‹ Mémoires;Chapitre 9 sur 177 · juin 1479 Dupont, II, 191 n · texte numérisé non relu

juin 1479 Dupont, II, 191 n

Ainsi ne resta plus rien à prendre en Bouru^ono^ne que trois ou quatre chasteaulx rochiers. comme Jou * et aviltres, et avoir " l'obéissance de Besancon, qui est ville imperialle et ne doit rien au conté de Bourt^ongne, ou peu; mais pour ce qu'elle estoit enclavée audit pays, elle complaisoit au prince du pays. Ledit g-ouverneur y entra pour le Boy, et puys en saillit ; et ilz luy firent tel devoir qu'ilz a voient acoustumé de foire aulx aultres princes qui avoient possédé Bourgonj^ne -.

Ainsi toute Bourgongne conquise, où ledit gouverneur feit bonne diligence, et aussi le Roy le soUicitoit fort et craignoit que ledit gouverneur ne voulsist tousjours quelque place désobéissante audit pays, alin que on eust plus affaire à luy, et aussi afin que le roy ne le remuast '' point de là pour s'en servir ailleurs, car le pays de Bourgongne est fertile, et il en faisait comme s'il eust esté sien ; et ledit seigneur de (Iran, dont jay parlé, et luy gouverneur, seigneur de Chaumont. tous deux y firent bien leurs besongnes», une pièce demeura le pays en payx soubz le gouvernement dudit seigneur de Chaumont. Toutesfoiz quelques places se rebellèrent "' après, moy estant là. comme Beaune, Semuer, Verdin et aultres ; et estoie lors présent, et m y avoit envoyé le l^oy avecques les pensionnaires de sa Maison ' : et fust la première foiz que il eust baillé chief ausdits

u et avoit éd. Dup. — r ne le rcuvoyast .\ B D. édit. — w ] se rebelloient dans noire ms. el dans M.

1. I-o cliàtLMu de .Ii.ux, dans k- .Iiiia. pii-s de l'..ii(ailici-. fut. dil-nn. \ciidii au rni pour 14.0iiO étus. par le capitaine auquel M"' de Bour^o;.'ne l'avait confié. Louis Ailenian, seijrneur d'Arbent Oliv. de la Marche, 111. 251 s. . Une autre version veut que d'Aihent. au contraire, n ait capitulé qu'au mois d'avril 1 1x0. après un très lon^-^ sièjre Iliid.. p. 25?.. note . U existe pourtant une lettre de Charles d'Aniboisc au réfrale de Besanyon. du 1" octobre I l'îi. qui porte la date de <• Joue » Président Clerc. Besançon pendnnl les guerres de Louis XL p. is ss).

2. Cernée par l'ennemi (|ui ravajreait ses laubourf^s. la ville de Besançon, cité impériale, mais boui}.'ui^'nonne dans l'àme. lut contrainte de néfrocicr avec d'Amboise et de si^'ner une convention (|ui lui ^-aiantit ses privilèj.'^cs. Elle ouvrit ses portesaux Français, et. le 7 août I iT'J. le lieutenant du roi fit son entrée à Besançon à la tète île 12.000 iiouunes Président Clerc. /. c.\

3. C'est au printemps de l'année 117S. au mois d'avril sans doute, que Commynes fut envoyé en Bourgogne ^Dupont, .\otice sur Ph. de C. au t. I

pensionnaires, et depuys a [ajcoustumé' ceste fasson jusques à ceste heure. Lesquelles places furent reprinses par le sens et conduicte dudit i^ouverneur et jiar la faulte du sens de ses ennemys. A cela on voit la dill'erance dos hommes, qui vient de i^race de Dieu, car il donne les plus saij^es à la |)art ({u il veulLsoustenir, ou le sens de les choisira celuy qui en a rauctt)rlté ; et bien monstroit (et a faict jusques icyWj que en toutes choses il a voulu soustenir noz roys, tant celluy trespassé, nostre hon maistre, comme cestuy icy.

Ceulx qui prindrent - ces places estoient ^ens assés, combien que promptement ne se vindrent mettre dedans les places qui s'estoient rebellées pour eulx, mais donnèrent temps audit g-ouverneur de faire son amatz, que faire [ne] dévoient, car ilz scavoicnt assés de son estât, veu l'amour que le pays leur portoit. Pour ce se dévoient mettre dedans Beaune, qui est forte ville ; et si la pouvoient il[s] bien garder, et les aultres non K

Le jour que ledit g-ouverneur se mist aux champs pour aller devant une petite meschante ville appellée Verdun '', qui [y] alloit bien informé de leur estât, eulx y entrèrent, cuydant aller à Beaune ; et estoient, de cheval et de pied, six cens hommes esleuz, Almans de la conté de Ferrete, conduictz par aulcuns saiges g-entilz hommes de Bour-

x)a acoustumé .4 /î. édit.; a este accoiislumée D. — y] et leurmonstrcr ds. le ms. ; et a bien monstre, et fait jusques \c\ Snuv. ; et a bien monstre et faict veoir jusques icy D, Leng. Dnp. Ch. : qui en a l'auctorité et la monstre éd. 1524. — s) qui perdirent D, édil.

des Mémoires, p. i.iv'i. Il y séjourna quelques semaines seulement i,Kervyn de Lettenhove, Lettres et Xégociat. de Ph. de (^ommines, cit., I, 162). Ce passaj^e renferme par conséquent une série d'erreurs.

1. " Pendant le mois de juin |I47S\ l'armée prospéra fort,et regaignerent et niii-ent es mains du roy la ville de ^'erdun sur-le-Doubs), Montsaugfon et Semui" en Aiixoistant par assault c|ue par composition. Et après, alcrent

mettre le siège devant... Beaune, où ilz furent jusques au commencement

du moys de juillet ensuivant.., que la ville., se rendy.. par composition es mains du dit gouverneur ». Les habitants de Beaune payèrent 40.000 écus d'amende, sans parler des autres charges qui leur furent imposées {Chron. Scand., II, 75).

Page 1