman éd. Dup. — nj mais est omis par les édit.
de liaschi ù Venise, dans Bibl. de l'Ec. des (^hai'tes, LU, p. 28,î ss.). Il parait surprenant que le frouverncnient de Charles VIII n'ait pas compris qu'après une pareille fin de non -recevoir, il n'avait plus rien à espérer des Vénitiens.