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Mot indien qui signifie marécage

LA GUYANK. 379

Iji général, les bassins que renferme cette partie de la Guyane sont susceptibles d'une fertilité extraordinaire. La qualité du sol y est même naturellement supérieure à celle de la plupart des terres de Surinam. C'est sur ce sol privilégié que Malouet engageait les colons à porter leurs efforts, et qu'il entreprenait de leur faire appliquer les méthodes de dessèchement dos Hollandais au moyen de travaux de canalisation et d'endiguement. C'est dans ces vallées, appropriées si favorablement, qu'il proposait de multiplier les petites cultures et de créer des ménageries; on sait que, dans le langage colonial, les ménageries sont des babitations établies au milieu des prairies, des savanes, en vue de la production du bétail.

Quant à la région du sud, que Malouet désigne pour de grands établissements, c'est celle qui commence à la rive gauche de l'Oyapoc. Là disparaît le système de vallées et de bassins qui caractérise les terres basses du nord. Après la zone vaseuse du littoral arrivent les savanes, qui se déploient eu immenses terrains découverts, en ebaînes d'ondulations ;>lus ou moins longues, et s'étendent de l'Oyapoc à l'Amazone. En ne considérant que l'espace compris entre l'Oyapoc et l'Arouari, qui forme la limite sud de nos possessions, les savanes représentent, comme terres basses, les trois quarts de la Guyane française. La nature semble les avoir préparées pour la production du bétail en grand et dans des proportions analogues à celles qu'offrent, sous ce rapport, les savanes de la Phtta.

Tout ce qui vient délie indiqué doit s'entendre exclusivement de la basse Guyane. Aux terres hautes proprement dites, à la ligne des montagnes, commence la région des forêts vierges, qui s'étendent sur une profondeur de cent soixante à deux cents lieues, et qui recèlent d'immenses richesses en bois propres à l'industrie et aux constructions navales. Godin des < 'douais, Scbomburgh et surtout Noyer, ont donné de précieux renseignements à ce sujet. «Les investigations de Malouet, dit M. Ferdinand Denis, lui avaient appris de quelle importance pourraient être les forêts de la Guyane au point de vue industriel et maritime. » Tous ces témoignages ont été confirmés lors des expositions de 1855 et de 1867, où l'on a pu apprécier, en

fait de bois et par de nombreux spécimens, toute la variété des richesses de la Guyane.

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