Livourne
4. Obietto de Fiesque, né en 1435. murt le 25 août 1497 Dupont. II, 334 .
[liili i.iviu: \ii, ciiAi'iiui; vi l^îT
esperoit l'aire tourner la ville de Gennes, et poy laillil (ju'il ne le list; et à lEspesie •, près de Gennes, et à Rappalle-, où il mist en terre quelque mil hommes et de leurs partisans. Et sans doubte eussent faict ce quilz cherchoient "", si si tost n'eussent esté assailliz ; mais ce jour, ou lendemain, V arrvva le duc Loys d'Grleans, avecques c[uel(|ues naves et bon noml)re de galées, et une grosse «^aleasse qui t'stt)it niyenne. que patronisoit ung- appelle messire Alberlliint'ly \ sur laquelle estoit ledit duc et les principaulx. En ladite galeasse avoit grand artillerie et grosses pierres-^, car elle estoil puissante ; et s'approucha si près de terre cjue l'artillerie desconfit presque les ennemys, ([ui jamais n'en a voient veu de semblable, et estoit chose nouvelle en
ir; ce quilz vouloient édit. — x) arlillerie et g:rosses pièces édit.
1. La Spezzia, au fond du frolfe de ce nom, à une centaine de kilomètres de Gênes, vers lest. Paul .love qualifie cette ville de« bien empoissonnée et envinée de vin triant et dclicieu.\ » (trad. D. Sauvage, Paris, lôSl, in-f., I, p. 27 s .
2. Hapallo. à 28 kilomètres à 1 est de Gênes. — Le dessein des Napolitains avait été de seuiparer de (lènes afin de parer à ime attaque par mer contre le royaume de Naples. .\lplionse d'Arajîon s'était pour cela secrètement entendu a\ec l'ancien doge de Gènes, le cai-dinal Canipn-Fregnso. avec Obietto de Fiescjue et autres bannis génois, que la fldlte na])olilaine devait jeter sur la côte du Levant avec mission d'y e.\citei" un soulèvement de leurs partisans contre le gouvernement des Adorni. Frédéric d'Aragon fit voile, en ellet. de Baies à Livourne avec 35 galées et 14 navires de charge. De là. après une entrevue avec Pierre de Médicis, il cingla vers la côte génoise. Mais fléjà (lènes était occupé par un gros corps d'aventiu'iers suisses recrutés par le bailli de Dijon, Antoine de Bessey. et par des troupes lombardes. Une tentative de débarcpieiuent à Porto \'enere, attaqué sans déclai'alion de guerre, fut repoussée avec perte et les Aragonais furent cimtraints de se retirer KJ juillet 149S) (Paul Jove, trad. cil^., I. p. 27 s. ; cf. Delaborde, A'./-/<eV///ion. p. 384).
3. Cette galéasse grosse galère de 6 à 700 tonneaux) était peut-être la galéasse Notre-Dame que Jean Moi-eau avait du hypotlié([uer à (^ommynes et qui. après avoir été confiscpiée au profit du roi. en 148(j, avec les autres biens du seigneur d'Argenlon. lui fut rendue en 1490 (Fierville. Doc. inéd. s Ph. de (^ommines, Havre, 1879. in-8''. 1" i)artie. p. 20 ss. ; cf. A Spont, Ln wHrine fr;inç:tise sous le ri'ijne de Chnvles VHI, UiiiS-liilS. Fxtr. fie Hev. lies ifiiesl. hislor, t"' avril IxOl. p. TiS . Les éditeui's des " Mémoires » nomment le patron de celte galéasse <■ .Vlbert Mély ", et Jal et Fierville en font un Languetlocien ou un Provençal. Le traducteur es|)agnol de Commynes le (pialilie « un Ginoves llamado Alberto Iximelino » A'ilrian. II, 212 . Sur les armenu'tits maritimes de (Charles \'III en 1494 et le combat de Bapallo. cf. Bibl. nat. ms. i'v. 17.i2!». fol. IS| ss. (comm. de M. de la Honcière . de Maulde, Ilisl. île Louis XII . llI.OOss.. le Venjier d'hnitueur, et Senare^'a. ouv. cil., dans Muratoii. .\.\I\'. col. jil.
|;^,S MKMoiur.s 1)1. l'iui.iri'K ni: ('.(i.mmy.nks M 491"!
Ytalie. l']t doscendirent on lorre ceulx (jui estoient ausdits navires. Et par la terre venoienl de Gennes, où estoit rarmée. xiwj!; nombre de Suisses cjue nienoit le bailly de Dijon '. Ki aussi y avoit des g-ens du duc de Milan, que conduisoit le frère dudit Biete. appelle messire Jehan Loys dau Flicque ^ et messire Jehan Adorne -^ ; mais il/, ne furent point aux coups : toutesfoiz tirent bien leur devoir et gardèrent certain pas. En effect, dés ce que nozgenz joignirent, les ennemys furent desfaictz et en fuitte. Cent ou six vings en mourut; huyt ou dix prisonniers, entre les aultres ung appelle le Fourgousin, filz du cardinal de Gennes '\ Ceulx qui eschapperent furent tous mis en chemise par les gens du duc de Milan, et aultre mal ne leur firent: et est leur coustume ■''. Je veis toutes les lettres qui en vindrent, tant au Roy que au duc de Milan. Et ainsi fut ceste armée de mer reboutée, qui despuis ne s'apparut si près. Au retour, les Gennevois se cuiderent esniouvoir et tuèrent aulcuns
1. Antoine de Baissey, baron de Thil-Cliâtel. seigneur de Longecourt, de Brazey, de St-.Iean-de-Losne, bailli de Dijon, fils de Jean de Baissey et de Jeanne de Saulx, mari de Jeanne de Lenoncourt, jouissait d"une grande influence en Suisse, où il ren]|)lil de nombreuses missions de 1487 à 1507
\ oyez plus loin). 11 mourut en lôOîS Ed. Uotl, Ilist. de la représentation diplom. de la France en Suisse. I, 66-191: cf. de Maulde. Chron. de Louis XII. I, 121. et pass.. et Xa\. Anshelm, /îerner Chronik, 1sn4. in-S. t. I, p. 432 ss. .
2. Jean-Louis de Fiesque. frère d'Obietto (Dupont. Mémoires, II, 335 n.), comte de Lavagna et de San Valentino. seigneur de la Rivière du Levant (de Maulde. Chroniques, cit.. IV . à la table .
3. Jean Adorno. frère d'Augustin, qui gouvernait Gènes à cette époque.
4. Jean de Campo-Fregoso, dit le Fregosino, fds de Paul de Canipo-Fregoso, qui fut archevêque et plusieurs fois doge de Gènes de 1462 à 14.S8, cardinal, 15 mai 1480, et qui mourut le 2 mars 149><, (Dupont. Mémoires. II, 336 n.\
5. Le 2 septembre 1494, Obietto de Fiesque, Fregosino et Jules Orsini, débarquaient à Hapallo avec 4.000 hommes. A cette nouvelle, le duc d'Orléans s'embarqua à Gènes, prenant avec lui 18 galères, 6 galéasses et 1.00 > Suisses, tandis que de Piennes et le bailli de Dijon, avec le gros des bandes Suisses, les Milanais sous Antoine de San Severino, et les Génois conduits par Jean Adorno et Jean-Louis de Fiesque, prenaient la route de terre. Le 5 septembre, le duc d'Orléans pénétra dans le golfe de Rapallo, que la Hotte napolitaine abandonna pour se retirera Livourne. Les bannis génois s'étaient retranchés derrière un pont ; attaqués à limprovisle par les Suisses, que le duc d'Orléans avait débarqués, tandis que l'artillerie des vaisseaux canonnait la ville, ils se retirèrent vers la cité, mais assaillis ])ar les forces réunies de leurs adversaires, ils s'enfuirent dans la montagne et ne rejoignirent leurs alliés qu'avec les plus grandes diflicultés (Paul Jove, trad.'cit., 1. 27 s. Gf. Charl.-s Vlll au duc de Bourbon. d'Asli. 10 sept.. ]). p. Le Grand dans Bihl. de l'Ec. des Charles, LV, 143 .
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Alnians en la ville, et en fut tué aulcuns des leurs; mais tout fut appaisé '.
Il fault dire quelque mot des Florentins, qui avoient envoyé vers le Koy, avant qu il partist de France, deux foiz. pour dissimuler avecques luy '. Une foiz me trouvay à hesong-ner avecques ceulx qui vindrent. en la compaig'née desdits seneschal et gênerai : et y estoient 1 evesque dArese et un'fi; appelle Pierre Soderin. On leur demanda seullement (ju'ilz baillassent passage et cent hommes darmes à la soulde d Itallie. (jui nestoit que dix mil ducatz pour ung-
1. Lorsque les vainqueurs l'entrèrent à Gênes, « il y cul de la castille en la ville ". |)arce que Suisses et Français, qui avaient mis à sac la malheureuse ville de Rapalk>. fuient pris à partie par les rélu^Més de celte cite, qui \oulaienl les empêcher de mettre en vente les biens dérobés. On courut aux armes. Les Suisses, accusés de vouloir massacrer le peuple de Gênes, et même d'avoir tué cinquante malades dans un hôpital , Scnarepa, dans Muratori, XXIA'.c. 541 , furent pourchassés dans les rues, pendant que les chefs français cherchaient un asile sur les vaisseaux. L'ne vinjrtaine de Suisses demeurèi'ent sur la place. Jean Adoi-no réussit à arrêter un certain nombre de mutins qu'il fit pendre incontinent P. .love. L 1- c. .
2. Les deux ambassades ilorentines auxquelles il est fait allusion dans ce l)assa}re, furent : 1° celle de Gentile Becchi, évêque d'Arezzo I473-1497'>, et tle Pierre Soderini, d<mt Commynes va parler cf. Desjardius, HeUilions, 317-320 . 2° celle de Guid'Antimio Vesi)ucci et de Pierre Capponi, dont il sera question plus loin. Commynes n'a pai'lé ni de la mission de Francescn Nori. ni de celle de Francesco délia Casa, avec lesquels il fut |)ourtant en relations intimes pendant leur séjour en France mai et juin 1 i93;, leur prodifcuant, sans succès du reste, ses conseils et l'appui d'une autorité renaissante. C'est de M' d'Arpenton, en elTet. qu'il avait visité dès son aiiivée à Senlis 31 mai 1493 , que délia Casa éciivait à Pierre de Médicis : " Lo trrivo essere tutto per \-oi, et mi pare molto |)i-u(lenlc: et in olti-e da pocho tem|)o in qua e montato in assai mij^liore auctorita et credito che prima non era, in modo che io giudicho mi sai-a siciu'o et buono temone » iHuser, liezieliunyen, p. 558 s.;. L'instruction délivrée pai- P. de Médicis à l'évêcpie d'Arezzo et à P. Soderini, porte la date du 20 juillet 1493 ^Desjardins, liel liions. I. 321-324: cf. Huser. p. 323 . Les lettres écrites par l'éxêqueà son patron embrassent la période qui s'étend de la fin du mois d'août 1493 au 2 février 1495 Desjardins, ouv. cilè. \. 32 l-3t>5 ; cf. Huser. oiiv. cité, p. 544 s. , et il est piquant d'y constater que Commynes. tout en mettant les Floi'entins en ^arde contre les périls de la situation, les encourajfeait, de Concert avec l'archevêque de Lyon, Charles de Bouri)im, à éviter toute réponse trop décidément favorable aux exif,'ences répétéi-s du loi. tant il était au fimd anxieux de contrarier les projets imprudents de son maître
G. Hecchi à P. de Médicis, de Tours, 3 nov. 1493, ds. Desjardins, ouv. rite, L p 311 . La première audience de l'évéque d'Arezzo eut lieu à Toui-s le 29 septembre 1493, et on connaît le facile jeu de mots dont (Charles \\\l accueillit lélrxjuence im peu apprêtée du savant Hecciii ; " Je n'ouis jamais meilleui' bec I " Les ambassadeurs quiltèi'ent L\-on le 17 avril, alors que le roi, las des ter};i\ersations de Méilicis et conscient do ses si> nqjathies ara- (Tonaises. a\ail résolu de rompre a\'ec Florence, et au moment où \'espucci et P. Cap[)oni. étaient envo^és à leur loui- en Finance, alin de ^a^rner du temps et , si possible, de détourner l'orafje Cf. Delaborde, ExjtèdUion. p. 301, 354;.
I i-ll MKMOinKs i)i: l'iiii.ii'i'i; i)i: co.mmv.nks 14î)i
an, eulx pailaiils par cominendomcMit de l'icriv de Medicis ', homme jeune et peu saige. fdz de Laurens de Medicis, qui estoit mort, et avoit esté des plus saig^es hommes de son temps, et conduisoit ceste cité presque comme seigneur, et aussi faisoit le lilz, car ja leur maison avoit ainsi vescu la vie de deux hommes par avant, qui estoit Pierre, père dudit Laurens, et Cosme de Medicis -, qui fut le chief de ceste maison et qui la commença, homme [digne] d'estre nommé entre les très grands. Et en son cas, qui estoit de marchandise, estoit la plus grand maison que je croy que jamais ait esté au monde, car leurs serviteurs ont eu tant de crédit soubz couleur de ce nom Medicis, que ce seroit merveilles à croire ce que j'en ay veu en Flandres et Angleterre •^. J en ay veu ung, appelle Guerard Quanuese ^, presque estre occasion de soustenir le roy Edouard le quart en son estât, estant en grant guerre en son royaulme d'Angleterre, et fournir par foiz audit roy
1. Pierre II de Medicis, fils de Laurent et de Clarice Orsini, marié à Alphonsine Orsini, mort le 27 déc. 1503.
2. Cosme de Medicis, fils de Jean, gonfalonier de Florence, et de Piccarda Bueri, né le 27 sept. 1389. mort le 1" août 1464. épousa Contessina de" Bardi. De cette union naquit Pierre, pi-emier du nom. né en 1416. mort en 1469. qui éjiousa Lucrèce Tornabuoni et l'ut le père de Laurent, né le !•'■ janvier 1449, mort le 9 avril 1492. Laurent prit alliance avec Clarice degli Orsini et en eut Pierre II. Jean, qui fut pape sous le nom de Léon X, Julien, gonfalonier de l'église, et des filles. La phrase de Comtnynes « Cosme.. fut le chief de ceste maison et., la commença » doit s'entendre en ce sens que Cosme porta au ccmible la puissance politique de sa maison, car Jean de Medicis. son père, avait déjà acquis par ses ad'aires de banque une furlune très considérable et une situation ti-ès haute à Florence. Les Medicis n'appartenaient pas aux anciennes familles historiques de cette cité: pourtant on peut trouver leur trace dès le xii' siècle, et, au xni'. ils entrent dans l'histoire. Cf. A. de Reumont. Lorenzo de' Meclici. il Magnifico. Leipzig. 1S74, in-S". pass.
3. M. Kervyn de Lettenhove (Lettres et .^egfoc.. cit.. I. 66 a remarqué qu'il n'existe aucune autre mention de ce voyage de Commynes en Angleterre, mais que le séjour qu'il y fit a laissé dans son esprit une trace profonde et une grande admiratitm pour le gouvernement de ce pays.
4. Gérard Canisiani ou Canigiani . marchand florentin établi et marié à Londres, fut en effet le préteur atliti-é d'Edouard lY . tjui reconnut ses services par des faveurs personnelles nombreuses et des lettres de naturalisation ^30 oct. 1473). Cf. Calendar of patent roltspreserved in the public Becord Office, Edward IV. 1467-1477. p. 401 et pasx. . Le mariage de Gérard Canisiani et son dévouement au roi Edouard paraissent avoir excité le mauvais vouloir de certains facteurs de la maison de Medicis à tel point que le roi crut devoir le prendre sous sa protection (30 janv. 1474), oui'. cité. p. 4.S1.
[14941 LIVRK vil, CIIAPITRK VI 141
plus de \ I^*^ M escuz. où il lit poy i^i'aing pour Ic'-f maistre : toutesfoiz recouvra ses pièces à la longue. Ung- aultre ay veu, appelle = Thomas Portunay ', estre plei^ii-e entre ledit rov Edouard et le duc Charles de Bourg'ong-ne pour cin- (juante mil escuz, et un<^ autres foiz en ung- aultre lieu, pour quatre vinj^ts mille -. Je ne loue point aux niarchans' de ainsi le l'aire, mais je loue bien à ung; prince iU- ien'w bons termes aux marchans et leur tenir vérité; car ilz ne scavenl à ({uelle heure ilz en pourroient avoir besoing-, car quehjuefoiz peu d argent faict grand service.
Ja semble que ceste lignée vint à faillir, comme on faict es royaulmes et empires, et l'auctorité des prédécesseurs nuysoit à ce Pierre de Medicis, combien que celle de Cosme, qui avoit esté le premier, fut doulce et amyable et telle qu i estoit neccessaire en une ville de liberté. Laurens, père de ce Pierre dont nous parlons à ceste heure, pour le dilferant dont a esté parlé en aulcun endroit de ce livre '^, qu il eut contre ceulx de Pise et aultres, dont plusieurs lurent pendus (et y fuz en ce temps là), avoit prins vingt hommes pour se garder, par comniendement et congié de sa Seigneurie, laquelle commendoit ce qu'il vouloit. Toutesfoiz moderéement gouvernoit ceste grand auctorité,
y peu de proullit pour si>n éd/7. — 5) noniuu' et appelle édit. — a) les marchans édit.
1. Thdinas Pnrlinai-i, clief de l'afjenfe des Medicis à Bruges, avait le titre de conseiller du duc de B<iui'f;<(<,'-ne (Oiiv. de la Marclie, III, 113, et I\'. loi; cf. lUiser, liezieliiinr/en. p. A'tX .Leôjuin 1 }"."), Kdnuard IVautorisa Laurent et Julien de Medicis, Thnmasdc Portynariis. Foulques et Alexandre de Portynariis et Thomas (iru\dctti à exporter en franchise de droits de la laine d'Angleterre jusqu'à la valeur de 5.000 1. que le roi leur devait (DuH'us Hardy, Syllahus of liymer's Fœder.i, Londres IhTS, in-S", II, 707).
2. Le 10 septembre 1 16x, (Guillaume de ^'arye, général des finances, qui était en relations d'aU'airei? avec les Medicis. jjrévenait le chef de cette maison. Pierre V'. qu'averti que les agents de la mais» m à Londres et à Bruges a\ aient à |)lusieurs reprises ijrèté au roi d'Angleterre et au duc de Bourgogne d'impoi-tantes sommes d'argent, destinées à « faire guerre et porter doniniaige •> au royaume de France, Louis XI réclamait leur changement, ou exigeait au moins qu'une ligne de conduite toute diiTérente leur fut imposée (Buser. lieziehunyen, p. 437).
3. Commynes fait allusicm en cet endroit h la conjuration des Pazzi (cf. ci-dessus p. "J" et suiv.). et M"" Dupont Mémoires. II, 338 n.) propose, avec raison sendde-t-il. de lire Pazzi [Fucis], au lieu de Pise.
142 ME.MUIHES DE l'ill I.II'l'E DE COMMVNES [1494]
car, comme ay dit, il estoit des plus saiges de son temps ; mais le (ilz cuvdoit que cela luy fust deu par raison, et se faisoit craindre moyennant ceste <^arde, et faisoit des violances de nuvt et des bateries, et s'aidoit lourdement '' de leurs deniers communs. Si avoit faict le père, mais si saigement qu'il/ en estoient presque contents.
A la seconde foiz ', envoya ledit Pierre à Lyon un^^ appelle Pierre Capon et aultres. Et disoit pour excuse, comme ja avoit faict, que le roy Loys leur avoit commandé à Florence se mettre en ligue avecques le roy Ferrande, du temps du duc Jehan d'Anjou, et laisser son aliance, disant que puisque par le commandement dudit Roy avoient prins ladite aliance, qui duroit encores par aulcunes années, ilz ne pouvoient laisser l'aliance de la maison d'Arragon ', mais que si le Roy venoit jusques là, quilz luy feroient des services : et ne cuidoient point qu'il y allast, non plus que les Veniciens^. En toutes les deux ambassades v en avoit
/), el des batteries lourdement, de leurs deniers commis édit. J/"' Dupont (11,339! qui a repris le texte de lu première édition, modifié par ses prédécesseurs, s'est donné beaucoup de peine pour lui trouver un sens, .\otre ms. rétablit le vrai texte de Commynes.