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et beau personnaige, mais armant son plaisir ' ; de luy a esté assés parlé en ces Mémoires). Et cuidoit on lors qu il deust conduire l'armée par mer , pour descendre au royaulme de Napples, par laide et conseil des princes qui en estoient chasse/, et que ay nommez, qui estoient les princes de Salerne et de Besing-nao^ne -. Et furent prestz jusques à Xllll navez *■ genevoizes, plusieurs galées et galions, et y estoit obey en ce cas le Roy comme à Paris, car ladite cité estoit soubz lestât de Milan que gouvernoit le seigneur Ludovic, et n'avoit compediteur leans que la femme du duc son nepveu, que jay nommé, fille du roy Alphonce, car en ce temps mourut son père le roy Ferrande ^. Mais le pouvoir de la dite dame estoit ja y bien petit, veu qu'on veoit le Roy, prest à passer ou à envoyer, se declairant pour l'autre =, et son mary peu saige, qui disoit tout ce qu elle disoit à son oncle, qui a voit ja faict noyer quelque messaige qu'elle avoit envoyé vers son père. La despence de ce navire estoit fort grande, et suis d'oppinion qu'elle cousta trois cens mil francs, et ne servit de riens. Et y alla tout l'argent cler que le Roy peut liner de ses finances, car. comme jay dit, il n'estoit pourveu ne de sens, ne d'argent, ne de aultre chose neccessaire à telle emprise, et si en vint [àjbien moyennant la grâce de Dieu, qui clerement le donna ainsi à congnoistre. Je ne veulx point dire que le Roy ne fust saige de son eage, mais
x) navires édit. — y) ,ja est omis dans èdit. — =) Ces cinq derniers mois sont omis dans les édit. L'autre c'est Ludovic.
1. <i Une petite tète ov'i beaucoup de cervelle ne pouvait être lojréc » dii-a plus tard de lui un Italien, cité par Delaborde, p. 378.
2. M"' Dupont observe II. 327 i, qu'il s'apt non pas de Jérôme de San Severino. mort en 14S7, mais de son fils aine Bernardin, 8« comte de Ti'icarico, 3' pi'ince de Bisij;nano Y. ci-dessus p. 107).
3. Ferdinand !"■ mourut le 25 janvier 1194. Le S lévrier suixant. Charles VIII écrivait des Montils lès Tours à Ludovic que cette mort l'affermissait dans ses desseins, qu'il était délibéré de passer les monts, et qu'il priait le duc de lîari de prendre pai'l à l'expédition. " El me semble, ajoutait-il. que quant nous sei'ons assemblez, que le tout ne [jourra que bien aller » (Comm" de M. Pélicier. d ap. un docuuient des Archives de Milan.
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il n'avoit que vingt et deux ans ' et ne faisoit que sortir ^ du nyd. Ceulx qui le conduy soient en ce cas, que ay nommez. Estienne de Vers, seneschal de Beaucayre, et gênerai Brissonnet, de présent cardinal de Sainct Malo, estoient deux hommes de petit estât et qui de nulle chose navoient^ experiance ; mais de tant monstra Nostre Seigneur mieulx sa puissance, car noz ennemys estoient tenuz très saiges et expérimentez au faict de la guerre, riches, plains"^ de saiges hommes et bons cappitaines, en possession du rovaulme. Et vueil dire le roy Alphonce, de nouveau couronné par pape Alexandre, natif dArragon -. qui tenoit son parti, et les Florentins ^ ; bonne '' intelligence au Turc. Il avoit ung gentil personnaige de filz nommé don
a) que saillir er/tï. — h) n'avoient eu édil. — c riches et pouiveuz éclil. — cf) et bonne édit.