‹ Mémoires;Chapitre 83 sur 177 · Ganay fut chargré des fonctions de chancelier · texte numérisé non relu

Ganay fut chargré des fonctions de chancelier

3. La part d Et. de Vesc. dans la distribution des grrands fiefs, se composa des comtés d"Avellino et d'Atripalda. du duché d'Ascoli et de celui de Nola. à 8 milles de Capoue. de la capitainerie de Gaëte. (pii avait appartenu précédemment au condottiere Pitii;lian'o. A l'olTicc de grand chambellan, l'un des sept principaux du royaume, se rattachait la présidence de la Cour des Comptes et la surintendance des finances Boislisle. Et. de Vesc. p. 111. M. deBoisHslea mis en doute [même our..p. 118 l'accusation de vénalité portée par Commynes contre Ganay et de ^"esc. et ajoute que la chancellerie française essaya dans la suite de porter remède aux nombreuses injustices et usurpations de la première heure. Mais la question est de savoir si les injonctions de Charles ^'I1I furent obéies et si les seijrneurs napolitains et les communautés religieuses, auxquels le roi ordonna de restituer les biens dont ils avaient été dépouillés, y furent définitivement réintégrés. C'est au moins douteux.

4. Roger, comte de Celano voy. plus haut p. 197, n. 6. remisen possession de son comté, en fut dépouillé de nouveau au profit de Troiano Caracciolo, duc de Melfi. second mari de la mère de la belle Léonore de Marzano, dont les prouesses équestres avaient conquis le c<eur de Charles Ylll (Delaborde. Expédition, p. 576 s.\

5. M. Delaborde (oui', cité. p. 571) a qualifié cette assertion de Commynes d'il affirmation sans preuves», et lui a opposé les nombreuses confirmations ou concessions d'offices accordées par Charles ^'II1 à des Napolitains, dont la trace se retrouve dans les registres de la chancellerie de Naples. Il est possible que la forme employée par notre auteur soit trop absolue, mais M. de Boislisle ouv. cité. p. 107-110'. énumérant, d'après les mêmes registres, les fiefs ou offices distribués à des Français, prouve que des plus grands seigneurs aux plus humbles domestiques, et jusqu'aux barbiers, cuisiniers, ou simples archers de la garde, lout le monde eut son morceau de la curée, qu'il se hâta de vendre le plus souvent afin de satisfaire à sa soif de plaisirs ou à son goût pour les somptueux habillements ^Cf. Sanudo, Spedizione, p. 240 ss,).

donna à ceulx qui les demandoient. En ces entrefaictes se rendit le chasteau,parpraticque des Alnians, qui en eurent ung- monde de biens qui estoient dedans ' ; et aussi fut pris le chasteau de l'Euf par baterie "-. Et par ceste conclusion se peult veoir que ceulx qui a voient conduict ceste grant œuvre ne l'avoient point faict d'eulx, mais fut vray euvre de Dieu, comme chascun le veoit; mais ces g-rans faultes que je diz estoient euvres d'hommes aveuglez de gloire J, qui ne congnoissoient point dont ce bien et honneur leur venoit et y procédèrent selon leur nature et experiance. Et se vit '•■ chang-er la fortune aussi promptement et aussi visiblement comme l'on voit le jour en Hollande ou en Norvuewe ' ', où les jours d'esté sont plus longs que ailleurs, et tant que, quant le jour fault au soir, que en une mesme instance, ou poy après comme d'ung quart d heure, on voit de rechief naistre le jour advenir. Et ainsi vil tout saige homme, et en aussi peu d'espace, muer ceste bonne et glorieuse adventure, dont tant fussent advenus de biens et d'honneurs à toute la crestienté, si elle eust esté recongneue de celluy dont elle venoit; car le Turc eust esté ausi

édi

) c'eal-à-dire aveuy:lés par la vanité: — accuoillizde f.'-Ioirc édit. — A"' vint i. — l) en Hollande ou en Auvergne édit. Auberj;:ue édit. I.ï'2ff.

1. Les pourparlei-s commencèrent le 2ti février, et le Castel Nuo\o fut rendu le 7 mars. Gié et le sénéchal d'Armafrnac, qui y pénétrèrent les premiers, trouvèrent de nombreuses richesses que Ferdinand n'avait pas eu le temps d'em|iorter (Delahorde, E.rpédilion. p. .Î60 s.i. Sanudo Spedizinne, p. 210 s ) dit c|ue la cause de la capitulation fut la mauvaise inlellij,'cnce qui réf,'-nait entre les défenseurs espafrnols et suisses du cliàleau ; mais les défi:àts causés par l'artillerie française et la fuite du mar(|uis de Pescaire avaient aussi ébranlé les courages.

2. L'attaque du (".liAteau de l'IÏMif, commencée le i mars, fut i-eiulue très efTecti\e par la prise du Pizzofalcone. émincnce rocheuse d'où les canons français commandaient entièi-cment les riéfenses de la fortei'esse. Le bombardement fut si terrible qu'aj)i-ès quelques négociations les assiégés, abandonnés par Ferdinand, capitulèrent le 22 mars (Delaborde, Expédition, p. 503 s.l.

S. I^e texte fourni par notre ms. confirme la note judicieuse de Sauvage fol. |.'54:cf. Dui)i)nt, H, ."ÎOn) , qui, tout en conser\-ant dans le corps du l'écit le mot .Aucerffnp. <• se lient assenré » qu'il \-audraif mieux lui substituer .\nrire(fiie. Le même auteur- estime (ju'au lieu de IloUnndc, il faudrait O.'ilLinil ou (iolhland. M"' Dupont prél'éi'crail Ihdliind. [jrovince de Suède, qui, à cette épocpie, ap|)artenait aux Danois. Baigné pai- les eaux du Cattégat, le Uulland est peu éloigné de la Norvège.

aisé à troul)ler que avoit esté le roy Alphonce, car il est encore vif ' et homme de nulle valeur du monde '"; et eut le Roy son frère entre ses mains, qui vesquit poy de jours après la fuyte du cardinal de \'alence, et se disoit qu'il fut baillé empoisonné, qui estoit l'homme du monde que le Turc" craig^noit le plus -. Et tant de milliers de chrestiens estoient prestz k se rebeller que nul ne 4e sauroit penser. Car dOttronte jusques à la Volonne -^ n'y a que soixante mil. et de la Valonne en Constantinoble y a environ dix huit journées de marchant par terre S comme " me comptoient ceulx qui souvent font ^' le chemin; et n'y a nulles places fortes entre deux, autmoins que deux ou trois ; le reste est abatu. Et tous ces païs sont Albanoys, Esclavons et Grecz et fort peuplés, qui sentoient des nouvelles du Roy par leurs amys qui estoient à Venise et en Fouille, k qui aussi ilz escripvoient, et nattendoient que ce Messias '/ pour se rebeller •'. Et y fut envoyé ung arcevesque de

tu) c'est-à-dire, au monde; du monde eft omis dans les édil. — n) du monde qu'il édit. — o) dix huit journées de marchans, comme édil. — p) l'aisoicnt édit. — q) que Messias édit I5'2fi ; que messages Sauv. Leng. Dup.

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