Jean-Louis de P'iesque
3. Une escadre ^'•énoise l'éussit à cnt'ernicr Miolans dans la baie de Rapallo. En même temps les Français étaient, cei-nés du côté de terre par les bandes d'Adorno et de Fiesque. Us turent presque tous pris, et avec eux le butin qu'ils rapportaient de Xaples et les fameuses portes de bronze du Chàteau-Neuf. que Charles ^'II1 envoyait en France (Senarega, dans Muratori. XXI^^ col. 530 s. : cf. Delaboi-de. p. 657 s.^.
4. Le comte de Bresse et les cardinaux de la Rovère et Freposo attendirent vainement le soulèvement que les émigrés génois s'étaient flattés de faire éclater à Gênes. Travaillé par le parti milanais, le peuple prit parti contre la faction française. Découragé par le désastre survenu à la Hotte, Philippe de Savoie commanda la retraite et réussit à se frayer une route vers Asti '3 juillet 1195, Senarega, I. c. .
5. Charles ^'III séjourna à Pontremoli du 29 juin au 2 juillet.
point esté prise. Mais il sembloit bien cjuil fust vray ce (jue frere Jheronime m'avoit dit que Dieu le conduiroit '" par la main jusques il fust en seureté, car il sembloit que ses ennemys fussent aveuglez et abestiz, qu'ilz ne delîendoient ce pas. Il y avoit trois ou quatre cens hommes de pied dedans. Le Roy y envoya son avant garde, que mena ' le mareschal de Gyé ; et avecques luy estoit messire Jehan Jacques de Trevolse, qu'il avoit recueilly du service du roy Ferrande, quant il fouyt de Napples, "gentilhomme de Milan, bien apparenté, bon cappitaine et homme ' de bien, «riant ennemy de ce duc de Milan et confiné par luy k Napples : et par le moyen de luy fut incontinent rendue ladite place, sans tirer, et s'en allèrent les f^ens"'. Mais ung- g-rant inconveniant y survint, car il souvint'' aux Suysses comme la dernière foiz que le duc de Millau y vint, y eut ungdébat entre ceulx de la ville et aulcuns Almans, comme j'ay ja dict. desquelz fut bien tué quarente -. Et pour revenche, non obstant la composition, tuèrent tous les hommes, pillèrent la ville et y mysdrent le feu et bruslerent vivres et tout aultre chose, et plus de dix d'entre eulx mesmes. qui estoient yvres; et ne sceut ledit mareschal mettre remède. Et si assiégèrent le chasteau
r) condiiisoit dans le ms. — s' menoit édit. — /) grant liomnie édil. ^- U: les ftens qui estoient dedans édil. — r) il ad\int édit.
1. Le comte de Caiazzo, commandant du conling-ent milanais dans larmée des confédérés italiens, qui s'assemblait au nord de l'Apennin j)i)ui' barrer la route aux Français, s'était mis en route pour occuper Ponti'cmnli, lorsqu'il apprit que la petite f^arnison, laissée par Ludovic le More pour garder cette place, avait déserté à l'approche de ravant-j;arde française. Il fit demander aux Vénitiens LOOO iiommes de renfort, et ne les voyant j)as venir, se replia sur Fornovo Sanudo, Spedizione, 133 ss.). M. Delaborde (p. 626 reproche au marquis de Mantiiuc, nommé capitaine -j^énéral de l'armée vénitienne, d'avoir commis une faute (^rave en n'occupant pas fortement le revers méridional des Apennins. Mais, du texte des instructions ((ui lui furent envoyées par la Seigneurie, il résulte qu'il lui fut absolument interdit d'aventurer im seul hi>mme au-delà des monts ^Sen. Secr.. XX.W, 131). De son c«"ilé, Bcnedetti II /'alto d'arme del Taro fia in priniii>i ilaliani et Carlo ottavo... \'enise, loin, in-12, p. li conte cjue .1. .1. Trivulcc avait fait espérer au roi que le Parmesan se soulèverait en sa faveur, cl il ajoute que cette éventualité eût bien pu se produire si l'armée vénitienne avait établi ses quartiers plus au sud que le Taro.