‹ Mémoires;Chapitre 73 sur 177 · Jean (>ol(mna · texte numérisé non relu

Jean (>ol(mna

*). <■ Xostre Saint Père est plus tenu au lioy qu'on ne pense, car si led. Sei^'neur eust voulu obteniperer à la plujjart de messeijîneurs les cardinaulx, ils eussent f'aict iinj: autre pappe, en intention de reformer riv.;lise. ainsi (ju'ils dizoient. Le Hoy désire bien la rel'ormation, mais ne veull point entre[)rendi-e de sa depposicinn. (|uel(jue chose qu'il luy l'ait d'adliei'ei' à son enneiny... Hriçunnet à la i-eine .Vnne, dans I-a Pilor^erie. C;i/n/).///ne et hutletins de In r/mnile itrinée d'Itulie. p. \'iô : cf. Delaborde. Exjiéililinn, p. 514 s.i. Alexandre VI s'était transporté au château Saint-Anfre.

1. De l'omission, flans les précédentes éflitions des » Mémoires ■>, des mots /( //rer. M. Delaborde niiv. cit.. p. 51'! n. a conclu tpie la phrase de Commyni-s ne si^'nifiait pas que l'artillerie française fut braquée stn- le château Sainl-.Anfre. " comme on l'a toujours répété. •<

X. L'élection du vice-chancelier Hodri^ue Horf^'ia. le 11 août 1 192. comme, au i-esle, celle de son prédécesseur, fut inconslestablement entachée de sinKinie. liurcliard énuniére les fions qu'il répandit parmi les cardinaux. Sur l'itdUience exercée à celle épixpie par .Ascaj-'iie Sl'orza. voyez les ti-ruies d'une lettre flu Florentin \alori. adressée aux Huit de l'ratique. tle Monie, le 14 août 1492. .\seafrne, éciit-il. est lojré an Palais << et tutta la npntatione et maneffjjio dello Stato si volta a lui, né il Papa li potrebbe dimos-

188 MÉMOIRES DE PHILIIM'E DE COMMVNES [1495]

seroit pape : toutesfoiz je croy qu'ilz eussent consenti tous deux d'en l'aire ung^ nouveau au plaisir du Hoy, et encores franeoys. Et ne saurois dire si le Roy list hien ou mal ; toutesfoiz je croy qu'il fit le myeulx dappoincter, car il estoit jeune et mal accompaig-né pour conduyre une si grand œuvre que de reformer lEj^lise, dont il avoit bien le pouvoir mais qu'il Teustsceu bien faire. Je croy que toutes f^ens de congnoissance et de raison l'eussent tenu à une bonne, grande et très saincte besongne, mais il y l'auldroit grant mistere ' : toutesfoiz le vouloir du Roy estoit bon, et est encores, en ce cas, s'il y estoit aidé.

Le Roy print ung aultre chemin et appoincta avecques le Pape ung appoinctement ~, qui ne povoit durer, car il estoit violant en aulcun point, et fut grant couleur de faire une ligue dont après sera parlé. Par cest appoinctement devoit estre paix entre le Pape et ses cardinaulx,et aulcuns dévoient estre paiez du di'oit de leur chappeau, absent comme présent. 11 devoit prester au Roy quatre places : Terrassyne , Chyvite Veche bailla, et \'iterbe tenoit"' le Roy; Yspolete ne bailla point, combien qu'il l'eust promise •• : et se dévoient rendre au Pape comme le Roy parti-

»ij Civita A'echic et \'iterbc bailla, que tenoit éd. Dup.

trai'L' iiiij;linre aniiiin lu- daiT- più aiictnrilà ". l-]t il ajoiilc que cesl bien Sforza qui a t'ait l'aire l'élection « per cupiciila di roba. |)crcliè tlel ^'icecancellici'c li riniane il valienti di 100 mila ducali o meglio " (Thuasne, Append. au D;iriiim de Burcliard. II. p. 611 ss. . Mais c'est au cardinal Orsini et non à Ascaf;nc Sfoiv.a qu'Alexandre \'I fil don de son palais \ibid.\

1. Mistere. travail flillicile. précaution Godefroy. D(c/(0/in<iire cité ; cf. Hatzt'eld, DarmesLeler et Thomas, oiiv. cilé, au mot .

2. Le texte français de ce traité a été imprimé par Thuasne à la suite du Dùiriiim de Burchard II, 661 ss.) et par Molini, Dociim. ili .ttorùi itallnna, I, 22 s., d'après Arch. iiat. de F'rance K "6, n° i. La conclusion eut lieu le 15 janvier et la ralilîcalion h^ 18 Cf. Delaborde, Eipétlilion. âl6ss.).

.3. Terracinc. sur la ente occidentale et sur la i-oute de Home à \aples, au sud des marais Pontins. Civita-\'ecchia. éjïalement sur la côte, mais au nord-ouest de Rome. \'itei-be, au nord de Rome, non loin du lac Bolsena. Spolète à l'est de \'ilerbe. Il y eut fliscussion avant de décider quelles places on demanderait. Dans la lettre qu'il écrivit le 13 janvier à la reine Anne voy. p. préc, n. 6 , Rriçonnel nomnn! Civita-A'ecchia, Terracine, Ostie et Ponte-Corvo. Ailleurs il est dit que ('harles VIII réclamait les citadelles de Soriano, de \'elletri, de Givita-\*ecchia, de Narni et de Terracine Thuasne, Djem sultan, p. 343 ss.).

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roil (le Xapplos, ot ainsi le fîst, conihion (|iie le Pape l'eust trompé. Il liailla au Hoy par cesl appoinctement le frère du Turc, dont il a voit (juarente cinq mille ducatz dudit Turc Tan ' ; et l'en tenoient " en ornuid craincte. Promectoit de ne mettre nul leg-at en lieu ne en place de TEf^^lise sans le consentement du Hov ; et y avoit aultres articles qui touchoient le consistoire"-^; et hailloit son filz (>n ostaif^-e, le cardinal de Valence ', qui alloit avecques ledit seig-neur pour léguât. Et luy feist le Roy obédience tilialle en toute humilité que roy sauroit faire *. Et luy lit le Pape deux cardinaulx : le gênerai", qui ja estoit evesque de Sainct Malo (et a esté souvent appelle gênerai) ; et tistung/^ evesque du Mans, de la maison de Sainct Paul, qui estoit de par deçà •'.

Il et le tcnoit édit. — o le peneral Brissonnet édit. — pj genenil. et lautre uns édit.

1. DJem était icniis aux Français, mais devait être rendu au Pape après la conclusion de V « entreprise », et c'est aux mains d'Alexandre que continuerait à être versée la pension de 40.000 ducats, que Bajazet payait annuellement pour que son frère fut pardé en Italie.

2. Ce dernier article est conçu en termes vaj-ues, cai- il porte simi)jement qu'en ce qui concerne le conclave, le Saint-Père et le roi de France en ordonneront de concert. Il parut si évident aux adversaires d'Alexandre que. sur ce pf)int si important de la réforme de l'Fplise, Charles \'II1 ahandoimait tout, que dès le lendemain de la conclusion de l'accord, les cardinaux Sforza et Lonati. (jui avaient tout fait pour obtenir du roi la déposition de Bor^''ia, quiltèi'cnt Home et que les autres ennemis du Pape ne dissimulèrent pas leur irritation 'Delaborde, Erpédilion. 518).

3. César, fils naturel de Rodrij^rne Boryia et de N'anozza Catanea, né entre 147 i et 1476, tué le 12 mars 1507 devant \'iana en Espag^ne, évèque de Parapelune (1 191), de Valence iI492 , cardinal 20 septembre I 103), fui relevé de cette dif,^ni té au mois d'août 149s, après la mort de son fière .Icari, duc de Gandia. Créé duc de Valentinois par Louis XII, fpii i-ecliercliait l'alliance d'Alexandre VI, César reçut en outre la main de rjiarlottc' d'Albret ill99).

\. L'acte d'obédience, refusé jusque-là par Charles \'lll, fut accompli le 19 janvier, mais le roi se tint debout près du trône du Pape, pendant que le pi'ésidcnt fie Ganav, afrenouillé, portait la parole en son nom iDi'arinm de Buichard, II. 226-230 .

5. Le lendemain de la conclusion du traité, Charles VIII a\ ait quitté le palais de Saint-Marc pour s'établir au \'atican. Dès sa première entrevue avec Alexandre "N'I dans le jaidin secret du ^^'ltican, il lui denumda le chapeau poui- l'évèque de Saint-Malo. Bien que. sui\ant la rèj^de. les nominations ne se fissent qu'aux Quatre-Temps, le Pape, après a\oir consulté rapidement les vinpt-quatre cardinaux présents, fit droit " in eodem instanti » à la requête de S(m hôte. Phili|)pe de Luxembourj;;, évèque du .Mans, fut créé cardinal le 21 janvier suivant. M. de Boislisle {El. de l'e.sc, p. 101 s.) reproche à Commynes d'avoir placé « au même jour et dans lea mêmes

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Chap. XVI.] Ces choses faictes. partit le Roy de Rome ' en Jurant ainytié avecques le Pape, ce sembloit ; mais huvt cardinaulx partirent de Rome mal contens dudict appoinctement, dont les six estoient de la séquelle du vischancelier et Pétri ad vincula, combien que on croit que Escai<(ne faisoit ceste faincte et que en cueur estoit content du Pape; mais son frere ne s'estoit point encore declairé contre nous -'. Et alla le Roy à Jaunesanne ^ et de là à Belistre ^. dont senfouyt le cardinal de Vallence ■'. Lendemain print le Roy Chastel Fortin d'assault (et fut tué ce qui estoit dedans), qui estoit à Jacques Conte, qui avoit prins Parg-ent du Roy et puis tourné, car les Conte sont partisans des Ursins •'• ;

circonstances » les deux promotions. La phrase, telle que la rétablie notre nis., n'implique pas que ces promotions aient été absolument simultanées.

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