PROCÈS DES MINISTRES
Vous savez quelle était la situation des autorités après la révolulioû de Juillet. Le gouvernement de Charles X avait
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compromis pour longtemps les agents de la force publique et brisé les ressorts du gouvernement en en abusant. I) n'y avait plus possibilité de montrer un gendarme dans les mes : on fut obligé de déguiser la gendarmerie de Paris sous un autre nom et sous un autre uniforme, et, même pour la gendarmerie départementale, nous nous vîmes forcés de remplacer les shakos par des bonnets à poils; quand on se hasardait à faire sortir une patrouille de troupe de ligne, c'était en la mettant à la suite d'un piquet de garde nationale, et jamais seule.
Les choses ont bien changé depuis, je le sais, et Ton serait plus disposé à mettre la garde nationale à la suite des soldats de ligne ou des gendarmes; mais il faut se reporter à la fin de 1830, et personne ne niera la vérité du tableau que je trace.
Cest dans cette situation que le procès des ministres arriva. La question fut aussi mal engagée que possible par les doctrinaires et leurs amis : ils s'avisèrent de demander l'abolition de la peine de mort, ne dissimulant pas que ce n'était pas une vue philanthropique qui les dirigeait, mais le désir de sauver les ministres accusés. Sur cette intervention officieuse d'un parti peu populaire, le peuple, qui jusqu'alors était calme et qui paraissait disposé à respecter les arrêts de la justice, s'émeut; des cris : A bas les ministres! se font entendre ; une sédition plus forte est annoncée pour le lendemain; le conseil des ministres s'assemble à la Chancellerie, place Vendôme; on m'envoie chercher dans la nuit; on me demande une proclamation pour le lendemain au lever du jour; j'offris de la rédiger sous les yeux des ministres, qui, pressés de se retirer, me dirent qu'ils s'en rapportaient à moi.
Rentré à l'Hôtel de ville, j'y rédige à l'instant même cette proclamation, dans laquelle j'annonce qu'une démarche inop* fortune (je désignais TÂdresse de la Chambre) n'empêcherait pas que la justice n'eût son cours; je qualiûe de lâcheté tonte violence commise sur des accusés. Cette proclamation produit son effet : le premier jour, le Journal des Débats en fait l'éloge; le lendemain, on se ravise, on attaque Texpressîon mopportune. Je m'insurge, dit-on, contre la Chambre. J'offre ma démission à M. Guizot. Dupont (de l'Eure), le général Lafayette déclarent qu'ils me suivront. 11 fallait traverser ia crise du procès pendant devant la Chambre des pairs. On
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reconnaît qu'il n'y a qae des hommes populaires qui peuvent sauver le gouvernement, et Guizot $e retire,
' L'événement est trop rapproché de nous pour que je prisse tout dire ; mais il faut avoir vu avec quelle indignation le général Lafayette accueillit devant moi des ouvertures contraires àses devoirs et qui auraient pu cependant flatter son ambition s'il en avait eu d'autre que celle de préserver notre révolution d'une souillure, pour apprécier toute la noblesse, toute la grandeur de ce caractère. Je sais très-bien qu'on reprochera au général de n'avoir pas fait arrêter celui qui lui faisait ces ouvertures, comme on m'a reproché, à moi, d'avoir averti le gouvernement du danger qu'il couraitt sans dénoncer ceux qui m'avaient révélé ce danger.
Il y a cependant d'autres devoirs dans ce monde que des devoirs de police : un honnête homme peut bien se faire tuer pour défendre le poste qui lui est confié, sans avoir le courage de trahir un ami qui se livre à sa foi.
Dans le récit de M. Pépin, il y a une chose qui m'a frappé : c'est l'importance donnée au service qu'a rendu M. de Montalivet en escortant à cheval les accusés, soit lors de leur arrivée de Vincennes, soit à leur retour. C'est une satisfaction bien innocente que cette petite ovation qu'on se fait décerner dans les salons de la cour ou dans sa petite cote* rie, et personne en vérité n'aurait le courage de troubler cette joie, si, enhardis par notre silence, les agents d'un parti n'avaient été jusqu'à contester au général Lafayette l'influence décisive qu'il a eue sur l'heureux dénoûment de ce procès.
H faut le dire, la garde nationale était an moins partagée sur la conduite qu'il y avait à tenir dans cette circonstance : la très-grande majorité ou du moins la partie énergique et active de cette garde demandait que le san^ versé en juillet fût expié par du sang. Il fallut plus que du courage au général Lafayette pour prendre sous l'égide de son immense popularité les accusés et les juges. Il n'hésita cependant pas; les dispositions qu'il prit furent précises.
Ses exhortations rallièrent la garde nationale. Je l'ai aidé de ma faible influence; je fis paraître une première proclamation dans laquelle je dédaraisque tout citoyen qui tirerait sur ses concitoyens serait considéré comme assoisin; parce que défense était faite de riposter, et, en effet, on refusa des cartouches. Tout eût été perdu si le feu se fût engagé, si le.
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sang eût coulé. Après avoir yisité avec soin le terrain, donné toutes les instructions, le général Lafayette vînt s'installer au Luxembourg, et je vins l'y joindre à travers la foule déjà agglomérée, seul, à pied et en uniforme de préfet. Il était facile de prévoir que le moment de la crise serait celui où le résultat de l'accusation serait connu du public, si ce résultat n'était pas la peine de mort : car c'était alors seule« ment que k sentiment de haine devait faire explosion contre les accusés et les juges; jusque-là, la multitude ne pouvait qu'attendre et les meneurs seuls s'agitaient. C'est, en effet, ce qui arriva : tant que l'arrêt ne fut pas connu, il y eut des cris, des masses se pressant vers le Luxembourg et reculant devant la garde nationale; mais, lorsque le soir l'arrêt fut' connu, il y eut une explosion trôs-^inquiétante. Les batail* Ions serrés de la garde nationale qui remplissaient la cour du palais du Luxembourg se précipitèrent aux portes en poussant des cris de mort. C'en était fait si ce premier mouvement n*étaîtpas comprimé et se répandait au dehors.
Ce fut alors que le général Lafayette alla se placer devant fat porte et apaisa par ta résolution, par ses exhortations, cette effervescence que le faux bruit de la condamnation à mort des aceusés, r^^andn je ne sais à quel dessein quelques moments auparavant, avait augmenta. Dans la journée, nous étions vivement préoccupés an Luxembourg du parti que prendraient les jeunes gens des écoleà. On vint nous avertir qu'ils étaient réunis en grand nombre et délibéraient; que les motions les plus violentes étaient faites sur la place du Panthéon. Nous leur flraes exprimer le désir qu'une dé* putation d'entre eux vint conférer avec nous. Il vint en effet plusieurs jeunes gens trésnexaltés, et la conférence eut lieu en présence de tout Tétat-major de la garde nationale de Paris; -elle fut longue et vive.
Pourquoi, leur disions-nous, vouloir souiller, par lemeur* tre de quatre hommes, une si belle révolution? leur sang est-il donc indispensable à la liberté conquise? etc..
Ils nous répondaient : U ne s'agit pas des accusés, nous n'avons pas plus soif de leur sang que vous, nous les proté* gérions mèmes'irie ùdlait;mais ils'agit d'un gouvernement qui a trahi la révolution. L'occasion de le renverser se pré» sente; nous la saisissons. -* C'est*à-dire, leur répliquions* nous, cfoe vous vonlei préluder à une nouvelle révolution^ par le meurtre de qmtre aecÊtMés; mais cette révolution est-elle
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nécessaire? désespérez-vous déjà de la force de l'opinioD publique, de l'influence de la presse, de l'accord des patriotes dans les Chambres, hors des Chambres? Sauvons le gouvernement de cette crise: nous n'en aurons que plus de titres, plus de moyens pour le forcer ensuite à satisfaire à toutes les conditions de notre révolution. —Oui, nous disaient-ils, 3n a besoin de vous aujourd'hui, on vous subit; demain, et le danger passé, on vous renverra, et la réaction vers le passé s'accomplira.
Cette discussion devenait déjà trop vive et se prolongeait; nous y mtmes un terme, en déclarant que notre parti était pris, et qu'on n'arriverait aux accusés que sur nos cadavreé. Ils parurent se rendre. Et, en effet, les écoles défilèrent bientôt après au milieu du peuple, portant sur les chapeaux pour devise: Ordre puôltc. Cette manifestation, qui mérita à cette jeunesse les remerctments de la Chambre des députés, remerclments qu'elle repoussa trop dédaigneusement, fit la plus heureuse diversion sur les esprits, et contribua beaucoup à assurer l'issue de la journée.
J'avais, à tout événement et pour moyen extrême, réuni à l'Hôtel de ville tous les blessés de JidUet^ qui avaient confiance en moi, parce que je m'étais occupé avec quelque sollicitude de leur sort; sur la demande qu'ils m'avaient faite de leur dire l'objet de leur réunion, je leur avais déclaré que mon intention était, s'il y avait com6a^, de m'avancera leur tête et de nous interposer sans armes entre les combattants. Je ne doute pas que la vue de ces citoyens glorieusement mutilés pour la cause de la révolution n'eût désarmé les plus furieux.
Nous n'avons pas eui Dieu merci, besoin de recourir à ce moyen.
Je n'entends nullement contester le mérite de M. le comte de Montalivet dans ces circonstances; mais on conviendra que si, à sa place, un brigadier de gendarmerie eût chevauché à !a portière de la voiture des ministres, les choses se seraient passées comme elles se sont accomplies.
Quant à l'idée de faire partir les ministres aussitôt après la clôture du débat et avant le prononcé de l'arrêt de la Cour des pairs, elle ne lui appartient pas au moins exclusivement; elleétait venue à tous ceux sur quipesfiiitla responsabilité de l'événement. J'en avais donné le conseil plusieurs fois dans mes conversations avec S. H. et avec sa sœur; et,
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lorsque M. Pssquier vint dans la salle où nous étions nous annoncer que le débat était clos, le général Lafayette, M. de MontaliYetf M. de Sémonville et moi, nous fûmes tous d'avis qu'il ne fallait pas attendre le prononcé de Tarrét pour faire évacuer les accusés.
M. de Montali?et me demanda même si je voulais les accompagner. Je lui fis observer que si ma présence pouvait être utile quelque part, c'était au Luxembourg, pour faire tète à la sédition lorsque Tarrêt viendrait à être connu, et non sur la grande route. Il ninsista pas et monta le cheval d'un brigadier; il avait même oublié Tordre de transfèrement qu'il vint chercher. Telle est la part qui revient à chacun.
Sans le général Lafayette, le procès aurait eu le plus déplorable dénoûment : ce ne sont pas seulement les accusés qui auraient été victimes, leur mort eûi été le signal d'une révolution violente. Si, en juillet et août 1830, le général Laféyette a élevé le trdne, en décembre, il l'a préservé d'une catastrophe inévitable. Cest là une vérité que la camarilla peut bien nier aujourd'hui après l'avoir d'abord emphatiquement proclamée, mais que l'histoire enregistrera.
Cependant ce que les jeunes gens avaient prévu arriva : dès le lendemain du procès, je ne sais quelle intrigue était dirigée contre le général Lafayette pour le déposséder de ses fonctions. Lorsque la proposition en fat faite à la Chambre des députés, nous étions avec le général chez Dupont (de TEure), lui faisant en quelque sorte une violence morale pour l'engager à rester au ministère de la justice, dont il voulait absolument se retirer. Le soir, en apprenant que l'on avait enlevé au général Lafayette le commandement des gardes nationales du royaume, M. Dupont prit la résolution, désormais inébranlable, de se retirer, et le général donna sa démission.
J'avoue que je me permis de blâmer cette double retraite : c'était abandonner le champ à nos adversaires. Dans tout gouvemenent organisé, le pouvoir est un levier immense, et il y a quelque puérilité, lorsqu'on est engagé dans une lutte politique, à en armer ceux qu'on veut combattre. C'est dans ce sens que je parlai au général Lafayette pour le dissuader de donner sa démission ; je lui parlai du pays, de l'intérêt de la liberté, mais non de sa gloire personnelle, comme le suppose M. Pépin.
J'avais ébranlé le général: tout poizvait s'arranger^ maia d'autres déterminations avaient été prises au château. 11 ne fut pas fait de réponse au général : on avait déjà pressenti qu'on pouvait se passer de lui.
Je ne crus pas devoir suivre mes amis, et en cela j'étais conséquent avec moi-même; cependant je voulus avoir une explication avec les ministres, et je l'eus. Je déclarai, ea présence des ministres en conseil chez H. Laflitte, que si je consentais à rester à la préfecture de la Seine, c'est parce que je voyais à la tète du ministère un homme qui professait les mêmes opinions que moi, et que je n'avais pas, maJgré les déviations du gouvernement, perdu l'espoir que sous un tel ministre sa marche ne devint telle que pouvaient le désirer les plus sincères patriotes.
M* de Montalivet dit alors : JIL Barrot ffmUj en restant, compromettre le ministère dans le sens de ses opinions. — Je répondis que telle était précisément mon intention. M. Lafûtte déclara à son tonr que nos opinions étaient les mêmes, et l'explication en resta là.
. Cependant je m'aperçus bientôt que ma position, au moins comme préfet, était fausse. J'avais offert à IL de Montalivet mon concours bien loyal : appartenant comme moi à la jeune génération, libre de tout antécédent, j'espérais qu'il saurait comprendre l'élévation de sa position, et je lui offris sincèrement tous mes efforts. Je n'eus pas le bonheur d'obtenir la confiance du jeune ministre* Ses amis, ses journaux répétaient sans cesse que ma mission politique à l'Hôtel de ville était terminée avec les troubles, que je devais désormais me renfermer dans mes fonctions purement civiles de préfet, et qu'au besoin on saurait bien m'y forcer» J'acceptai volontiers cette nouvelle situation, dans laquelle il y avait certes encore trop à faire pour mes forces et ma capacité. Aussi, lors de l'événement de Saint-Ger» main-l'Auxerrois, M. Baude fut prévenu avant moi : je ne l'appris qu'à la Chambre et lorsque la sédition était déjà flagrante. Je quittai aussitôt la Chambre et me rendis sur les lieux, où je trouvai seulement quelques gardes na* lionaux réunis. Je courus à l'Hôtel de ville, et pris sur moi d'écrire aux maires des arrondissements menacés , de diriger la garde nationale sur les églises pour les protéger.
Le soir, je fus, accompagné de mon secrétaire, M. Millot,
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4 Varduvichi; j'y trouvai M. le bATon de Scfaoaen avec sa légion ; je lui fis porter des vivres, des matelas pour passer la nuit, et l'avertis qu'il pourrait bien être attaqué le lendemaiii. De là je parcourus la ville, visitai les postes, particulièrement eslui du Châtelet, qui avait été attaqué, et enfin je me rendis au Palais-Royal, où les ministres étaient assemblés; j'y rendis compte de ce que j'avais vu et fait, et dédarai que je me mettais à la disposition du conseil et attendrais ses ordres* Voilà ce que M. Pépin appelle de Ywactûm ! et cependant, pendant les trois jours que la sédi* tion a daré, je n'ai pas reçu un ordre, pas une instruction du ministère de l'intérieur; je n'ai pas été appelé une fois au ministère, où les maires étaient pour ainsi dire en permanence : il m'était permis d'éprouver après cela quelque éton« nement, lorsque H. le procureur général Persil, qui était tranquillement resté cbez lui, vînt me reprocher à la tribune de n'avoir pas arrêté Vémeute, moi simple édile, ne pouvant requérir un seul gendarme ni signer un seul mandat, et laissé complètement A. l'écart par l'autorité supé^ rieure.
Je dus rendre compte des faits à la Chambre des députés, et c'est à la suite de cette discussion que M. de Monta! ivet observa que la susceptibilité de haut en bas était plus naturelle que celle de bas en haut. Je n'y tins plus, et je lui jetai à la tête et du haut de la tribune ma démission^ qu'on s'empressa de ramasser : car j'imagine que la petite 9céne parlementaire n'avait été arrange que pour en venir là.
M. Pépin a rapporté que j'avais approuvé la descente de la trous de TégUse SaM'Germain-l'Axtxerrois; le fait cité est complètement fausf. Je n'ai jamais approuvé ni improuvé la conduite du maire dans cette circonstance. M. Pépin pourra consulter les cartons du ministère : il y trouvera mon rapport et il y verra avec surprise comme on écrit l'histoire.
Je sais que M. de Montalivet, je ne me souviens plus dans qudle circonstance, a commis cette erreur, que j'ai négligé de démentir, fatigué que je suis de donner des démentis à tout propos et dans un intérêt personnel. Bien loin d'approuver les violences du 43 février, je voulais opposer à ces violences une manifestation éclatante, surtout pour la pro* vince comme pour les étrangers.
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Le clergé de Notre-Dame voulait dire sa messe au milieu des ruines et portes closes : j'ordonuai que la messe fût celébrée portes ouvertes, et je m'y reudis en grand uniforme; et, en sortant de Téglise, trouvant des groupes assemblés, je leur fis sentir par une allocution combien il était stupide de se livrer à des dévastations qu'il fallait ensuite réparer avec l'argent pris dans la bourse du peuple.
Telle a été ma conduite dans cette circonstance. Je ne crois avoir mérité aucun reproche d'inaction ou d'indulgence pour la sédition.
A la suite de cet événement, M. Odilon Barrot reçut de Mgr Tarchevèque de Paris la lettre ci-jointe, qui montre comment sa conduite était jugée par le prélat même dont rhabitation avait été dévastée.
Paris, te 30 lepteobre 1830.
MoKSuua LB Préfet,
J'ai appris dans le lieu de ma retraite, que l'on m'invite à garder strictement, l'intérêt que vous avez mis à visiter l'archevêché, et les ordres que vous avez donnés pour que l'on commence à faire disparaître les traces de l'horrible dé* vastation que vous avez vue de vos propres yeux. Veuillez en recevoir tous mes remerclments.
11 est possible qu'effrayé de l'état où l'on a mis ce bâtiment et des dépenses qui seront jugées nécessaires pour les réparations, on ramène devant vous une idée que je voudrais essayer de combattre d'avance: celle d'abattre l'archevêché, pour le reconstruire sur un nouveau plan et d'une manière plus solide. Cette pensée, qu'on oserait à peine essayer de réaliser dans les plus beaux jours de prospérité, doit, ce me semble, être rigoureusement écartée dans le moment présent : les motifs en sont si palpables, qu'il n'est pas nécessaire de les déduire. Je vous demande donc, Monsieur le Préfet , d'anéantir jusqu'à l'espérance de ce projet , afln qu'une fois perdue, les personnes chargées de la réparation s'occupent avec toute la promptitude possible d'une œuvre
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si juste et si nécessaire. Je tous ea aurai une Téritable obHgation.
Veuillez agréer l'assurance de la haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être, Monsiei\r le Préfet, votre très-humble et très^béissant serviteur.
Signé : f Htacinthb,
AreheTéque de Parla»