Éloge du maréchal de Beauvau. cité plus haut
On peut voir dans les Mémoires deMorellet (Paris, 1821), lome II, page 48 une lettre écrite en 1800 par la maréchale de Beauvau, qui témoigne de la vivacité des sentiments que lui inspirait le souvenir de son mari. Celle lettre est adressée à la princesse de Poix.
On lira encore dans le 3e volume de la Correspondance de Mme du Drffand un portrait de la maréchale de Beauvau, par la duchesse de Rohan-Cliahot , sa belle-soeur.
2. Mme de Beauvau est morte le 2G mars 1807, à soixante-dix-huit ans. — Mme de Poix, le 20 novembre 1834, à quatre-vingt quatre ans.
3. Vie de la princesse de Poix, née Beauvau, par la vicomtesse Alfred de Noailles tiré à petit nombre d'exemplaires).
4. Mme Alfred de Noailles est morte le 13 septembre 1851 , à soixante ans.
46i APPENDICE.
parmi les conseils plus graves que lui inspirait sa tendresse maternelle, engageait la future reine de France à être amusante l : — Mme Alfred de Noailles était amusante dans le sens exquis que prêtait à ce mot la grande souveraine. Jeune lille. elle avait charmé Joubert et Chateaubriand ; femme, elle justifia l'éloquente expression du cardinal de Bausset, et « après les jours de la barbarie, elle apparut comme un de ces « monuments des Grecs qui nous ont révêlé le secret de leur génie et « de leur goût. » Son érudition étaitaussi solide que son esprit (Hait aimable; quand elle parlait de l'époque de Louis XIV, on eût dit qu'elle avait vécu avec Mme de Sévigné ; le dixhuitième siècle lui était presque aussi familier qu'à Mme du Deffand.
Comme sa grand'mère la princesse de Poix, Mme Alfred de Noailles a trouvé dans sa famille un biographe digne d'elle2. Il nous sera permis de dire que la notice, imprimée en 1856, par les soins des bibliophiles, est due à Mme Standish, née Noailles. Nous ne louerons pas comme il le mériterait un travail auquel son auteur lui-même a jusqu'ici refusé la publicité; mais nous appelons de tous nos vœux cette publicité pour un livre qui appartient à l'histoire. Il serait bien à souhaiter que les deux biographies, réservées à un trop petit nombre de personnes, fussent réunies et publiées : les générations nouvelles y apprendraient quelque chose d'une société qu'il a été plus facile jusqu'à présent de décrier que de remplacer.
Les écrits que je viens de citer nous ont fait connaître le salon de Mme de Beauvau, qui devint celui de Mme de Poix. Ce salon, dont nous avons vu les derniers jours, a été ouvert pendant cinquante ans; l'hiver, on était à l'hôtel Beauvau; pendant la belle saison, à ce château du Yal que connaissent tous ceux qui ont parcouru la forêt de Saint-Germain '.Les mauvais