octobre iSéjours, p. ôO
5. Marie, fille de Stéfane Brankovich, despote de Servie, et d'Angéline Thopia, avait été unie, le 17 octobre 14s:), par l'intermédiaire de l'empereur Frédéric III, à Boniface I\', marquis de Montferrat, qui mourut en 1493.
liOi LIVRE VII, CIIAPITKE VI 135
le Turc avi»it ct>iu[uis le ' pais, et rEmpereur. de ((iii elle estoit j)ai"ente, l'avoit mariée lii. (jui lavoil par avant recueillie. Klle presta ses bagues, qui aussi furent eng-aif^ées pour douze mil ducatz. Et pouvez veoir quel commencement de guerre, si ' Dieu n'eust g^uidé leuvre !
Par aulouns jours se tint le Roy en Ast'. Cest an là, tous les vins d Italie estoient aigres, ce que nez gens ne trouvoient point bon, ne l'air qui estoit si chaiilt. Là vint le seigneur Ludovic et sa femme, fort bien acompaignez-; et y fut deux jours, et puis se retira à Noni-^, ung chasteau cpii est de lestât de Milan, à demye lieue " d'Ast; et chascun jour le conseil alloit vers luy.
Le roy Alphonce avoit deux armées par pais, lune en Rommaigne, vers Ferrarre, que conduisoit son fîlz ^, bien acompaigné ; et avoit avecques luy le seigneur Virgille L'rsin ', le conte de Petillane'', messire Jehan Jacques de Trevolse ", qui pour ceste heure est des nostres. Et contre
."î «on éiiil. — t de puerre c'estoil, si, édit. — u à une lieue édit.
Kllc lui surxc'-cut deux ans. Sur ses origines, voyez Benvenuto di San Geor- ^'ii llistoria Monlisferntti. dans Muratori, XXIII, col. 7"5 s.; cf. Mas- Latrie. ÏVe.sor de Chronoloçfie. col. 1754.
L Du 9 septembre au 6 octobre Séjours, p. 49-50i.
2. Asti, on le sait, appartenait au duc d'Orléans. Ludovic le More, le duc de Ferrare et le cardinal de la Rovere y vinrent adresser leurs hommages au roi (Delalxircle, Expédition, 400; cf. Usseglio, ouv. cit.. p. 253).
■^. Annonc, à 10 kilom. d'Asti, sur la rive du Tanaio, que Jean d'Auton qualifiera de <• très bonne ville et forte et chasteau moult ad\antageu.\ », en 1 199 IChron. de Louis XII. I, 22 . La duchesse de Bari, Béatrice d'Esté, y reçut (Charles VUl et lui fit, entourée de qiiatre-vinfrts dames, choisies parmi les plus séduisantes, un accueil qu'il prisa fort (Delaborde, l. c).
i. Ferdinand, duc de Calabre.
5. N'ir^'iniu Ursini ou l'rsini des L'rsins, pour les Français), comte de Taffliacozzo et d'Alba. seifrneur de Hracciano. connétable du royaume de Naples, fils de Napolécm Ùrsini et de Françftise Orsini. lille d'Orso. seig' de Monterntondo. Il épousa Isabelle Orsini, lille de Raimond. duc d'Amalfi, prince de Salerne et mourut en janvier 1497 (ImholV, (ienealofjise, cit., p. 312). CL plus loin, pnss.
0. Nicolas Oi'sini. comte de Nola et de Pitifrliano, fils d'Aldobrandin Orsini et de Simone de Gonzague. Il épousa Hélène (^inli et mourut en 1509 yihid.).
7. Jean-Jacques Trivulce, marquis de \'i}^evano. fils d'Antoine, seigneur de Otdogno et de Françoise \iscrmti. fut l)anni de Milan à cause de son attachement au parti fruelfe. 11 entra comme; conducteur de gens d armes au service de Ferdinanil 1", mi de .Naples. <-t passa à celui de Charles \'III, au mois de février 1495 N "v. pkis loin . Le roi lui donna, avec son ordre,
i3<î .M1-;.M(»1IU;S DE l'IIlMl'l'E DE COMMYNES lin'l"'
eulx estoit pour le roy mons'" d'Aubig-ny ', ung- bon cl saij;e chevalier, avecques quelques deux cens lances ou moins. Et y avoit cinq cens hommes d'armes Ytaliens aux despens du Roy, que conduisoit le conte de Gaiasse, que assés avez oy nommer, qui y estoit pour le seig^neur Ludovic ; et n'estoit point sans peur que ceste bande ne fust rompue, car nous fussions retournez et il eust eu ses ennemys sur ses *' bras, qui avoient grant intelligence en cest estât de Millan-î.
L'autre armée estoit par mer, que conduisoit don Federic, frère dudit Alphonce, et estoit à Lig-ourne^ et à Pise. car Florentins tenoient encores pour eulx. Et avoit certain nombre de galées (et estoit avecques luy messire Bieto dau Flicque ^, et aultres Genevois, au moyen desquelz il
v) les édit.
le commandement de 100 hommes darmes et de 200 archers. Gouverneur de Milan, en 1500, maréchal de France, il combattit, sous Louis XII et François \". à Ag-nadel. à Novare. à Marijrnan. et mourut à Châtres (Arpajon^ près Paris, le 5 dcc. 15is. Il avait épousé 1° Marguerite Coloone ; 2* Béatrice d'Avalos cf. Rosmini. Dell'isloria intorno aile militari imprese e alla l'ita di G. G. Trivulzio, Milan 1815. in-8; de Maulde. Chron. de Louis XII. cit.. I. 20, not.).
1. Béraut Stuarl, seisrneur d'Aubijïny et de Saint-Quentin. cho\alier de l'ordre, lils de Jean Stuart, capitaine de jrens d'armes écossais, seijrneur d'Aubig:ny en Berrv (26 mars 1422 et deConcressaut. fut conseiller et cliambellan du roi. capitaine de cent lances, capitaine du Bois de \'incennes (1483 . d'Harfleur et de Montivilliers 1 1494). jrouverneur de Berry. capitaine de la garde du corps de Charles \'I1I avril 1494). comte d'Acri et marquis de Squillace au royaume de Xaples, en 1495, .arand connétable de Naples sous Louis XII et lieutenant-jjénéral de l'ai-méc française 1500 . Il épousa Anne de Maumont. et mourut vers 1507 ^De Maulde. Chron. de Louis XII, I, 11, notice).
2. Les Napolitains avaient franchi l'Apennin et. le 14 août, rejoigrnirent en Romagrne les bandes du duc d'Urbin et du comte de Pitigliano. Leur armée formait "0 escadrons (4.200 combattants, l'escadre italienne comptant 15 ou 16 hommes d'armes, soit 60 cunibattants environ), auxquels devaient s'ajouter 3.000 fantassins. D'autre part, les troupes lombardes, assemblées dans le Parmesan sous les ordres du comte de Caiazzo, montaient à un millier d'hommes d'armes et autant de fantassins, soit environ S.iiOO combattants. 500 lances seulement a\ aient été levées au nom du mi fie France, mais c'est lui qui devait supporter tous les frais de cette armée. D'Aubigny, La Trémoille. et Louis d'Armagnac, comte de Guise, se réunirent à Caiazzo. qui sans les attendre, s'était mis en route le 21 août, avec ordre de pousser par Ferrare. sur Bologne et Imola. afin de tenir tète au duc de Calabre Delaborde, Ejrpédidon, p. 396 s.^.