‹ Mémoires;Chapitre 84 sur 177 · I. Le sultan Bajazet ne mourut qu'en · texte numérisé non relu

I. Le sultan Bajazet ne mourut qu'en

'2. Djem Sultan Zizim) fut-il remis à Charles ^'I[I, le 26 janvier 1195. déjà empoisonné, ou la trop fameuse >■ poudre blanche » lui fut-elle administrée par doses quotidiennes par quelque serviteur payé pour cette affreuse besogne"? Et même, mourut-il empoisonné? On l'ignore. Sanudo ne le croit pas. parce que, dit-il, le pape n'avait aucun intérêt à le faire disparaître, le roi de France lui ayant abandonne les 40.000 ducats de pension payés par Bajazet pour la garde de son frère. Le duc de Milan crut à une mort naturelle causée par un refroidissement, et c'est aussi l'avis que le gouvernement vénitien fit parvenir au sultan. Dans l'entourage de Charles ^'III (et ce fut l'opinion du cardinal Péraud), on refusa de croire que <( le Turc » fut mort naturellement. Au xvi" s. Paul .love et Guichardin ont accrédité l'accusation portée contre Alexandre \'I par ses adversaires. Djem accompagna Charles Vl jusqu'à Teano il' février) et il eut encore la force de gagner Capoue. Les médecins du roi le firent transporter ensuite à Aversa, puis à Naples, où il expira le 25 février au « Castel di Capouana ». Il n'était âgé que de trente-cinq ans (Cf. Thuasne, Djem Sultan, cité, p. 363 ss.).

3. Aujourd'hui Avlonia, dans le golfe du même nom, sur la côte d'Albanie.

4. D'Otrante à Avlonia il y a une centaine de kilomètres, et plus de 800 autres de là à Constantinople. A \'enise, Commynes put causer avec des marchands qui faisaient ce trajet assez fréquemment. Ils y employaient environ trois semaines.

5. A Constantinople, l'inquiétude fut grande, et des lettres, parties de cette capitale le J9 janvier, apportèrent à Venise la nouvelle qu'on ne

Durns ', de parle Roy. qui est '" Albanoys; mais il parla à tant (le g'ens que merveilles prest s à tourner, (jui sont «nllens et nepveux de plusieurs seigneurs et gens de bien <le ces marches, comme de Scandelbec -, ung filz de l'empereur de Constantinoble propre '^, des nepveux du seigneur Constantin qui de présent gouverne à Montferrat '♦ i et sont nepveux ou cousins du roy de Servie ^ \. De Janiserins* '> plus de cinq mil se lussent tournez, et encores se fust prinsScu-

r)esloient éilit. — s' De Tramseris édit l'i-JS : en Thessalle Sauv. Leng.: <Ie Thessalle Dh/<.

])ai-lait de (mis cotés que des projets de croisade du roi de France et des préparatifs du Sultan pour défendre ses possessions d'Europe eontre l'inva- ■sinn menaçante.

]. Martinus Firmianus, archevêque de Durazzo, de 1 i88 à 1499 Gams, Serie.i episropnrum , le même que Sanudo Spedizione. p. 254) nomme ilartino Albari.

-. Scandcrbcfr ou Iskander-bejr seigneur Alexandre . surnom donné à (ii-orf^e Caslriolu. né en llol. fils de Jean Castrioto, prince d'Albanie, par 11- sultan Miiurad, auquel il avait été li^■ré en otajre avec trois de ses frères. Kle\é dans la reli^rion musulmane, il devint, frràce à ses talents et à son e«iuraj;e, le favt>ri du sultan, qui lui conlia en 1443 le commandement dune armée destinée à combattre les Honfrrnis sur la Morava. Scanderbeg, irrité par le manciue dfc foi du sultan à léfrard de son père, chan^rea brusquement de camp, et devint pendant vin^'t-trois ans le plus formidable adversaire des Turcs, qu'il combattit victorieusement en Albanie, et même en Italie, où il les contraignit à lever le siéj;e de Bari. Il mourut de maladie le 1", janvier 1467. Son fds .Tean Castrioto ne put. mal{::ré l'assistance des \'éniliens. empêcher Mahomet II de l'éduire l'Albanie en son pouvoir .Noue, bioijr. rjénérale. au nom Scandcr-bef,' .

3. Peut-être cet André, le dernier Falêolog:ue. qui avait été appelé de Constantinople à Tours, en 1491, et qui, depuis celte époque, vivait à R<<me, entouré d'honneurs j)articuliers. Le cardinal de Gurck. H. Péraud, qui s'etTorçait de tourner contre les Turcs l'ardeur belliqueuse du roi de France, obtint d André Pah'-olo^'ue qu'il abandonnât à Charles ^'III, en échanjre de cei-tains a^•antages pécuniaii-es et de la rétrocession éventuelle de la Serbie, tous ses droits sur les emjjires de Constantinoijle et de Trébizonde 6 septembre, 1494 ; cf. Delaboicle, Expédition, j). 226, 403 s. ,

1. (Constantin Araniti. fils d'Aranito Araniti, appartenait 'à une famille issue d'une branche de la maison de (-omnènc. Mahomet II lui avait enlevé ses domaines d'Albanie et il s'était retiré à Home. En I 161, il avait clé nommé membre de la noblesse vénitienne, avec entrée au ^'rand conseil de la République. En 14SK. sa nièce, la marquise de Montferrat. Marie de Servie, l'appela à Casai, où nous le retrouverons en possession du gouvernement comme tuteur de ses pelils-ncveux. Sa mère était Napolitaine, fille <1 Olivier Francione da Leze Henvenuto di San Georjfio, Historia Montisl'errali. cit., dans Muratori, XXIII, col. Toj s. .

5. (îeorfres. despote de Servie, frère de Marie, marquise de Montferrat cf. Muratori, .\XIII. col. 758^.

6. Jannissaires. milice turque composée d'enfants chrétiens enlevés à leurs parents par les Infidèles. Bajazet eut, pendant son règne, à réprimer plusieurs révoltes de janissaires.

terv ^ et Croye - par intolli<j;'ence, par la main dudit seig-neur Constantin, qui plusieurs jours lut caché à ^'enise avecques moy 'K car de son patrimoine luy appartient la Macedone et Thessaille. qui fut patrimoine d'Alixandre ; et la Valonne en est. Scutery et Croye en sont près ; et, de son temps, son père ou oncle les engagea aux Veniciens ^ qui perdirent Croye, et Scutery baillèrent au Turc en faisant paix. VA fut ledit seigneur Constantin à trois lieues près, et se fust exécuté l'emprise, ne fust que ledit arcevesque de Duras demoura à Venise aulcuns jours, et après ledit seigneur Constantin. Et tous les jours je le ' pressoye de partir, car il me sembloit homme ligier en parolle, et disoit qu'il feroit quelque chose dont il seroit parlé. Et de mal adventure, le jour que les Veniciens sceurent la mort du frère du Turc, que le Pape avoit baillé entre les mains du Roy, délibérèrent de le faire scavoir au Turc par ung de leurs secrétaires ; et commenderent que nul navyre ne passast la nuyt entre les deux chasteaulx qui font " l'entrée du guouffre '■,et v firent faire guet, car ilz ne se doubtoient que de petitz navyres, comme grips '^\ dont il y en avoit plusieurs au port, d'Albanve et de leurs ysles de Grèce; car celuv qui eust porté ces nouvelles eust eu bon présent. Ainsi ce pouvre arcevesque, ceste propre nviyt, voulut partir pour aller à ceste entreprinse du seigneur Constantin, qui l'attendoit; et portoit force espées, roues"'' et

t je les dans le ms. — h; qui sont édit. — v du gouffre de Venise édit. — u') espées. boucliers édit.

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