‹ Mémoires;Chapitre 53 sur 177 · Lisez vingt-quatre · texte numérisé non relu

Lisez vingt-quatre

2. Hodrifrue Borpa. né en Espagne, à Xativa au diocèse de Valence, fut nomme cardinal en 1 156 par son oncle (^alixlc III. et vice-chancelier le 1"^ mai 1467. Evêque d'.\Ibano, puis de A'alence et de Porto, il fut élu pape sous le nom dAIexandre \'l, le 11 août 1492: il mourut le 18 août 1503 de lEpinois, Alexandre Vf, dans Rev. des Questions histor., XXIX ' 18S1), p. 357-427 . Lorsque .\lphonse II d'.\ragon succéda à son père Ferdinand I, le cardinal de Saint Denis. Jean de Villiers de la Groslaye, protesta en consistoire, au nom du roi de France, contre cette prise de possession de la coiu'onne de Naples. Mais le pape .Xlc.vandre passa outre, et sous le prétexte qu'.-\lphonse, étant duc de Calabre, a\ait déjà reçu d'Innocent \'I1I l'investiture du royaume, il envoya à Naples son neveu ,Iean Borgia, cardinal de Monreal, qui, le 8 mars 1494, couronna solennellement le nouveau roi « in nomine Pontificis » Sanudo, Spedizione. p. 36 s.). La même année, un fds du pape, GeofFroi Borgia, épousa DonaSancia d'Aragftn, fille d".\lphonse II.

3. Le gouvernement des Médicis, mis en demeure par le roi de France de se prononcer en sa faveur '3 février 1494), avait opposé défaite suidéfaite î^cf. Desjardins, Relations, cit.. t. I, pass.^. Malgré les préférences nettement françaises de la jxjpulalion florentine, Pierre de Médicis refusait de renoncer au traité d'alliance qui le liait au roi de Naples. -V Florence, comme ailleurs en Italie, on ne croyait pas que Charles VIII passât les monts et on se gardait en conséquence. Les avertissements de Ph, de Commynes, rlepuis longtemps l'avocat et l'homme de confiance de la maison de Médicis à la cour de France, ne |)révalurcnt pas contre l'axeuglement du fils de Laurent. \'oyez à ce sujet dans Kcrvyn (Lellres et néffoc, cit., II. 9n-1()I . les lettres adressées ])ar notre auteur à Pierre de Médicis et à Laurent Spinelli, de ^'iennc, le 3 afiùt 1495. La dernière, écrite à l'ancien agent de la grande maisrm llorentineà Lyon, réfugié à Chambéry après son expulsion du royaume milieu de juin 1494 , résume les griefs du gouvernement françair- contre la politiffue tortueuse de l'Iorence (cf. Buser, Bezichunifcn. cit.. p. 54k-550\

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Ferrande, Je XXII à'' XXIII ans ', aussi portant le harnoys et bien aymé oudit royaulme, et xing frère appelle don Federic -, depuys roy après ledit Ferrande devant nommé /^, homme bien saige, quiconduisoit leur armée de mer, lequel avoit esté nourry par deçà long^ temps : duquel vous, mons"^ de Vienne •'^, m'avez maintes foiz asseuré qu'il seroit roy, parlant ^ par astrologie, et me promist dès lors quatre mil livres de rente audit royaulme, si ainsi luy advenoit : et a esté XX ans avant '' que le cas advint.

Or, pour continuer, le Roy mua propos h force d estre pressé du duc de Milan par lettres, et par ce conte Carlo ', son ambassadeur, et aussi des deux que j'ai nommez. Toutesfois le sens faillit J audit gênerai, voyant que tout homme saige et raisonnable blasmoit lalée du Roy de par delà, pour mainte raison , et aussi estre là au moys d'aoust, sans argent, ne tantes, ne aultres choses nécessaires ^. Et demeura

e) de l'aage de vinf,4 et deux ou édit. — f devant nostre éd. Dup. Cet édileur (//, 330) s'est efforcé d'expliquer celle leçon par les anciennes relations de Frédéric avec Louis XI: après Fcri-and. durant nostre ajre Saav. Leng. — g) parlant est omis par les édil. — h) devant édit. — i) Carie de Bellejoieuse édit. — j sic éd. I5'2S: le cueur faillit Sauv. Leng.

1. Ferdinand II. né en 1469 du mariage d Alphonse II et d'Hippolyte Sforza, roi de Naples après l'abdication de son père, le 23 janvier 1495, épousa Jeanne, sa tante, fille de Ferdinand I" et sœur d'Alphonse II. Il mourut le 7 septembre 1496 (Voy. plus loin, liv. VIII, ch. XXI).

2. Frédéric, second fils de Ferdinand I", roi de Naples, et d'Isabelle de Clermont. sa première femme, né en 1432. prince de Tarente en 1483, traversa la France en 1475 pour aller trouver Charles le Hardi, avec le dessein d'épouser sa fille Marie. Sin- l'avis d'Angelo Cato. il abandonna l'armée bourguignonne la veille de la défaite de Morat (Voyez plus haut, I, 359). Louis XI le maria à sa nièce Anne de Sa^•oie, et lui fit don, le 5 déc. 1479, de la seigneurie d'Issoudun Dupont, Mémoires. II. 330 n.\ En 1481 et 1482, il touchait en France 12.000 1. t. de pension et avait la jouissance du comté de Villefranche-de-Rouergue (Ue Maulde, Chron. de Louis XH. cit.. 1, 291 n.). Couronné roi de Xaples après la mort de son neveu Ferdinand II. il fut dépouillé de ses états par Louis XII, en 1501, reçut en compensation le duché d'Anjou et le comté de Beaufort, et mourut à Tours le 9 novembre 1504 ilhid.. III, 3.9 n.i.

3. Sur les difficultés que soulève ce passage, voyez l'Introduction à la présente édition.

4. Ebranlé par les représentations de l'amiral de Graville et du prince d'Orange. elTrayc par les difficultés financières de l'entreprise, aigri contre Ludovic, Briçonnet parut, vers le milieu du mois de mai, se détacher des partisans de l'expédition d'Italie Peri-et. Xot. biogr. s. Louis Malet de Graville, cit., p. 163 . Mais l'opiniâtreté du roi, excité par Galéas de San

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seul la fov audit sonesohal, dont lay prisé et prise; et lit '• le Hov mauvais visaig^e audit gênerai trois ou quatre jours, puis il se revint ' en train. Si mourut à l'heure ung serviteur dudit senechal, comme l'on disoit, de peste ^ ; pourquov il nouzoit aller vers son maistre'", dont il estoit bien troublé, car nul ne sollicitoit ce cas. Et mons*" de Bourbon et madame - estoient là, serchans rompre ledit voyage à leur pouvoir, et leur en tenoit propos ledit gênerai ; et l'ung des jours " estoit Talée rompue, l'autre renouée. A la tin le Plov se délibéra de partir , et si '• montay à cheval des premiers, espérant passer les monts en maindre compaignée : toutesfoiz je fuz remandé, disant que tout estoit rompu. Et, ce jour, furent empruntez cinquante mil ducatz d'ung marchant de Millau ; mais le seigneur Ludovic les bailla, moiennant pleiges qui s'obligèrent vers ledit marchant, et y fuz, pour ma part, pour six mil ducatz, et aultres pour le reste : et n'y avoit nulz interetz '^ Ja par avant on avoit emprunté du banc de Solly, de Gennes,

A-) la foy aud. seneschal seul, dont jay parle, et feit édil. — /) il se remit édit. — m) aller autour du Roy éïlit. — n et l'ung jour édit. — o^ si est omis par les édit.

Severino, était si grande qu'elle devait trioniplierde toutes les résistances Briçonnet se soumit, comme l'amiral, comme le prince d'Orange et le autres. « Non ci è si savio principe, écrit délia Casa, à cette occasion, che non tema dissuaderlo, perché subito incorre nella indignazione fli Sua Maestà. » Desjardins, ouv. cit., I, p. 300 ss. : cf. p. 292, et Galéas à Ludovic, de Lyon, le 25 mai 1494, cité p.- Delaborde, p. 346;.

1. La peste sévissait en Pnn-ence et clans toute la vallée du Rhône et entravait fort les préparatifs.

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