Aquila
■i. Claude de Lenoncourt. conseiller et chambellan du roi, seigneur de Harnuel. fils de Henri de Lenoncourt, mr)rt en 1477. et de Jaquette ;ou Jeanne de Baudricourt. succéda à Thieri-y de Lenoncourt. son grand-père, comme bailli de ^'itry. le 23 décembre 1 183. Pannetier 1492-3 , puis maître d'hôtel de Charles \'III ;149() , il mourut cette mcme année, ayant épousé Marguerite d'Alègre. dame de Busset P. Anselme, II. 57 . A Naples, il avait reçu en partage les biens du marquis de Pescairc et du comte de Montorio Boislisle. É(. de Vesc. p. 109 .
4. (jracien de Guerre, conseillei- et chambellan du roi sept. 1491}, seigneur d'Aubenton, baron de Bemigny. Il se distingua, en 1488, dans la campagne contre le roi des Bomains, et Molinet le qualifie de << fort expérimenté au meslier des aimes " III. 431 ; IV, 37, 45 s. . En 1495 il avait la chaige de 50 lances et de 1.000 himmies de pied (La Pilorgeric. ouv. cité, p. 86. 129: cf. Delaborde. expédition, p. 429 . A la date du 19 décembre 1508. il était gouverneur de Mouzon.
5. Non pas dans l'Abriizzc. mais dans la Terre de Labour, à Rocca Guglielma et à Bocca d'Evandrti, deux places fortes peu éloignées du Garigliano.
236 MÉMOIRES DK l'IIII.II'Pi: DE COMMYNES [149oJ
sceurent demander; et leur laissa plus de trente places pour eulx et les leurs. S'il/, les eussent aouIIu tenir pour luv, comme ilz dévoient et qu'il/ avoient juré, elles lui "" eussent faict grant service et leur honneur'" et proufïict, car je croy qu'ilz ne furent cent ans a si grans"; mais, avant son partement, ilz commencèrent à praticquer. Et aussi ilz estoient ses serviteurs à cause de Millan ; car naturellement ilz estoient du parti gihellin , mais cela ne leur de voit point faire faulcer leur foy, estant si grandement traictez. Encores fit le Roy plus pour eulx, car il emmena soubz garde et demy - prisonnier le seigneur ^'i^gille Ursin et le conte de Petillanne, aussi des Ursins (et contre raison), leurs ennemys ; car-' combien quilz eussent esté pris, si scavoit bien le Roy, et aussi '' Fentendoit, qu'il y avoit sauf conduyt ; et le montroit bien, car il ne les vouloit mener cpie jusques en Ast, et puis les renvoyer ^ ; et le faisoit k la requeste des Coulonnoys : et avant qu'il y feust, lesdits Coulonnoys furent tournez contre luy, et les premiers, et sans alléguer nulle cause.
[Chap. II. j Ordonné que eut le Roy comme il entendoit de son affaire, se mist en chemin avecques ce qu'il avoit de gens, que je estimoys neuf cens hommes d'armes au moins, compris'" sa maison, deux mil cinq cens Suysses, et croy bien sept mil hommes paiez en tout -. Et y pouvoit avoir mil et cinq cens hommes de deffence, suvvant le train de la court comme serviteurs. Le conte de Petillanne, qui les aAoit myeulx comptez que moy, disoit que en tout
w) et leur dans le ms.: ilz luy édit. — x) k leur honneur Sauv. Dup.\ et à eux honneur Len(j. — y] cent ans y a en si grans honneurs édit. — s) soubz garde damy édit. — a) leurs ennemis : ce qu'il feit conlre raison, car Saiiv. Leng. — h) ainsi édit. — c) en ce compris édit.
1. Si on en croit Sanudo ySpedizione, p. 316), les deux cousins avaient fait reconnaître leur bon droit. Mais le roi refusait de les remettre en liberté, prétendait les attacher à son service et les emmener en France.
2. Suivant M. de Boislisle. le roi avait avec lui de 8 à 10.000 chevaux et 4 à 5.000 hommes de pied Et. de Vesc. p. 129 s.!. M. Delaborde [Krpéditinn. p. 605) estime à 12.600 hommes de troupes françaises ou suisses larmée qui reprit avec Charles VllI la route du Nord.
en avoit neuf mil ; et le me dist depuis nostre bataille, dont sera parlé. Le Roy prist son chemin vers Rome ', dont le Pape par avant vouloit partir et venir à Padoue soubz le povoir des Vénitiens ; et y fut son logis faict. Depuis, le cueur leur vint, et y envoyèrent quelzques ifens ', et le duc de Millan y envoya ; et combien qu'ilz y^ fussent à temps, sy n'ousa attendre le Pape, non obstant que le Roy ne luy eust faict que tout honneur et service et Juv avoit envoyé ambassadeurs pour le prier d'attendre'';
dj La leçon quilz ne fussent fournie par le ms., parait inadmissible.
1. Charles VIII quilla Naples le 20 mai, et fit son entrée à Rome le l"juin.
2. Le 5 mai, les Vénitiens considérant « les mauvais desseins » du roi de France contre le Saint-Père et la demande de secours quils venaient de recevoir de ce dernier, décidèrent d'expédier à Rome 500 chc\aux et tîOO arbalétriers. Cette troupe se mit en route aussitôt, et la flotte reçut l'ordre de faire voile vers la Pouille. La Seij^neurie comptait que cette diversion, co'incidant avec celle que les Espajrnols étaient sui- le ])oint de tenter en Calabre, empêcherait Charles \'III de mettre la main sur Rome. Le 9, \'enise pressait Slaxiniilien de se mettre en mouvement. Enfin, le 15, conseil étant envoyé au Pape de quitter Rome et de se réfufjier en lieu sûr. la Seifi;neurie exhoz-tait S(jn envoyé auprès de la cour pontiiicale à tout mettre en œuvre pour empêcher Alexandre Yl de sarranj^er avec le roi de France. La détermination prise par ce dernier de passer par Rome parait avoir surpris les \'énitiens. car, le i mai encore, on voit leur Sénat exprimei' l'opinion que Charles VIII se dirigera directement sur Pisc, et accueillir l'avis, formulé parle duc de Milan, qu'il était opportun de fournir au roi toutes les facilités possibles pour l'ctourner en France [Sen. Secr., XXXV, 96 ss.).
."}. La Marcienne possède en orig. une lettre adressée par Charles VIII au Pape, le 6 mai I 195, dans le but de le rassurer sur ses intentions. Le roi de F^rance accréditait auprès de lui, comme ambassadeurs, le cardinal de Saint-Malo et le cfimte de Bresse. Le même jour, le cardinal de Saint- Denis, Villiers de la Groslaye, annonça à Alexandre VI la résolution que Charles Mil avait dû prendre de i)asser par Rome, à cause de la condition impraticable de la route des Marches. En outre, le roi avait à cœur de rendre grâces à Dieu pour les victoires qu'il avait remportées et d'exprimer au Saint-Père sa fdiale atrection. Il n'y avait pas à redouter de désordres, et déjà, à Naples, on préparait des tentes alm de se mettre en mesure de camper l'armée en dehors des murs de Rome. Le Pape n'avait donc aucune raison de prendre peur et de quitter la ville. (Bibl. de S' Marc, classe X, mss. CLXXIV, 169, et CLXXVII, 1.39 s.). Sanudo confirme le voyage de Rriçonnet à Rome, à la date du 8 mai {Spedizione, p. 315 s.J. Onze jours api'ès, le cardinal «le Saint-Denis, le comte de Bresse et François de Luxembourg y arrivèrent à leur tour. Le 20 mai, ils exposèrent au Pape l'objet de leur mission, qui était de tenter une fois de plus de lui arracher, ■pour Charles VIII, l'investiture du royaume de Naples. Ils odraient en échange 50.000 ducats de cens annuel, et le payement de 100.000 auti-cs ducats, que les souverains ai'agonais de\aient encore au Pape. Enfin Charle^ \'III demandait instamment à conférer avec Alexandre au sujet de
mais il se retira à Orviete et de là à Perouse, et laissa descardinaulx à Rome, qui recueillirent le Roy, lequel n'y arresta point, et ne fut faict desplaisir à nully '. Et m'escripvit aller à luy vers Senne, où je le trouvay -, et me list par sa bonté bon recueil, et me demanda, en riant, si les Vénitiens envoyer[^oi]ent "^ au devant de luy; car toute sa compaignie estoient jeunes ^ens et ne croyoient point qu'il/, fussent nulz aultres gens qui portassent armes. Je luy dis ce que la Seig'neurie m'avoit dit au départir, devant ungde ses secrétaires appelle Bourdin K que ^ eulx et le duc de Millan mettroient quarente mil hommes en ung champ, non point pour l'assaillir, mais pour se deffendre; et que à part ^ me firent dire, le jour que je partis d'eulx à Padoue. par l'ung- de leurs providateurs '' qui venoit contre nous. que leurs gens ne passeroient point une rivière près de
e) envoyoient èdit. — /) Lourdin èdit. — g) Les trois derniers mots sont omis dans les éditions précédentes. — h) Au ms. provediteurs <i été corrigé en providateurs.
la Croisade. Suivant son habitude, le Pape répondit évasivement, mais les sentiments danimosité de la cour pontificale, qui se traduisirent parftiis en voies de fait contre des Français, ne devaient laisser aucun espoir aux envoyés du roi (Delaborde, Expédition, p. 60i). Sanudo (Spedizione. p. 347), auquel ces détails sont empruntés, veut que le roi ait menacé le Pape, s'il lui refusait une entrevue, de se présenter à la porte du \'atican à la tète de toute son armée. Faut-il le croire? et cette menace n'eut-elle pas été mal faite pour retenir Alexandre A'I à Rome ?
1. Alexandre partit pour Orvieto le 27 mai, avec la plupart des cardinaux et une escorte de V'énitiens et de Milanais. Le ["'juin, Charles '\'III entra à Rome en compagnie des cardinaux de Saint-Pierre-es-Liens, deSaint-Deni& et de Gènes. 11 fut reçu par le cardinal de Saintc-Anastasie, auquel le Pape avait confié la garde de la ville, et repartit dès le surlendemain. Une nouvelle demande d'entrevue, qu'il fil présenter le 4 juin à Alexandre par Pérou de Baschi, n'eut pas un succès meilleur que la précédente, et fut sansdoute la cause du départ du Pape d'Orvieto pour Pérouse (5 juin, Delaborde, Expédition, p. 611 s.,.
2. Charles VIII arriva à Sienne le 13 juin (Allegretti, Diari Sanesi, dans Muratori. XXIII, col. 847 s.), et. à la même date, Commynes (juittait Florence, pour rejoindre son maître. Les Florentins avaient mis à profit
.les bonnes dispositions de leur ancien protecteur pour lui confier le soin de défendre leurs intérêts auprès du roi (Kervyn, Lettres et Aégoc, II, 206).
3. Sur cette mission de Jean Bourdin à "\'enise, voyez ci-dessus, p. 230, n. 1. C'était un ancien serviteur de Louis XI. Par lettres datées de Cliinon,, le 23 mars 1488 v. st., Charles ^'III lui avait donné l'office de notaire et secrétaire ordinaire, à la place de Jacques Roland, démissionnaire. En 1493, il touchait 150 1. t. de pension (Bibl. Nat., Pièces orig., vol. 463, doss. Gourdin).
[149oJ LIVRK VIII. CHAI'ITUE II 239
Parme (et me semble qu'elle a nom Olie '), qui est en leur terre, sinon qu'il assaillist le duc de Millau. Et prismes enseignes ensemble, le dit providateur ' et moy, de pouvoir envoyer lung vers l'autre, s'il en estoit besoing, pour traicter quelque bon appoinctement ; et ne "Voulluz riens rompre, car je ne scavois ce qui pourroit survenir à mon maistre. Et estoit présent à ces parolles ung- appelle messire Loys Marcel, qui gouvernoit pour ceste année là le Mont Viel J, qui est comme ung trésorier - ; et l'avoient envoyé me conduyre. Aussi y estoient les gens du marquis de Mantoua ^, qui luy portoient argent ; mais ils ne oyrent point ces parolles'' de ceulx là ou aultres. Portay au Roy par escript le nombre de leurs gens de cheval et de pied et Stradiotz ^ et qui en avoient les charges. Poy de gens d'alentour du Roy croyoient ce que je disoie.
Estant ledit seigneur à Senes, le pressay de partir, dès ce qu'il y eust esté deux jours et les chevaulx repousez, car ses ennemys n'estoient point encores ensemble, et ne craignoie sinon qu'il A'int des Almans : car le roy des
() Même remarque (jiie pnife précédente. — ./') les Monts viere dans les éditions. Sauva<fe a e.rplit[ué en note que le Mont-Vieil {Monte Vecchio) semblerait préférable, el notre ms. lui donne raison. — k) Les précédents éditeurs arrêtent ici la phra.^e et rattachent la suite à la phrase suivante.
1. C'est bien de l'Ojîlio qu'il s'aj^it, car cet allliieiil de la rive f^auclie du pli formait frontière, sur une partie de son cours, entre le Milanais et le territoire vénitien, mais l'Ofîlio n'a rien de commun avec ParuK-, situé au sud du P6.
2. Ce Marcello, qui était gouverneur du Monte Vecchio, exerçait, en vertu de cet office, les fonctions de directeur de la dette publique de Venise.
3. Jean-François II de Gonzapue, ne le 10 août 1466, fds de Frédéric I", marquis de Mantoue, et de Marguerite de Bavière, succéda à son père en lisi. Il avait épousé, en 1-490, Isabelle d'Esté, fille d'Hercule, marquis de Ferrare, et se trouvait être ainsi le beau-frère du More. Il mouiut le 29 mars 1519 (Dupont, Mémoires, II, 433 n.). C'est à ce capitaine réputé que les Vénitiens allaient confier la direction de leur armée.
4. Pendant les dernières semaines de son séjour à \'cnise, Commynes ne négligeait pas d'assister au.x revues des cavaliers albanais et des autres mercenaires que la Seigneurie faisait venir de l'autre rive de l'Adriatique (Sanudo, Spedizione, p. 319, et ci-après ; cf. Malipicro, 338), et on a vu plus haut ses relations avec certain bombardier français au service de la République.
2t0 MÉMoïKKs Dii l'iiiLU'pfc; Di: c().m.my.m:s [1495J
Romains en assembloit laschement ', et vouloit foii tirer argent content. Quelque chose que je disse, le Ro}- mist deux matières en conseil, qui furent briefves : 1 ung, scavoir si on devoit rendre aux Florentins leurs places et prandre trente mil ducatz, qu'il/, dévoient encores de leur don, et soixante dix mil ducalz quilz offroient prester et servir le Roy à son passaig-e avecques trois cens hommes d'armes soubz la charge de messire Francisco Sico i, vaillant chevalier et de qui le Roy se tîoit, et de deux mil hommes de pied -. Je fuz doppinion que le Roy le devoit faire, et d'autres aussi, et seuUement retenir Livorne jusques ilz fust en Ast. Il eust bien paie ses gens, et encores luy fust demouré de l'argent pour fortraire des gens de ses ennemj's et puis les aller chercher. Toutesfoiz cela n'eut lieu"', et y empescheoit nions'' de Lingny, qui estoit homme jeune, cousin germain du Roy ^ ; et ne scavoit point bien pour quelle raison, sinon pour pitié des Pisans. L'autre conseil fut que ledit mons*' de Lingny faisoit mettre en avant par ung appelle Gauchier de Tinteville ^ et une part de ceulx de Senes, qui vouloient mons' de Lingny pour seigneur ; car la ville est de tous temps en parcialité et se gouverne plus follement que cité d'Rallie.
l) Le monaschoment, qui signifie mollement, est expliqué par le membre tle phrase qui suit. On le trouve aussi dans l'éd. de I5-2S. Sauvage et ses successeurs ont imprimé largement. — m) jjoinl de lieu édit.
1. Après avoir pris part, dans les rangs français, h la bataille de Fornouc, Francesco Secco rentra à Florence. Il fut tué le 16 mars 1496, en combattant les Pisans (P. Jove, trad. citée, I, 116; cf. Allegretti. Diari Sanesi, dans Muratori, XXIII, col. 857).
2. A son passage à Viterbe (6-s juin l'i95i, Charles VIII avait donné audience à des ambassadeurs florentins, qui avaient insisté sur la remise des places occupées par les Français et fait en échange les offres d'assislance indiquées par notre auteur (Desjardins, ouv. cité, cit., I, 61S ss.).
3. La mère de Louis de Luxemboui-g, comte de Ligny, Marie de Savoie, était la sœur de la reine Charlotte, mère de Charles VIII.
4. Gaucher de Dinteville, seigneur de Polisy, de Vanlay, conseiller et ehambellan du roi, avec 1000 1. t. de pension en 14S1, écuyer de Ihôtel rusS), maître d'hôtel de Louis XII, bailli de Troyes (1511). Il était fds de Claude de Dinteville et de Jeanne de la Baunie, et il épousa, le 17 juin 1496, Anne du Plessis. Mort le 22 mars 1539, à l'âge de "2 ans P. Anselme, A'III, 720 : cf. Bibl. nat. Pièces orig., vol. 1004, doss. Dinteville).
il49o] Liviu: VIII, tiiAPmu-: m '2ï\
Il m'en fut demaudé le premier : je di/. (|u'il me semhloit (jue le Rov devoit tirer son chemin et ne se amuseï- à ces folles ollVes (|ni ne sanroient durer une sepmaine ; et aussi (jue cestoit villi' d Kmpire. (jui seroit avoir mis l'Empire contre nous. Chascun lut de eest advis : toufest'oi/. on lit aultri'ment. et le prindrent ceulx de Senes pour leur cappitaine. et luv promisdi-ent ei-rtaine somme dardent l'an ', dont il neut rit'us. Kt cecy amusa le Roy six ou sept jours - ; et luy monstrerent les dames : et y laissa le Hoy bien trois cens hommes, et s'alVoiblit de tant. Kt de là tira à Pise passant par Pon-ehon \ (lliastel Florentin"'. I''t ceulx (pie on laissa à Senes furent chassés avant uni;- niovs delà.
[Chap. III. J ay oublié à dire ((ue moy estant arrivé à Florence, allant au devant du Hoy, allay visiter uni;;- frère prescheur. appelle frère Jheronime •'•, demourant en un^
Il V»\x-se])im. cliastel floi-enlin édil.
1. La VL'illc do 1 aiTi\cc chi i-ni. la l'action des " l^opulari ■). a|j|)ii\ci' par Dinlcville, avait expulsé les mercenaires au service de la faction juscpie-là dominante du « Monte dei Xove ». Le dimanche li juin. Charles N'III reçut au jjalais du cardinal de Sienne des dcléj<:ations des dilTérents partis et tenta \ainenient de les accorder. C'est à cette occasion que .lacomo d'Ajrnoiu liuoninsi-^ni et Ciovanni Sevcrini. '< sans souci de la libci-té et pour salisfairc leur anihilinn. » sedédarcrenl « humbles sei-viteurs » du i"oi et le suijpliérent de laisser un de ses capitaines à la fiarde de la ville. (>harles commença par ne pas donner de réponse, mais, le lenflemain, harcelé par la faction populaire, il prit Sienne sous sa prolcclion à tout jamais, sulvo jure iiiiperii. et aci-orda aux Siennois le pri\ilè^e de traliquer libri'menl tians les royaumes do l-'ranoo et do Nai)les. Le 10, de nou\olles i-ixes éclataient, l'^nfin le J7, a|)rés a\-oir entendu la messe au Dôme et conféré la chevalerie aux chefs du parti français, le roi nomma Li^ny capitaine de Sienne et s'en alla, laissant, contre l'avis de son conseil. 200 Suisses pour {garder la \ illc. Lijrny prit le temps de recevoir le bâton do commandement et partit à son tour à la suite de son maitre. \'illoneuve, son lioulenanl. ne demeura pas lonf;temps en arriére : six semaines après, les Neuf ayant repris la direction des alTaires, il demanda conjjé et s'en fut avec sa troupe f Allegrelti, Di'ari Snnesi, dans Muratori, XXIII, col. S47-S49 ; S51-853 ; cf. Delaborde. Kxpédilion. p. 61 i ; 618 s.j.
2. Quatre jours sculomonl, du 13 au 17 juin Séjours, cit.. p. hl).