CHARPENTIER ET C*. LIBRAIRES-ÉDITEURS
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AVANT -PROPOS
Peu de mois avant sa mort, M. Odilon Barrot ajoutait à son testament un codicille ainsi conçu : « Le docteur Graugnard (secrétaire de M. Odilon Barrot) est déjà en possession de mes mémoires. Je le prie de les mettre en ordre, et de les livrer à la publicité après s'être consulté avec MM. Duvergier de Hauranne et Corbin. Je compte beaucoup sur Duvergier, qui est l'exactitude historique personnifiée, pour les lire, s*il en a le temps, et pour en faire disparaître les inexactitudes involontaires qui m'auraient échappé, les ayant écrits de mémoire. »
Nous avons, M. Corbin et moi, accepté avec reconnaissance la mission de confiance dont notre excellent ami nous a honorés et, dans le travail que nous avons fait, nous nous sommes scrupuleusement conformés à ses intentions. Il ne s'agissait pas pour nous de réviser les mémoires de M. Barrot, ni de modifier
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OU d'atténuer aucun de ses jugements sur les hommes et sur les choses : ces jugements lui appartiennent, et, en ce qui me concerne personnellement, je n'ai pas besoin de dire que je ne puis pas en être solidaire. Après la révolution de 1830, j'ai fait partie, comme M. Barrot, de la Chambre des députés, et, pendant plusieurs années, nous avons siégé dans des camps différents. Il était le chef de l'opposition constitutionnelle, tandis que je votais habituellement avec M. Casimir Périer d'abord, puis avec le ministère de MM. le duc de Broglie, Thiers et Guizot. Il est donc bien évident que mes impressions sur les événements de cette époque ne sont pas toujours les mêmes que les siennes ; M. Corbin aussi aurait quelques réserves à faire sur certaines parties des opinions de M. Barrot ; mais, ni l'un ni l'autre, nous ne nous reconnaissons le droit d'y rien changer, et nous avons cm devoir nous borner, selon les termes du codicille, à rectifier, autant que possible, les inexactitudes échappées à l'auteur. M. Odilon Barnot, dans la rédaction de ses mémoires, a sou* vent suivi Tordre des idées plutôt que l'ordre des faits. Nous avons rétabli l'ordre des faits, quand nous avons pu le faire, sans rompre la chaîne des idées. L'intention de M. Barrot, en écrivant ses mémoires, a été beaucoup moins de raconter les événements que de les juger et d'expliquer la part qu'il y a prise. C'est cette intention que nous avons tenu à respecter.
Dès le début de notre travail, nous avons d^ailleurs éprouvé un grand regret. Il y a quelques années, le
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premier Tolnme des mémoires avait été dérobé ou perdu, et toutes les recherches faites par M. Barrot d*abord, puis par sa famille et ses amis pour retrouver ce volume, ont été vaines. Il a fallu le recomposer à Taide de manuscrits écrits à des époques diverses, mais où manquaient des parties importantes : le récit, par exemple, des événements gui suivirent la révolution de juillet, au moment même où M. Barrot, revenu de Cherbourg, prenait, comme préfet de la Sâne, une grande part aux affaires publiques. C'est une des époques de sa vie dont il s'honorait le plus et sur laquelle il était toujours prêt à donner à ses amis comme à ses adversaires de loyales explications. Nous avons tâché d'y suppléer en reproduisant quelques passages d'une lettre qu'il écrivit à M. Sarrans, en 1831 , et dont nous avons trouvé le manuscrit dans ses papiers. Mais cette lettre est loin de tout dire et de faire comprendre le grand service que M. Barrot rendit à la cause de l'ordre et de J'humanité, lors du procès des Ministres, quand des passions furieuses voulaient souiller la révolution par la violence et par le meurtre. 11 pensait, avec son ami le général de Lafayette, que le plus grand avantage de la popularité, c'est qu'on peut la dépenser dans l'intérêt delà justice et du droit, et il agit en conséquence. Utilement secondés par le jeune ministre de l'intérieur, H. le comte de Montalivet, le commandant en chef de la garde nationale et le préfet de la Seine parvinrent donc à contenir l'explosion des vengeances populaires et à sauver la vie de M. de Polignac et de ses collègues. Il est fort à re-
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gretter que cet épisode ait disparu des mémoires que nous publions ; mais c'est la seule lacune importante, et ces volumes o&iront d'ailleurs le tableau le plus fidèle des actes et des pensées de M. Barrot pendant les années agitées où les générations libérales ont si souvent passé de la confiance au découragement. Pas plus qu'un autre il n'a échappé à ces alternatives, mais il a eu sur beaucoup d'autres l'avantage de rester fidèle à ses convictions et de conserver l'intégrité de sa foi politique dans la bonne comme dans la mauvaise fortune.
M. Odilon Barrot était de forte race. Il appartenait à une de ces bonnes familles bourgeoises qui, pendant plusieurs siècles, vivaient dans le même lieu, y exerçant la même profession, sous les yeux de leurs concitoyens : mais son père dut à la considération dont il jouissait dans le département de la Lozère l'honneur d'être nommé membre de la Convention nationale, et l'enfant, âgé de trois ans à peine, fut bientôt ramené à Paris pour y entendre, de la rue Neuve-Saint- Roch, où demeuraient ses parents, le canon de vendémiaire. Ce fut sa première impression. La seconde et la plus durable fut celle des basses flatteries dont, aui collège, professeurs et élèves accablaient l'idole impériale : il ne cachait pas le dégoût qu'il en ressentait,, et ses sentiments bien connus auraient, si l'empire avait duré, écarté de lui la faveur du maître. Mais l'empire ne dura pas, et il fut de ces jeunes gens qui, tout en gémissant sur les désastres de la France, acceptèrent avec satisfaction une restauration qui semblait
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alors promettre runion de Tordre et de la liberté. Peu de jours avant le 20 mars 181S, il eut même la bonne fortune de faire son premier pas dans la vie politique en rédigeant le considérant d'un projet de loi voté par le Corps législatif sur la proposition de son père. C'était, pour un jeune homme de son âge, un brillant début et qui marquait d'avance la place qu'il devait occuper dans nos assemblées parlementaires. Dans ce considérant, en effet, se trouvaient déjà tous les principes qui n'ont pas cessé de lui servir de règle, la reconnaissance du droit national, l'amour de la liberté, la haine du despotisme sous quelque forme qu'il se présente. Quelques jours après, garde national improvisé, il assistait au départ du roi Louis XVIII, et, pendant la triste période des Cent jours, il restait fidèle tout à la fois au drapeau de la France et à ses opinions hbérales.
C'est dans les luttes judiciaires de la Restauration que M. OdUon Barrot fit ses premières armes; et, dès ses débuts, on put reconnaître en lui les mérites qui hii ont assuré une si haute renommée comme orateur et conune jurisconsulte: une science profonde du droit sans aucun des préjugés professionnels qui obsèdent souvent les légistes ; une rare faculté de généralisation, une parole abondante, facile, élevée, qu'il mettait au service de toutes les nobles causes. Ainsi, qu'il y eût un proscrit à défendre ou un grand principe à consacrer, il était toujours prêt, d'autant plus écouté qu'on le savait sincère , profondément convaincu, et incapable de chercher dans les conspira-
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tions le succès de son opinion. Par un concours heureux de circonstances, il fut surtout Tavocat de la liberté religieuse, alors gravement menacée, et, plus d'une fois, elle lui dut la victoire. Mais, inflexible sur les principes, il montra plus d'une fois qu'il n'en voulait rien sacrifier au désir d'un succès passager. Il se distinguait ainsi d'un grand nombre de ses confrères qui, visant surtout au gain de leur cause, se servaient indistinctement de toutes les armes, sans en mesurer la direction ni la portée. Par cette conduite, encore plus que par son talent, il était devenu, quand la Restauration approcha de son terme, un des adversaires les plus puissants du parti de l'ancien régime, un des défenseurs les plus renommés de la société moderne et des idées libérales. Je l'ai vu, à cette époque, dans la société Aide»toi^ le Ciel f aidera^ dont nous faisions partie l'un et l'autre, aussi ennemi des complots révolutionnaires que des tentatives contre-révolutionnaires ; mais ferme, résolu et annonçant par avance son inébranlable détermination de résister à tout prix au coup d'État qui se préparait. Personne ne put donc s'étonner de le voir, le jour des ordonnances, prendre parti pour le droit contre la force et s'associer avec enthousiasme à la plus légitime des révolutions.
Comme secrétaire du gouvernement installé à l'Hôtel de ville, sous le nom de commission municipale, M. Odilon Barrot servit très-utilement d'intermédiaire entre l'Hôtel de ville et le palais Bourbon, entre le général de Lafayette et le président de la Chambre des députés. En le chargeant de la tâche difficile d'accom-
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pagner le roi Charles X jusqu'à la frontière, Louis- Philippe montra la confiance qu'il avait en lui, et pour savoir avec quelle modération généreuse il s'acquitta de cette honorable mission, il faut lire le récit qu'il en a fait, et surtout les pièces justificatives qu'il avait recueillies et que nous publions.
Dans cette mission si délicate, il eut le bonheur de mériter tout à la fois Tiqpprobation du gouvernement nouveau et les remerciements du vieux roi, auxquels se joignit an dernier moment une marque de confiance de madame la duchesse d'Angouléme. Choisi, à son retour, pour la préfecture du département de la Seine, il sot^ en face des plus graves complications, concir lier les devoirs du fonctionnaire et les opinions du citoyen jusqu'au jour où, membre de l'assemblée, il crut qu'ils n'étaient pas compatibles. Ce jour-là il rompit, sans hésiter, les derniers liens qui l'attachaient à l'administration et il resta, comme soldat indépendant, dans le camp qui lui paraissait être celui de la justice et du droit.
Hais il ne devait pas être longtemps soldat. Il est souvent arrivé que, dans leur passage du barreau à la tribune, des avocats célèbres ont trompé l'attente pubfique. n parut bientôt, au contraire, que dans ce passage redoutable le talent de H. Odilon Barrot avait grandi et qu'il était orateur politique encore plus qu'avocat. A peine avait-il été quelques jours dans la Chambre que l'opposition libérale reconnaissait son chef, et personne plus que hii n'était digne de la diriger. Investi par son parti d'une grande et juste con-
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fiance, il n*en usait que pour le modérer dans ses aspirations, le refréner dans ses écarts, le retenir dans les Toies salutaires de la légalité. Il réunissait deux qualités trop souvent séparées : Thonnêteté et Thabileté. 11 ne dédaignait point les ressources de la tactique parlementaire et, au besoin, il savait en user, mais en les subordonnant toujours à des intérêts d'un ordre plus élevé. U avait d'ailleurs une qualité bien rare chez les chefs de parti, celle de ne compter pour rien son amour-propre et d'être toujours prêt à prendre la parole quand il croyait être utile : « Nous avons besoin que vous parliez^ » lui disaient ses amis, et, préparé ou non préparé, il parlait sans se demander s'il parlerait bien ou mal. C'était un devoir qu'il accomplissait, et, pour lui, le devoir passait avant toute autre considération.
L'éloquence de M. Barrot avait son caractère propre. Ce n'était point un de ces torrents qui se précipitent en renversant tout sur leur passage ; c'était un de ces fleuves qui s'avancent majestueusement et dont les débordements fertilisent au lieu de ravager. Sa pensée se développait d'abord un peu lentement et quelquefois avec trop de solennité ; mais une fois au cœur de son sujet, il saisissait l'esprit de ses auditeurs par une discussion solide, savante, animée, surtout lorsqu'il rencontrait dans le débat une de ces questions de moralité politique qui avaient plus que toute autre le privilège de l'émouvoir. Son indignation alors éclatait non-seulement dans son langage, mais dans sa voix, dans son geste, dans l'expression de
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son Tisage, et rhomme de bien éloquent se révélait à tous les yeux. Quand il marquait ainsi d'un trait sanglant les honteuses pratiques sur lesquelles d'autres cherchaient à jeter un voile complaisant, on pou^ vait quelquefois le trouver sévère, on ne pouvait pas lui refuser Tadmiration due à Thonnêteté qui se révolte. Il se plaisait aussi, toutes les fois que Toccasion s'en présentait, à rappeler les conditions du pacte de 1830, et ce n'est pas sans quelque amertume qu'il en signalait les déviations; mais personne, plus que lui, ne méprisait la politique du tout ou rien, et pour obtenir un progrès libéral, si faible qu'U lui parût, il était toujours prêt à de grands sacrifices d'influence et de popularité. C'est ainsi qu'il prêta au premier ministère de M. Thiers un concours désintéressé, sans s'inquiéter du mécontentement d'une portion de ses amis, et que, plus tard, il n'hésita pas à se joindre sans condition à d'anciens adversaires coaUses pour faire rentrer le gouvernement dans les voies parlementaires. Notre tort n'a pas été de faire la coalition, mais de la rompre , après une victoire électorale, avant qu'elle eût accompli son œuvre. Aucun de ceux qui ont pris part aux négociations de cette époque n'ignore que ce tort ne peut être imputé à H. Odilon Barrot. Il savait que, malgré son profond dévouement à la dynastie de 1830, le roi Louis-Philippe se serait cru perdu s'il avait été obligé de le prendre pour ministre et, sans s'irriter de cette injuste exclusion, il se prêta à toutes les combinaisons qui, tout en l'écartant du ministère, pouvaient assurer le
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triomphe du principe pour lequel il avait combattu. A ses yeux, le matériel du pouvoir n^était rien, et il n'aurait aimé à être ministre que pour introduire dans la législation quelques-unes des idées qui lui étaient chères ; mais il se tenait pour satisfait si elles y pénétraient par d'autres mains que les siennes.
Pendant cette phase si brillante de sa \ie, M. Odilon Barrot eut le malheur.de perdre une fille unique élevée par lui, accomplie, surlaquelle reposaient toutes ses espérances. C'est là une de ces douleurs qui abattent les courages les plus fermes, et le père en est resté inconsolable ; mais pour le citoyen il y avait une chose encore au-dessus de la famille, la Patrie, et au Ueu de s'abandonner lâchement à son chagrin, il se mit plus que jamais au service de la France ; fidèle allié de M. Thiers pendant son second ministère, puis adversaire persévérant de M. Guizot et prenant part à tous les grands débats, sans qu'un seul jour l'esprit de parti le fit dévier de la politique libérale et modérée à laquelle il s'était consacré. On lui a reproché, on lui reproche encore la campagne des banquets, mais on oublie que cette campagne avait été conunencée pour répondre à un défi du gouvernement qui, dans le débat sur la réforme électorale, avait nié que le pays y prit le moindre intérêt. Il est possible qu'à cette époque nous ayons trop oublié qu'en France on ne sait pas assez distinguer la résistance légale de l'insurrection ; mais il n'est pas un pays libre où l'opposition n'ait recours à de pareils moyens, et dans les pays dont les institutions ressemblent le plus aux
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nfttres, nous en trouvions mille exemples, fie quoi s*agissait-il après tout ? De provoquer un mouTement d'opinion en faveur de la réforme électorale et d'élargir ainsi le cercle trop étroit de ce qu'on appelait le pays légal? Qu'on relise les nombreux discours que H. Barrot prononça en présence d'auditoires mêlés et tumultueux, on n'en trouvera pas om qui dépasse la limite légale et constitutionnelle. C'était au nom d'une politique plus libérale que les populations se réunissaient et applaudissaient l'orateur. Une seule fois des opinions plus vives voulurent lui imposer un antre programme, et il refusa son concours.
U reste à savoir à qui, du ministère ou de l'opposition, doit être imputée la responsabilité d'une catastrophe que ne prévoyaient ni le ministère ni l'opposition. Sor ce point on ne parviendra jamais à s'entendre : ce qu'il y a de certain, c'est que la plus faible concession de la part du gouvernement eût tout apaisé, si «Ue avait été faite à temps. Le jour de la crise, M. Barrot, d'ailleurs, se montra le plus intrépide défenseur de cette monarchie qui l'avait compté, en 1830, au nombre de ses fondateurs. Tandis que M. de Lamartine exécutait dans la Chambre le pacte qu'il avait conclu le matin avec le parti républicain, on voyait M. Barrot aux Tuileries, sur les boulevards, au mimstère de l'intérieur, au palais Bourbon, faisant nn dernier effort pour sauver la Constitution et la dynastie. Peu de jours avant sa mort, il exprimait encore le regret de n'avoir pas rencontré madame la dn« chesse d'Orléans h temps pour la conduire à l'Hôtel
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de ville, et pour essayer de la faire reconnaître comme régente.
M. Odilon Barrot avait foi dans le gouvernement des classes moyennes, le mieux approprié, selon lui, à Tétat moral de la France ; le plus propre à donner à notre pays la plus grande somme de liberté sans compromettre l'ordre public. Non, certes, qu'il méconnût les imperfections de ces classes ; mais il les regardait comme plus aptes que les classes aristocratiques ou les classes populaires à prendre la direction de la société où nous vivons. Ce n'est donc point sans ime profonde douleur qu'il vit la chute imprévue du gouvernement fondé en 1830 et qui réalisait son idéal; mais il n'était pas homme à sacriGer la France à une forme particulière de gouvernement et, la république proclamée, il n'hésita pas à la servir loyalement. Je siégeais à c6lé de lui dans l'Assemblée élue en 1848, et j'ai pu connaître alors toutes ses pensées. Il n'en était pas une qui ne fût profondément libérale et patriotique. Membre élu du comité de Constitution, on ne le vit pas, comme tant d'autres, s'abandonner au courant d'une folle démocratie et refuser à la République, par entraînement ou par calcul, les institutions dont elle avait besoin pour vivre. Loin de là, il chercha autant que possible à rapprocher les institutions républicaines de ces institutions parlementaires qu'il avait aimées et défendues sous la monarchie constitutionnelle. C'est ainsi que, dans la discussion sur les deux chambres, il prononça un discours dont l'effet fut considérable, et dans lequel il combattait victorieuse-