Anne de France, sœur du roi
3. Cet emprunt de 30,000 écus (ou 30.000 ducats), pour le remboursement duquel plusieurs seigneurs d'importance, Belgiojoso, Briçonnet, de Vesc. et d'autres pour le roi. donnèrent leur garantie, fut conclu avec Jean de Beoleo, François Magiolino et François de Rome, marchands milanais, grâce à l'intervention du More. Commynes s'engagea pour 4.000 écus. Comme les jjrcteurs ne furent pas remboursés à la fin du mois de septembre 1494, ainsi qu'il a\ait été convenu, ils se retournèrent contre les garants du roi de France. Par une lettre du 12 janvier 1495, Ludovic pressa NL d'.\rgenton, alors à \'enise, de s'exécuter, en le pi-évenant de l'inmiinence d'une poursuite judiciaire, (xmimynes, sans nier son engagement, répondit, le 4 février sui\ant, <{ue dans l'embarras où se trouvaient encore les alTaires du roi, il suppliait le duc de Milan de tenir la main à ce que les réclamatifins fussent adressées d'abord à ceu.x cjui pouvaient le plus pour le remboursement de celte dette Ker\ vn. Lettres et Négociations. IL 159-161).
13i MÉMOIRES DE l'IIlMI'l'i: DE COMMYNES [149i]
cent mil francs, qui cousterent en quatre moys quatorze mil francs d'interestz; mais aulcuns disoienlcjue des nostres avoient^' part à cest argent et au proufFit.
fChap. VI. I Et, pour conclure '?, le Roy partit de Vienne le XXIII- jour du moys d'aoust MCCCC'lIir^ XIII '. et lira droit vers Ast. A Suze, vint au devant de luy '' messire Galiace de Sainct Severin en poste. Et de là alla le Roy à Turin % et emprunta les bagues de madame deSavoye, lille du feu marquis le seigneur Guillaume de Montferral, vefve du duc Charles de Savoye •^. et les mist en gaige pour douze mil ducatz. Et, peu de jours après, fut à Casalz ^, vers la marquise de Montferrat, dame jeune et saige, vefve du marquis de Montferrat '. Elle est oit fille du roy de Servie ;
p) que des nommez avoient éd. Dup. — q) pour conclusion édit. — r) vint vers luy édit.